Ambassade d'Islande - Paris, France

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Bulletin mensuel

Bulletin Mensuel: Janvier 2005

I POLITIQUE INTÉRIEURE



1) RÉFORME DE LA CONSTITUTION
La réforme de la Constitution (voir notre numéro de décembre) dont le gouvernement a lancé l'initiative, compte tenu de la grave crise institutionnelle de l'été 2004 (le Président de la République ayant fait un usage, légal mais contraire à une tradition bien ancrée, de son droit de veto), commence à susciter commentaires et polémiques dans les milieux politiques et les médias. Le Premier ministre Halldor Asgrimsson déclare vouloir y associer le plus grand nombre d'Islandais et arriver, pour la fin de la législature (2007) à un résultat aussi « consensuel » que possible. Les principaux problèmes sont, selon lui, de définir plus précisément les pouvoirs (et leurs limites) des organes principaux de l'État : Président, Gouvernement et Parlement. Et aussi de clarifier les relations entre ces diverses autorités. De même, il serait indispensable de se pencher sur les conditions et le rôle exact du référendum. Pour Halldor, tout cela suppose que l'on s'élève au-dessus des querelles politiciennes et des clivages partisans.
De son côté, le chef du Parti de l'Indépendance (et Ministre des affaires étrangères), David Oddsson souligne l'absolue nécessité de la révision, en raison de l'imprécision de certains passages de la Constitution, comme il est apparu en juin-juillet 2004.
L'opposition sociale-démocrate conteste le début d' « ordre du jour » suggéré par le chef du Gouvernement et veut aller plus loin? Belles discussions en perspective.


2) SONDAGES
D'après des sondages effectués en décembre 2004, le gouvernement avait le soutien de 48 % des citoyens (55 % en mars 2004, 38 % en juillet).
S'agissant des partis, les deux partis de la coalition au pouvoir -le Parti de l'Indépendance et le Parti du Progrès (dirigé par le Premier Ministre) - recueilleraient actuellement 35 % et 12-13 % des intentions de vote. L'opposition sociale-démocrate dépasserait les 30 %, et la Gauche Verte les 19 %.
Le petit parti Libéral (dissidence du PI) stagnerait autour de 4 %.
Les commentateurs soulignent que l'actuelle majorité gouvernementale est légèrement minoritaire dans l'opinion ; que le Parti du Progrès ne semble pas tirer avantage de la présence de son Président à la tête du cabinet et que certains de ses électeurs de 2003 (élections législatives : 17,7 %) paraissent attirés par l'opposition. Mais bien des choses peuvent survenir d'ici le prochain scrutin en 2007. En Islande (comme dans nombre de démocraties occidentales), par ailleurs, une partie de la population est politiquement beaucoup plus « versatile » que dans le passé, et les gouvernements sont fréquemment issus de coalitions plus ou moins hétérogènes et d'alliances « à géométrie variable ». Impossible de prévoir ce qui se passera dans plus de deux ans? À suivre


3) Discours de David Oddsson (31/12/2004)
Le 31 décembre 2004, pour la nouvelle année, le Ministre des Affaires étrangères, David Oddsson a présenté une allocution aux Islandais, publiée également dans le quotidien Morgunbladid.
Ce texte va bien au-delà des traditionnels v?ux de bonne année. En effet par sa tonalité, l'étendue des thèmes abordés, et les formules utilisées, ce pourrait être un « discours de Premier ministre en fonctions » (en même temps que de chef de parti, puisque David, à plusieurs reprises, mentionne son Parti de l'Indépendance de manière élogieuse).
M. Oddsson, bien entendu, fait le point sur les grands problèmes de la politique internationale, se félicitant, en restant prudent, des perspectives offertes par l'évolution récente en Palestine (où, selon lui, Yasser Arafat a longtemps été un obstacle à la négociation) et par les élections en Irak. Il évoque avec un optimisme raisonné les relations islando-américaines et la question de la défense de l'île. Il espère de nouveaux progrès dans la lutte internationale contre le terrorisme. Il annonce un geste non négligeable de Reykjavik en faveur des victimes de la catastrophe naturelle en Asie.
Mais surtout, il consacre un long développement à la conjoncture et à la politique économiques, et aux perspectives favorables dans ce domaine (croissance à venir). Les moyens mis en ?uvre par les autorités (libéralisation, concurrence, aide aux investissements, baisses d'impôts?) sont, en large partie, inspirés par le programme du Parti de l'indépendance ; et ont été largement renforcés grâce à ce dernier, depuis l'arrivée de David Comme Premier ministre en 1991 : préalablement la situation était des plus précaires, et l'initiative individuelle des citoyens et acteurs économiques, souvent entravée.
Comme exemple de ce qu'il ne faut pas faire, David stigmatise la mauvaise gestion (notamment financière et fiscale : les impôts locaux grimpent) de la capitale, Reykjavik, dirigée par la gauche depuis 1994. Elle devrait se retirer, conclut-il.
Divers commentateurs voient dans ces déclarations une sorte de grande rentrée politique de l'homme, qui fut pendant près de 14 ans un Premier ministre fort et déterminé, et après les péripéties de 2004 (graves accidents de santé, conflit avec le Président de la République, remplacement programmé au poste de Chef du gouvernement par son allié Halldor Asgrimsson, Président du Parti du progrès), n'a pas dit son dernier mot pour l'avenir (il serait à nouveau « Premier ministrable » en 2007) et continue à jouer un rôle plus qu'important dans la vie publique islandaise.
NDLR : Certains « mauvais esprits » font mine de s'interroger sur la manière dont Halldor a accueilli les propos de son Ministre des affaires étrangères?


4) REMOUS AU PARTI DU PROGRÈS
La presse d'opposition de gauche, croyant les sentir « vulnérables », fait du parti du Progrès et de son président, le Premier ministre, la cible de nombreuses attaques ou insinuations, en janvier. On tente d'opposer Halldor Asgrimsson à son très actif ministre des affaires étrangères David Oddsson et au Parti de l'Indépendance. On fait état d'une révolte latente contre Halldor chez certains cadres du parti, ou de rivalités personnelles complexes. La perspective de la Convention nationale, qui se réunira fin février et élira les dirigeants de la formation, alimente les rumeurs en ce qui concerne les candidatures à la vice-Présidence : le titulaire actuel, le ministre de l'Agriculture Gudni Agustsson, aura-t-il des concurrents et cette perspective expliquerait-elle ses récentes déclarations un peu confuses sur la politique irakienne de l'Islande, ainsi que sur la coalition actuelle entre son parti t le parti de l'Indépendance ? À suivre.

II POLITIQUE EXTÉRIEURE

1) TOUJOURS L'IRAK
Alors qu'un sondage faisait apparaître que 84 % des Islandais souhaiteraient que l'Islande -comme l'Espagne- sorte de la « coalition » dirigée par les Etats-Unis en Irak (2 % sans opinion ; 14 % pour l'appartenance à cette coalition), le gouvernement et l'opposition ont continué à polémiquer sur ce thème. Pour l' « Alliance » sociale-démocrate et surtout pour l'extrême-gauche, il faut vite quitter ce « marécage pestilentiel » (selon les termes de Steingrimur Sigfusson, le combatif leader de la « Gauche Verte »). Tel n'est pas l'avis de David Oddsson, le chef de la diplomatie islandaise, et du Premier ministre. Pour ce dernier, les opposants biaisent volontairement la question. Il ne s'agit pas de discuter éternellement sur les origines du conflit irakien et sur le choix initial du gouvernement de Reykjavik, questions totalement dépassées ; mais de savoir si l'île, comme de très nombreux pays, approuve la Résolution 1 546 du Conseil de Sécurité de l'ONU et participe à la reconstruction pacifique de l'Irak, lors d'un tournant décisif de l'histoire de la région.


2) LA BASE DE KEFLAVIK (suite)
Dans son discours de Nouvel An, David Oddsson rappelle qu'il fonde des espoirs raisonnables mais prudents sur l'avenir de la collaboration avec Washington en matière de défense. Il a eu, en 2004, des entretiens positifs avec George Bush et Colin Powell. Mais l'Islande devra certainement participer de manière accrue aux coûts de la base de Keflavik. L'année 2005 sera décisive.


3) L'ISLANDE ET L'UNION EUROPÉENNE
David Oddsson a récemment remarqué que les élargissements récents, en cours et futurs (Ukraine ?, Turquie ?) de l'Union allaient sans doute entraîner un changement profond dans la nature et le fonctionnement de cette organisation. Elle cessera progressivement d'être une construction supranationale centralisée, pour s'apparenter à une vaste zone de libre-échange. Dans ces conditions, les relations entre Reykjavik et l'ensemble européen pourraient évoluer et une adhésion ne serait plus alors exclue.


4) AIDE ISLANDAISE AUX VICTIMES DU TSUNAMI
Selon des informations fournies par le Ministère des Affaires étrangères, le 10 janvier, les Islandais ont réagi vite et massivement au tsunami et aux dégâts inimaginables provoqués dans les pays asiatiques concernés.
Les pouvoirs publics ont consenti un effort global de 150 millions de couronnes (soit 2,5 millions de US$). Les particuliers et entreprises ont apporté plus de 110 millions de dons divers (eau, médicaments, etc.).
La mobilisation se poursuit.


5) AIDE AU DÉVELOPPEMENT DES PETITES ÎLES
L'Ambassadeur islandais auprès des Nations Unies a précisé récemment, lors d'une conférence internationale, que dans le cadre de l'accroissement de son aide aux pays pauvres (voir Bulletin de décembre 2004), Reykjavik créerait un fonds spécial pour le développement des petites îles, avec un accent particulier concernant les projets dans les domaines des pêcheries et des énergies renouvelables.

III ÉCONOMIE


1) Nouvelle étude du Ministère des Finances sur l'état de l'économie nationale et les perspectives pour 2005 et 2006
Le Ministère des Finances vient de publier sur son site Internet en anglais (http://eng.fjarmalaraduneyti.is/) une importante étude d'une quarantaine de pages -avec de nombreux tableaux statistiques- sur l'état de l'économie nationale et les perspectives pour 2005 et 2006 (et même des prolongements jusqu'en 2010). Nous en reparlerons.

D'ores et déjà, nous signalons quelques chiffres importants. La croissance aurait été en 2004 de 5,8 % (on anticipait 4,5 % seulement en mai dernier) et le Ministère envisage 5,5 % en 2005 et 4,7 % en 2006. Le moteur de cette évolution est à rechercher dans l'extension de l'usine d'aluminium de l'Ouest (Nordural) et dans les constructions de centrales électriques, dans l'Est notamment. La politique budgétaire -malgré les allègements d'impôts- devra être empreinte d'une grande rigueur et comporter une baisse substantielle des dépenses publiques, et il appartiendra à la Banque Centrale d'accroître les taux d'intérêt. Dans ces conditions les pressions inflationnistes pourront être contenues (3,2 % en 2005, 3,5 % en 2006). Le chômage passera de 2,8 % en 2005 à 2 % en 2006.

1) Pêche : les résultats pour 2004
Selon l'Office islandais des Statistiques, les pêcheries islandaises ont capturé en 2004 un volume de poissons nettement inférieur aux résultats de 2003 : 1 723 512 tonnes contre 1 979 657.
Cette différence est largement imputable aux prises médiocres de poissons pélagiques (capelan, hareng, etc.)
En ce qui concerne les poissons de fond, la situation a été généralement meilleure en 2004 qu'en 2003 : 491 183 tonnes de poissons « démersaux » contre 464 794, et 30 844 de « poissons plats » contre 36 573.
Parmi ces espèces démersales, la situation a marqué des progrès pour le cabillaud (226 595 tonnes contre 206 297), l'églefin (84 390 t. contre 60 343), et le colin (ou lieu) noir (62 874 contre 51 941), mais non pour le sébaste (en baisse, de 62 781 tonnes à 47 568). Les espèces démersales (et d'abord le cabillaud) sont celles qui sont le plus valorisées sur les marchés mondiaux.
Pour les poissons pélagiques, la régression des captures a été sensible : 224 524 tonnes de hareng en 2004 contre 250 093 en 2003 ; et surtout 680 291 tonnes de capelan en 2003 et 524 441 en 2004. Les conditions environnementales ont été déterminantes.
N.D.L.R. : Selon les dernières estimations scientifiques fournies par la campagne de recherches du navire Arni Fridriksson, les stocks de capelan sont plus importants qu'on ne le croyait jusqu'ici. Les quotas de pêche vont donc probablement être accrus, comme le propose l'Institut de Recherches marines (quotas totaux : 985 000 tonnes dont 780 000 pour les navires islandais).


3) Investissements étrangers dans les pêcheries
Mme Valgerdur Sverrisdottir, Ministre de l'Industrie et du Commerce a récemment évoqué dans un quotidien la possibilité pour des capitaux étrangers d'effectuer des investissements dans des sociétés islandaises de pêche (lesquelles font des investissements non négligeables à l'étranger). Le problème a beaucoup évolué dans les dernières années : les pêcheries islandaises, très compétitives, ne jugent plus la question taboue. Même si aucune décision n'est à prendre dans l'immédiat, la question mérite examen et discussion.

4) Télécommunications
Le gouvernement envisage de privatiser prochainement la Compagnie nationale de télécommunications, Landsiminn (une tentative, en 2001-2002, s'était soldée par un échec, vu l'état du marché). La procédure est en cours. L'opérateur danois TDC serait, selon certaines informations, parmi les acquéreurs potentiels. À suivre.

5) L'Autorité de Surveillance Financière
Le 11 janvier, Mme Valgerdur Sverrisdottir, Ministre de l'Industrie et du Commerce a prononcé quelques remarques introductives lors du séminaire organisé par la « Financial Supervisory Authority » (Autorité de Surveillance Financière).
Elle s'est félicitée des progrès remarquables enregistrés dans divers secteurs (notamment les services) par les entreprises islandaises, banques comprises ;notamment avec leurs acquisitions à l'étranger (Royaume-Uni, Danemark, etc). La libéralisation de l'économie, entreprise depuis 10 ans dans le cadre de l'Espace Économique Européen, les privatisations spécialement dans le secteur financier et bancaire, le dynamisme des firmes, expliquent ces succès.
Mais la liberté ne va pas sans exercice du sens de la responsabilité. Le marché doit observer des « règles du jeu », et ce cadre est sans cesse à améliorer. Le Ministère de l'Industrie et du Commerce prend des initiatives en ce sens. Un projet de loi devrait prochainement être voté afin de lutter contre de possibles abus sur les marchés de valeurs, en matière d'acquisitions, etc. Le bon fonctionnement du marché ne va pas sans une certaine amélioration de la Surveillance Financière.

6) La construction de logements : de quelques effets néfastes
Selon le Ministère des Finances, la construction massive de logements à Reykjavik et dans les alentours est à l'origine d'une hausse substantielle de leur prix, ayant avoisiné 25 % en 2004. Elle a entraîné également l'emploi d'environ 1 000 travailleurs immigrés (clandestins), provenant surtout des États baltes et payés très en dessous des salaires minimaux islandais.


7) Immigration (clandestine) sur le barrage de l'Est
La Compagnie italienne de travaux publics Impregilo, qui sous-traite la construction du barrage hydro-électrique devant alimenter la grande usine d'aluminium de l'Est (Alcoa), sous-paierait, selon les syndicats, les ouvriers Chinois auxquels elle a recours. Le Ministère des Affaires sociales enquête et, dans l'attente de ses conclusions, l'arrivée de nouveaux Chinois (ou Pakistanais) est interdite.

8) Quelques indications fournies par les déclarations d'impôts
Pour le Ministère des Finances (13/1/2005), les déclarations d'impôts remplies par les Islandais de plus de 16 ans font apparaître les catégories suivantes de « déclarants », sur un total de 230 000 personnes ainsi recensées :
- 96 000 personnes vivant seules (souvent jeunes, mais 55 000 de 25 ans et plus) :
- 30 000 couples sans enfants ;
- 12 000 couples avec 1 enfant ;
- environ 12 000 couples avec 2 enfants ;
- 6 700 familles monoparentales avec 1 enfant ;
- 5 100 familles monoparentales avec 2 enfants ;
- 4 600 couples avec 3 enfants ;
- 2 300 familles monoparentales avec 3 enfants ;
- 800 familles monoparentales et environ autant de couples avec 4 enfants et plus.

9) La dette extérieure du Trésor public
Selon la Lettre du Ministère des Finances en date du 13 janvier, la dette extérieure du Trésor public s'élevait, fin 2004, à 141 milliards de couronnes, dont 128 milliards étaient le résultat d'emprunts à long terme (27 milliards de ces emprunts viennent à échéance en 2005.). Le Ministère a prévu, pour 2005, des remboursements nets de 5 milliards.
La composition -par devises- de cette dette étrangère a varié au cours des dernières années, la proportion de la dette en euros s'accroissant pour atteindre 50 % environ fin 2004 (contre 27 % en dollars, 11 % en livres, 8 % en yen et 4 % en francs suisses).
La dette est à 44 % générée par des emprunts à taux fixes.
Le crédit du pays sur les marchés mondiaux est noté par les agences internationales de notation de manière très satisfaisante.

10) La force de travail en Islande en 2005
Le Ministère des Finances a rendu publiques ses prévisions concernant la force de travail en Islande en 2005 (population active occupée et au chômage). Elle croîtra de 2,4 % par rapport à 2004 ; les raisons de cette progression sont d'une part l'augmentation du nombre de personnes en âge de travailler, et l'afflux d'étrangers venant chercher du travail sur les grands projets industriels de l'Est.

BRÈVES


* Au 1er décembre 2004, selon l'Office islandais des Statistiques, la population du pays était évaluée à 293 291 personnes, soit un accroissement de 0,96 % par rapport à l'année d'avant (290 490 âmes). Cette augmentation est supérieure à celle des deux années antérieures, mais n'atteint pas le pourcentage moyen de la dernière décennie (1,03 %).
* La Cour de District de Reykjavik a récemment annulé une décision de la Ministre de l'Environnement d'avril 2003, dispensant la société Alcoa d'études environnementales d'impact complémentaires concernant la grande usine d'aluminium de 322 000 tonnes, projetée à Reydarfjördur (Est de l'île). Motifs : il faut réduire davantage les risques de pollution de l'air.
Alcoa et le Ministère de l'Environnement font appel de ce jugement de la Cour devant la Cour Suprême.
2) Selon les « News from Iceland », une compagnie brésilienne, qui produit du fer au manganèse (en Norvège et en France) envisagerait une installation de ce genre à Helguvik (péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de la capitale).



RELATIONS FRANCO-ISLANDAISES


La Chambre de commerce franco-islandaise participera à une conférence-débat sur la compétitivité nordique à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, le 8 février 2005

Depuis quelques années, les économies des pays nordiques figurent régulièrement en tête des palmarès internationaux dans les études sur les ressorts de la compétitivité, à la fois macro et microéconomique. Ainsi, le rapport 2004 du World Economic Forum (WEF) de Davos classe la Finlande, la Suède, le Danemark, la Norvège et l'Islande dans le peloton des dix pays les plus performants de la planète en termes de "compétitivité croissance", c'est-à-dire de potentiel d'expansion à moyen et long termes

Parmi les spécialistes de chaque pays nordique, participera M. Pétur Einarsson d'Íslandsbanki à Londres. Son intervention est intitulée "L'Islande : fort pouvoir d'achat et grands projets énergie-aluminium".

La conférence -débat aura lieu à la Chambre de commerce et d'industrie de Paris, 27, avenue Friedland, 75008 Paris. De 16h00 à 19h00.

Pour toute information complémentaire téléphoner à la CCIP, au 01 55 65 35 16.
e-mail (fdaguze@ccip.fr).



BIBLIOGRAPHIE



« ISLANDE, TERRE D'EXPÉRIENCE », numéro spécial de la Revue « Découverte »
La Revue « Découverte », revue périodique (10 numéros par an) du Palais de la Découverte, a publié récemment, à l'occasion de l'exposition scientifique qui s'y est tenue du 27 septembre 2004 au 5 janvier 2005 dans le cadre de la « Quinzaine Culturelle » islandaise en France, un numéro spécial (une centaine de pages), consacré à l'Île.
Nous extrayons de l'introduction à cette publication, rédigée par Monica Rotaru, Responsable du Département des sciences de la Terre au Palais, les lignes suivantes : « L'Islande possède tous les atouts pour tenter? (certaines) transformations (NDLR : il s'agit de l'expérimentation de l'hydrogène comme source d'énergie) : potentiels terrestres, physiques et scientifiques). Pour la population, la connaissance des sciences s'intègre dans la culture générale, et les chercheurs islandais fleurissent dans tous les domaines. À côté des recherches en énergie, des laboratoires biologiques surveillent la faune marine et son environnement face à la pêche ou étudient la génétique pour découvrir des remèdes à nos maux. Par ailleurs, l'Islande se trouve dans une situation qui intéresse tout particulièrement les géologues du monde : elle est née de la séparation de deux plaques d'écorce terrestre qui continuent à s'éloigner l'une de l'autre?.(Cette déchirure) engendre en surface des séismes et des éruptions volcaniques à analyser pour la protection locale et pour notre connaissance de la Terre?L'Islande est continuellement observée par un réseau de satellites pour détecter les signes d'un réveil? .
Les articles de la Revue, entièrement écrits et conçus par des auteurs islandais, vous proposent de survoler le pays, comprendre sa situation tectonique, plonger dans ses eaux poissonneuses, vous familiariser avec l'hydrogène, comprendre comment les généticiens profitent des avantages que présente cette population isolée.
Principaux articles de la brochure :
1) « Les déformations de l'île vues par inférométrie radar satellite » ;

2 « Pêcheurs d'Islande » ;
3 « Utilisation de l'énergie » ;
4 « L'île de Jules Verne » (étude sur l'hydrogène) ;
5 « La génétique pour guérir »
Pour plus de renseignements, voir le site Internet du Palais : www.plais-decouverte.fr  
Ou tél : 01 56 43 20 21

« ISLANDE, TERRE VIVANTE », numéro spécial (en langue française) de l' « Iceland Review »
La célèbre « Iceland Review » est une publication trimestrielle en anglais sur la vie sociale islandaise, culturelle, artistique, sportive, économique, touristique?, etc, présentant les multiples facettes de l'Île au monde et spécialement à ceux qui, y ayant fait un voyage, veulent en savoir plus, à ceux qui rêvent de s'y rendre et à tous les « amoureux » de l'Islande.
C'est encore la « Quinzaine Culturelle » de l'automne 2004 qui lui a fourni l'occasion d'éditer un numéro spécial en français. Comme c'est de règle avec la Revue depuis 22 ans, il resplendit des magnifiques photos en couleurs de Pall Stefansson, un « grand » parmi les plus grands dans la profession (et pas seulement en Islande).
Le Sommaire de ce numéro est spécialement riche. Signalons les titres de quelques articles (liste non exhaustive) :
- « Une superstar subversive » (entretien avec la chanteuse Björk) ;
- « Le dernier lauréat » (gros plan sur Halldor Laxness) ;
- « Légendes urbaines » (incursion dans l'underground créatif de Reykjavik) ;
- « De la chaleur dans un climat froid » (l'eau géothermale) ;
- « Il crée son propre univers (le cinéaste Dagur Kari, auteur de Noi Albinoi) ;
- « Iceland Airwaves » (festival annuel de rock) ;
- « L'illusionniste » (Olafur Eliasson : le plus grand artiste -« art contemporain »- à l'étranger après Björk) ;
- « Islande-France, une rencontre » ;
- « Le sixième sens » (Elfes, fantômes et êtres surnaturels en Islande).
À ces articles s'ajoute un supplément substantiel sur la « Quinzaine Culturelle » et l'exposition scientifique du Grand Palais de la fin 2004.
Pour plus de renseignements, adresse électronique de la Revue : icelandreview@icelandreview.com
Tel : (354) 512 7575

« ISLANDE, PROSPÈRE PAR L'EAU ET PAR LE FEU », dossier-enquête du numéro 1686 du MOCI (« l'hebdo du Commerce International)
L'Islande n'est pas seulement un paradis pour les touristes ne voulant pas « bronzer idiots », pour les artistes et bobos (ou simples étudiants) branchés ou pour les adeptes de la grande aventure sportive.
Elle pourrait également offrir aux hommes d'affaires des deux pays une opportunité de monter des opérations profitables : c'est ce que prouve le dossier-enquête réalisé par J.F. TOURNOUD pour le MOCI, l'hebdomadaire du commerce international, édité par l'Agence française pour le développement international des entreprises.
Ce dossier comporte des informations synthétiques sur l'économie de l'Islande (et ses piliers : pêcheries, énergie, aluminium) et ses relations avec le reste du monde, notamment l'Union Européenne. Et aussi des articles sur les rapports économiques franco-islandais, avec des entretiens avec Maître Emmanuel Jacques, avocat spécialisé et Président de la Chambre de Commerce Franco-Islandaise, et Philippe Chalon, Directeur de cette Chambre, très active à Reykjavik.
Alors que « les Islandais investissent l'Hexagone » et qu'après le poisson sous toutes ses formes, leurs centres d'intérêt en France se diversifient, l'île, malgré sa faible population (290 000 habitants) doit retenir l'attention des entreprises françaises. Pour citer Ph. Chalon, cette population a un fort pouvoir d'achat (plus élevé que celui des Français), tandis que les Islandais sont pragmatiques, réactifs, très accessibles, respectueux de la parole donnée et solvables?

Prix du MOCI : 10 euros le numéro.
Site Internet : www.lemoci.com




 

 

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