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Bulletin mensuel

L’ACTUALITÉ ISLANDAISE EN NOVEMBRE 2005

POLITIQUE INTÉRIEURE

1) Le parti de l’Indépendance en ordre de bataille pour les municipales de Reykjavik

Au début de novembre, le Parti de l’Indépendance a organisé, selon sa tradition, les « élections primaires » qui sélectionnent les candidats présentés par la formation aux « municipales » de la capitale, au printemps 2006. Ces primaires ont donné naissance à une liste rassemblant, dans un esprit unitaire, des représentants des diverses « sensibilités » au sein du parti, sous la houlette d’un élu municipal sortant et de large notoriété, Vilhjálmur <THORN>. Vilhjálmsson, candidat dès lors au poste de « maire ». Sur 20 978 électeurs inscrits, 12 453 ont pris part au vote, et il y a eu 11 920 suffrages valides. Vilhjálmur obtint 53,9 % de ces derniers.

 D’assez nombreux sondages, se fondant sur l’opinion présente des Reykjavikois, donnent le parti nettement vainqueur à Reykjavik, à la fois en raison de l’actuelle hausse de sa popularité sur le plan national (son nouveau chef, Geir Haarde serait le plus apprécié des politiciens islandais, à l’opposé du Premier ministre), mais aussi compte tenu de la division de ses adversaires. On prévoit également un effondrement du Parti du progrès et de Libéraux, qui perdraient alors leur représentation.

Mais il reste encore un semestre à venir avant le scrutin municipal.

 
Rappel historique

Après avoir été longtemps un des plus solides bastions du Parti de l’Indépendance (l’ancien Premier ministre David Oddsson, notamment, y régna sans partage jusqu’en 1994), la municipalité de la capitale avait été emportée de haute lutte en 1994 par une coalition très large -la « liste R » -, associant l’ensemble des formations de gauche et du centre (y compris le Parti du Progrès, centriste, et qui, depuis 1995, est associé au Parti de l’Indépendance au sein des gouvernements successifs), et conduite par la dynamique Ingibjörg Solrun Gisladottir. Cette dernière, alors « féministe », a, depuis, rejoint les rangs de l’ « Alliance » sociale-démocrate (elle en a, en mai dernier, été élue à la présidence), et renoncé à sa charge municipale pour se préparer à une candidature nationale (au poste de Premier ministre?). La coalition « R » en question a par ailleurs été réélue en 1998 et en 2002, mais des querelles internes sont apparues ultérieurement, opposant les diverses tendances la constituant : problèmes de fond et questions de personnes se sont entremêlés.

Les élections locales de 2006 promettent d’être chaudement disputées. La droite entend bien « reconquérir » la capitale et joue sur l’usure présumée de l’équipe en place, certaines difficultés financières qui s’aggraveraient, et, évidemment, sur les divisions de l’actuelle majorité municipale.

En août, en effet, les adhérents et sympathisants locaux de la « Gauche Verte », la formation la plus « à gauche » de l’échiquier islandais, se sont prononcés pour la constitution d’une liste autonome, se séparant ainsi de leurs anciens alliés de la « liste R » : l’ « Alliance » sociale-démocrate et les centristes du Parti du progrès. Quelques voix ont néanmoins condamné une telle stratégie, qui indirectement ferait le jeu des Conservateurs.

Actuellement, il semble pratiquement acquis que les cinq formations politiques du pays -Gauche Verte, « Alliance », Parti du Progrès, Parti de l’indépendance et Libéraux (droite « populiste »)- participeront, chacune sous sa bannière propre, à la compétition, ce qui favorisera une dispersion accentuée des suffrages  et pourrait soit favoriser la droite -unie, elle- soit gêner la constitution, au lendemain du scrutin, d’une majorité municipale? À suivre.

2) L’ « Alliance » sociale-démocrate veut gagner les électeurs du « centre »

Alors qu’elle est courtisée par l’extrême gauche (pour un futur gouvernement d’ « union des gauches »), l’Alliance ne cache pas qu’elle entend, lors des élections législatives de 2007, récupérer les électeurs du centre. Sa présidente Ingibjörg Solrun Gisladottir a lancé récemment un appel à ces électeurs, souvent déçus par l’actuelle politique « ultra-libérale » du gouvernement, qui creuse les inégalités. Elle mise sur une dislocation du parti du Premier ministre (le Parti du progrès), « maillon faible de l’actuel cabinet. Elle a dénoncé pêle-mêle le déficit-record de la balance commerciale, l’endettement excessif des ménages et de nombreuses entreprises, la baisse de la qualité de l’éducation.

3) Ingibjörg Solrun Gisladottir et la pêche

Dans un exposé devant un public d’armateurs, le chef de l’ « Alliance » sociale-démocrate, Ingibjörg Solrun Gisladottir, a indiqué que son parti était en faveur d’un grand forum mettant en présence tous les acteurs intéressés du monde des pêcheries (armateurs, industriels de la transformation, syndicats, hommes politiques, économistes, scientifiques) et qui débattrait des problèmes suivants : 1) à qui appartiennent les « stocks de poissons ? ; s’agit-il d’une « ressource commune » dont la mise en valeur doit profiter à l’ensemble de la nation ; ou sont-ils la propriété (privée) de ceux qui exploitent la ressource ? ; 2) comment doivent être, dans la pratique, exploités lesdits stocks ; et au profit de qui ?

Ces problèmes ont spécialement au cours des années 1970-1995, donné lieu à de vives polémiques : les Sociaux-Démocrates d’alors se distinguant par des positions en flèche en faveur du principe de la « ressource commune » et d’une forte taxation par l’État des exploitants privés, sous des formes diverses. Les querelles se sont apaisées depuis lors, à la faveur notamment de réformes gouvernementales et de charges diverses imposées aux acteurs privés des pêcheries. Mais Ingibjörg Solrun, sans ressusciter des querelles dépassées, entend, au nom de sa formation, promouvoir un débat de « réconciliation » permettant d’inscrire dans la Constitution et la législation courante quelques grands principes, objet d’un consensus très large et fruit de concessions réciproques de la part des intérêts divergents.

Est-ce là un thème porteur pour les futures élections législatives ? Ou un signe de « bonne volonté » vis-à-vis d’un monde de la pêche (armateurs, propriétaires des usines, exportateurs), largement acquis à l’actuelle majorité gouvernementale, et courtisé par elle, et qu’il s’agirait de « rassurer » ?

4) Le parti du Centre a-t-il échoué ?

Lors du récent Comité Central du Parti du progrès, qu’il préside, le Premier ministre Halldor Asgrimsson a relativisé les sondages médiocres dont sa formation fait présentement l’objet (9,9 % en novembre, contre 38,7 % pour le Parti de l’Indépendance, 29,4 % pour les sociaux-démocrates, 18,2 % pour la « Gauche Verte » -extrême gauche-, et 3,4 % pour les libéraux) : « La politique menée est bonne, mais le Parti ne met pas suffisamment en valeur ses objectifs et ses succès ». Il a insisté sur le niveau exceptionnellement bas du chômage, l’arrêt de la hausse de la couronne, et de celle des taux des prêts immobiliers, le bon déroulement des négociations salariales. Il ne voit pas, d’ailleurs, pourquoi, face à ces faits positifs, la Banque Centrale devrait dans un proche avenir augmenter ses taux d’intérêt.

Peu après, David Oddsson, maintenant Gouverneur de la Banque Centrale, se félicitant lui-même des premiers résultats obtenus dans la lutte contre les tensions inflationnistes, estime qu’ils auront à être confirmés dans les semaines et mois à venir, et qu’il est prématuré de se prononcer sur ce que sera l’action de la Banque Centrale vers la fin de l’année.

5) Un projet de loi sur les couples homosexuels

Comme il l’avait promis, le Premier ministre a déposé le 21 novembre, devant le Parlement, un projet de loi élargissant -en s’inspirant notamment de l’exemple de législations nordiques existantes- les droits des couples homosexuels dans de nombreux domaines (prestations sociales, droit à l’adoption ou à l’insémination artificielle, congés parentaux, logement, successions) et les rapprochant (sans les assimiler) de ceux des couples hétérosexuels. Nous y reviendrons.

Pour de nombreux experts, l’île, dans ce domaine, accusait un certain « retard » par rapport à divers pays, y compris des États voisins.

 

 POLITIQUE EXTÉRIEURE

A) Discours du Ministre Geir Haarde devant l’Althing

Comme il est d’usage au Parlement islandais, le Ministre des affaires étrangères a prononcé en novembre un « discours-rapport » assez exhaustif, où il a passé en revue les principales questions de politique internationale, et les positions de son pays à leur sujet. Ont ainsi été traités :

1) La dernière Assemblée Générale de l’ONU, ouverte par le « Sommet mondial » du 60e anniversaire.

Pour les Islandais, les résultats de cette réunion sont contrastés. Des avancées ont été enregistrées (création de la « Commission pour la consolidation de la paix » ; droit -et devoir- reconnu à la communauté internationale d’intervenir lorsque des gouvernements commettent à l’encontre de leurs citoyens des violations majeures des droits de l’homme, même si Reykjavik avait souhaité qu’on aboutisse à un document plus précis). Mais, du fait des réticences de certains membres, des réformes fondamentales n’ont pas encore abouti : celle du Conseil de Sécurité, l’adoption de mesures claires pour empêcher la prolifération des armes de destruction massive, une définition sans ambiguité du terrorisme, la mise en place d’un nouveau « Conseil des Droits de l’Homme » (fermé aux États les violant).

 L’Islande a rappelé son attachement indéfectible à l’ONU, qui justifie sa candidature au Conseil de Sécurité (au nom des cinq États nordiques) pour 2009-2010.

2) Le rôle primordial de l’OTAN

À l’heure où seul un renforcement de la coopération internationale peut mettre en échec le terrorisme, et où la non-prolifération nucléaire est une condition indispensable du maintien de la paix mondiale, les nations démocratiques des deux côtés de l’Atlantique se doivent, en particulier, de renforcer leur collaboration. L’OTAN, en continuelle adaptation aux données de la conjoncture géopolitique internationale, et s’élargissant de ce fait (peut-être à l’Ukraine, dans un avenir proche), a, à cet égard, un rôle primordial à jouer. L’Islande entend bien y affirmer et accroître sa participation, dans la mesure de ses moyens. 

Poursuivie depuis plus de cinquante années entre deux pays de l’OTAN, la coopération islando-américaine en matière de défense et de sécurité s’inscrit dans ce cadre multilatéral et témoigne de la présence et des capacités d’action de l’OTAN dans l’Atlantique Nord. Les discussions pour le renouvellement de l’accord bilatéral entre Reykjavik et Washington, reprises en juillet 2005, ont progressé trop lentement. L’Islande, consciente de l’activité, en constant développement sur le plan civil (et commercial), de l’aéroport de Keflavik, est prête à accroître sa participation financière à la gestion et à la maintenance dudit aéroport. Elle acceptera volontiers, en outre, de discuter de la coopération sur les hélicoptères et les équipes de sauvetage, et d’envisager, sur ce point, une responsabilité (et des charges) en augmentation.

Le gouvernement, convaincu que la base doit servir les intérêts de l’île (sa sécurité, grâce à l’état d’alerte préventive) comme ceux des Etats-Unis et de l’OTAN, est, naturellement, décidé à assumer des responsabilités justifiées dans l’esprit de l’accord de 1951, en vue d’une solution durable et consensuelle. Il prévoit à cet effet des apports financiers en nette hausse.

Il a, de manière plus générale, et malgré son manque de forces armées propres, contribué ces dernières années, modestement mais efficacement, à des actions collectives (maintien de la paix) placées sous la bannière de l’ONU, de l’OTAN ou de l’OSCE. L’ « Icelandic Crisis Response Unit », dépendant des Affaires étrangères, est un vivier de personnels civils volontaires -et experts- destinés à assumer des tâches civiles aux côtés de militaires de nations amies. Par ce moyen et d’autres, les Islandais ont été présents dans des opérations de « gestion de crises » et de « reconstruction » au Kosovo, en Afghanistan (sous réserve, dans certaines zones, de garanties pour la sécurité de leurs « civils »), ainsi qu’au Sri-Lanka.

Geir Haarde a souligné que, dans ces diverses actions, la coopération entre Nordiques (membres ou non de l’OTAN) a nettement contribué aux succès.

3) L’Organisation Mondiale du Commerce

Malgré le pessimisme ambiant, l’Islande souhaite, vu l’importance mondiale des enjeux, le succès de la prochaine rencontre ministérielle de Hong-Kong. Ses intérêts nationaux sont partagés. Son agriculture ne pourrait survivre sans subventions et dans un contexte de libéralisation avancée des marchés. En revanche, compte tenu de ses avantages comparatifs, elle souhaite la libéralisation des marchés pour les produits de la mer et la fin des subventions dans cette branche.

En marge des négociations multilatérales, le pays, directement ou dans le cadre de l’AELE, a conclu, avec de nombreux États, des accords de libre-échange, des accords fiscaux (contre la double imposition) ou des conventions de protection -réciproque- des investissements.

4) L’Union Européenne

La politique gouvernementale reste inchangée et les rapports avec l’UE continueront à se situer dans le cadre de l’Espace Économique Européen (l’Islande a récemment demandé à l’UE un accès plus large à son marché pour la viande d’agneau et les ventes de chevaux islandais)

5) La protection des ressources naturelles.

Concernant la gestion des ressources marines dont ils ont la charge, les Islandais continuent à s’opposer aux tentatives d’immixtion injustifiée des organismes internationaux. La pêche des chalutiers doit être régie par les pouvoirs nationaux, avec l’appui des organisations de coopération régionale compétentes, et non soumise à quelque législation « universelle », comme certains l’ont proposé aux Nations Unies. Un consensus des nations concernées est établi sur ce point, sous l’inspiration de Reykjavik : un « état des lieux » sera effectué par elles à l’automne 2006.

Dans le domaine énergétique, plus que jamais (la hausse du cours du pétrole aidant), l’île intensifie ses efforts pour le développement des énergies renouvelables, tant au plan national (recherches sur l’hydrogène, etc. ) qu’en étendant ses coopérations, notamment avec les pays pauvres.

La protection des sols, chère à l’Islande, peut fournir des enseignements précieux à de nombreux pays auxquels « la porte est ouverte » en matière de conseils et d’échanges d’expériences.

Enfin, comme il l’a montré pendant sa présidence du Conseil arctique (2002-2004), l’État islandais considère comme une priorité absolue la coordination régionale dans cette zone, aussi bien pour la protection du cadre naturel (dans la perspective du « réchauffement climatique ») que pour l’amélioration du mode de vie des populations, compte tenu du respect des traditions.

6) L’aide au développement

Comme il s’y était engagé, le Ministère des affaires étrangères a accéléré l’augmentation des moyens affectés à l’aide au développement, qui représenteront 0,35 % du PIB en 2009. Le nombre des États bénéficiaires s’élargira (au Sri-Lanka, au Nicaragua), et la participation à des programmes multilatéraux s’intensifiera : tels par exemple l’appui apporté à la FAO pour les enseignements (et la formation) concernant les pêcheries et celui donné à l’initiative PROFISH de la Banque Mondiale (promotion d’une pêche « durable » dans les pays pauvres). La collaboration avec les ONG compétentes progresse chaque jour et se structure.

 Dans sa conclusion, Geir Haarde, insistant sur la tâche, croissante d’année en année, de son Département, a fait état d’un intérêt spécial pour l’Asie, justifié par l’augmentation de son poids politique et économique. Une Ambassade islandaise ouvrira en Inde en mars 2006.

 

B) Discussions islando-américaines (retards et « hypothèses »)

Pendant longtemps, on a, notamment dans les médias, laissé entendre que les discussions bilatérales sur la présence américaine en Islande (base de Keflavik), reprises tardivement en juillet (l’accord de 1951 devait être rediscuté dès 2001), « traînaient » , à cause de divergences sur le montant exact de la contribution financière attendue de Reykjavik pour l’entretien de la base (un tel accroissement étant dans son principe admis par les Islandais). Mais il semblait acquis que restaient en vigueur les principes régissant depuis son origine l’accord, à savoir la participation alliée à la défense et à la sécurité islandaises et la garantie pour l’Île d’une assistance minimale ; ils n’étaient pas remis en cause par Washington, principalement aux plus hauts niveaux. Même si la guerre froide est bien loin, et la valeur « stratégique » de l’Île pour les Etats-Unis a partiellement diminué dans le contexte géopolitique international de 2005. En bref, l’accord et le principe de la présence militaire à Keflavik servaient toujours un triple objectif : la sécurité de l’île, celle des Etats-Unis, et les intérêts de l’OTAN.

 Le retard et les lenteurs anormales des négociations, et plusieurs déclarations d’officiels islandais (affirmant que leur pays n’entendait pas exercer une pression malvenue sur Washington, si l’on y souhaitait se retirer d’Islande) amènent maintenant certains observateurs à penser que le fond du « différend » serait plus profond et plus « essentiel » qu’un litige banal portant sur la répartition de charges financières, donc sur quelques « millions de dollars? » . De nombreux échelons de la bureaucratie politico-administrative et de la hiérarchie militaire aux Etats-Unis ne s’efforceraient-ils pas de « court-circuiter » les engagements pris naguère par le président Bush dans ses contacts et rencontre avec David Oddsson, et de pratiquer la stratégie du « fait accompli » ?  Il s’agirait, pour ces échelons, convaincus que la base ne sert plus les intérêts américains, de placer Reykjavik devant un dilemme inacceptable : ou d’entériner, sous une forme ou une autre, le départ définitif d’Islande des moyens de défense aérienne, sous le prétexte d’une « restructuration des forces armées des Etats-Unis » en atténuant le choc par quelques garanties militaires « cosmétiques » ; ou de mettre à la charge financière de l’Islande le coût global de sa défense par les Etats-Unis, calculé de telle façon que les Islandais n’aient pas les moyens de payer ?

Une telle « stratégie » amènerait forcément la rupture des discussions sur l’accord, et donc signerait l’arrêt de mort de ce dernier.

Face à cette « piste de réflexion » peu encourageante, on notera que, devant l’Althing, le Ministre des affaires étrangères a manifesté un réel optimisme, n’imaginant pas une volonté de désengagement de la part des Américains, mais soulignant l’importance des questions de financement. Il a été rejoint sur ce plan par Björn Bjarnason, ministre de la Justice (expert en politique internationale et longtemps partisan de la création d’une force de défense islandaise, autonome mais forcément réduite?  voir ci-dessous)

NDLR :  Bien entendu, l’auteur de cette chronique ne fait ici qu’émettre, à titre personnel, des hypothèses (que le lecteur lira avec les précautions d’usage !), suscitées entre autres par la lecture de la presse et des commentaires des politiques. Parmi ceux-ci, la « Gauche Verte », hostile dès l’origine à l’alliance islando-américaine, est seule à envisager « le c?ur léger » la possibilité d’une rupture. Le reste de la classe politique est assez discret. Le Premier Ministre, devant le Comité Central de son parti, s’est déclaré relativement pessimiste quant à l’évolution à court terme, a demandé que Washington fasse connaître ses intentions le plus clairement possible et évoqué la possibilité d’un rapprochement avec l’Union Européenne et les États voisins de l’île. Les Sociaux-Démocrates sont, on le sait, largement favorables à l’adhésion de l’Islande à l’UE et s’interrogent sur l’avantage (pour le pays) de la présence militaire US ; mais leur Présidente a surtout attaqué le gouvernement pour une gestion jugée « mauvaise et inefficace » du dossier.

On sait, d’autre part, qu’au sein du Parti (gouvernemental) de l’Indépendance, l’actuel ministre de la Justice, Björn Bjarnason (spécialiste reconnu en « relations internationales ») a longtemps plaidé pour la création d’une structure (légère, de par la force des choses, et notamment la faible taille de la population et de l’économie) de défense nationale, grâce à laquelle les Islandais seraient appelés, dans des conditions à définir, à exercer une « veille stratégique » et à prendre en charge les premières réactions (défensives) armées face à une tentative d’invasion. Ce projet, longtemps « ignoré » ferait-t-il -avec retard- des adeptes ? Quelques commentateurs rappellent d’ailleurs que le pays a constitué, en 2001-2002, un « vivier » de quelque 100 personnes (Icelandic Crisis Response Unit) appelées à participer à la « gestion de crises en Europe » en liaison étroite avec de nombreux alliés de l’OTAN ou des membres de l’Union Européenne.

C) Fin du mandat islandais au sein du Conseil Exécutif de l’UNESCO

À l’issue de la 33e Conférence générale de l’UNESCO tenue à Paris du 3 au 21 octobre 2005, l’Islande a achevé son mandat de 4 ans au sein du Conseil Exécutif de l’Organisation. Pendant cette période, Sveinn Einarsson a été le représentant permanent de l’Islande et a pu ainsi contribuer aux nombreux travaux de l’UNESCO en défendant les positions islandaises.  Président de la délégation de l’Islande à l’UNESCO depuis de très nombreuses années, Sveinn Einarsson a ainsi fait partager sa vaste expérience, tout comme son excellente connaissance des mondes artistique et culturel (on sait qu’il avait, en 2004, comme Commissaire islandais de la « Quinzaine Culturelle islandaise » en France, contribué magnifiquement au succès de cette prestigieuse manifestation). 

À cette occasion, l’Ambassadeur d’Islande en France, Tómas Ingi Olrich, a convié les membres du comité exécutif de l’UNESCO à une réception le 15 septembre dernier.  Il a accueilli l’assistance par un discours où il a chaleureusement félicité Sveinn pour son travail actif et considérable au bénéfice de l’Islande et de l’UNESCO. Hans-Heinrich Wrede, ancien Président du Comité Exécutif, a également prononcé une allocution où il a tenu à remercier Monsieur Einarsson pour sa collaboration active et son dévouement.  M. Sveinn Einarsson a répondu en remerciant ses collègues et en exprimant ses v?ux de voir se maintenir les très bons liens qui sont désormais établis entre l’Islande et l’Organisation.   

Madame Gu<eth>ny´ Helgadóttir, Conseiller de la Délégation de l’Islande auprès de l’UNESCO et Secrétaire Général de la Commission nationale islandaise pour l'UNESCO, quitte aussi ses  fonctions après trois ans et demi de travail fructueux.  Elle a ainsi suivi de près les sujets en cours au sein de l’Organisation et été chargée de la liaison entre les différents ministères islandais et l’UNESCO. Elle a également été en relations étroites avec les représentants des autres pays membres, en particulier avec les pays nordiques.

 D) L’Islande et les vols secrets d’appareils de la CIA

Selon des informations parues dans la presse danoise et norvégienne, la CIA aurait fait transiter par l’aéroport de Keflavik (NDLR : ce qui pourrait être le cas de nombreux aéroports européens) des avions transportant des prisonniers (terroristes présumés) vers des centres de détention où des actes de torture auraient été pratiqués. Interrogé par la presse et l’opposition d’extrême gauche, le Premier ministre Halldor Asgrimsson a déclaré n’avoir jamais été informé de tels agissements. Il condamne formellement des pratiques (l’usage de la torture) en contradiction avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de l’ONU et fait confiance aux diverses enquêtes -dont celle menée par le Conseil de l’Europe- pour établir la vérité sur ces « vols ». L’Islande, comme tous les États respectueux de la dignité de la personne humaine, veut espérer que, la vérité enfin connue, toutes dispositions seront prises pour rendre impossibles d’éventuelles atteintes graves à cette dignité.

E) Relations islando-norvégiennes

Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de la mer de Barents (organisation régionale qui comprend la Russie et la Commission européenne, en plus des États nordiques) se sont réunis début novembre. En marge de cette réunion, le ministre islandais Geir Haarde a eu un entretien particulier avec son homologue norvégien. Ce dernier était en effet désireux d’être informé assez précisément de l’état des discussions islando-américaines sur la base de Keflavik. Les deux pays sont tous les deux membres de l’OTAN, et l’importance de la présence militaire américaine en Islande est un élément qui n’est pas sans conséquence sur la sécurité de cette partie de l’Europe, donc sur celle de la Norvège (et de ses liaisons avec le reste du globe).

Par ailleurs, la réunion du Conseil proprement dite a fourni aux participants l’occasion de discuter de la « querelle du Svalbard ». On sait qu’à la suite de décisions -en 2004- du gouvernement d’Oslo concernant cet archipel, l’Islande, les jugeant contraires à l’Accord international de 1920 sur le Svalbard, envisagea de porter cette « violation de l’accord » devant la Cour Internationale de La Haye, si un arrangement diplomatique n’intervenait pas. Geir Haarde a rappelé cette intention à son collègue norvégien : le recours au tribunal est l’objet de préparatifs sérieux à Reykjavik, mais le gouvernement islandais préférerait une solution diplomatique consensuelle, s’agissant d’un différend avec un pays ami.

 

ÉCONOMIE

1) Les salaires et l’inflation

Les partenaires sociaux (patronat et syndicats de travailleurs) ont eu, courant novembre, des discussions concernant les salaires. Les syndicats considéraient que les accords passés en 2004 devaient être révisés, dans la mesure où la hausse des prix, provoquée depuis quelques mois par la « surchauffe économique » -elle même liée à la réalisation des grands projets industriels- avait dépassé la « cote d’alerte ». Lors d’une première réunion, les deux centrales, représentant les chefs d’entreprise et les salariés, n’ont pu se mettre d’accord, les « intentions » du patronat étant jugées insuffisantes par les salariés. Le patronat insistait sur le risque d’un « cycle infernal » ramenant le pays à l’inflation galopante du milieu des années 1980. Les salariés mettaient l’accent sur la dégradation croissante de leur pouvoir d’achat.

Mais la raison finit par l’emporter, et la conscience que, dans l’actuelle période de surchauffe économique, tout « dérapage salarial » mettrait sérieusement en cause les grands équilibres et la croissance. Des augmentations de salaires très raisonnables furent acceptées par consensus vers le milieu de novembre. L’État apporta une (belle) pierre à l’édifice, prenant en charge certaines dépenses revenant normalement aux fonds de pension (dans le domaine des pensions d’invalidité) et annonçant un projet de loi concernant l’indemnisation du chômage.

2) Réunion conjointe des Ministres des Finances de l’AELE et de l’Union Européenne

Le 8 novembre s’est déroulée à Bruxelles une réunion conjointe des Ministres des Finances de l’AELE (Islande, Norvège, Suisse et Liechtenstein) et de l’Union Européenne (à 25). Le thème en était : « Les emplois, la croissance et la compétitivité ». À cette occasion, le ministre islandais Arni M. Mathiesen a prononcé une allocution inaugurale fournie, s’exprimant d’abord au nom de l’AELE puis de l’Islande.

S’agissant de l’AELE (partenaire -Suisse exceptée- de l’UE dans le cadre de l’Espace économique européen, qui réunit les deux groupements), l’orateur a rappelé qu’elle était constituée de quatre économies relativement « petites », libérales et prospères. Le niveau des revenus, la situation de l’emploi, la qualité de l’éducation et le bien-être social y sont parmi les meilleurs de la planète. Depuis des années, les défis posés par la globalisation sont affrontés au moyen de réformes structurelles, visant à maximiser la flexibilité, le potentiel de croissance et la compétitivité, dans le cadre d’une ouverture maintenue sur l’extérieur.
Le PIB par tête a tendance à rejoindre celui des Etats-Unis. Pour y parvenir, les gouvernements s’efforcent de stimuler la productivité du travail et d’augmenter sensiblement le « taux d’activité ». Il faut également dynamiser la formation. Tâche gigantesque mais qui commence à porter ses fruits. Dans le même temps, quantité de réglementations obsolètes et freinant les initiatives du monde des affaires ont été abrogées, l’État réduisant et ses interventions et l’étendue du « secteur public » (privatisations).

L’Islande, à son rythme, a adopté cette stratégie : elle a rejoint l’AELE au début des années 70, mais le pas décisif, facteur de nombreux effets bénéfiques, a été l’adhésion à l’Espace Économique Européen en 1994, après un large débat démocratique. Les entreprises islandaises ont accueilli avec enthousiasme cette opportunité de participer au Marché Unique (et d’ailleurs, actuellement, plus des deux tiers du chiffre d’affaires et des bénéfices des entreprises importantes sont réalisés sur le territoire de l’EEE). Cette participation avait été précédée et fut accompagnée et suivie de réformes de structure en profondeur, mises en place par le pouvoir politique, dans la perspective de la globalisation notamment. Les résultats de la « libéralisation » de l’économie et d’une ouverture accrue sur le monde sont, pour le ministre islandais, indiscutables. Un taux annuel de croissance (moyen) de 4 % sur les dix dernières années, une réduction considérable du chômage (présentement, en dessous de 2 %). Les gouvernements ont en outre lancé un vaste programme de diversification de l’économie, réduisant sa dépendance à l’égard des pêcheries, et stimulant l’éclosion de grands projets industriels et d’activités fondées sur l’usage des hautes technologies, le développement des services financiers et du tourisme.

Les privatisations (banques, télécommunications, etc.) ont, pour Arni Mathiesen, servi la compétitivité et profité au consommateur (le secteur de l’électricité devrait ultérieurement être concerné). Des partenariats « privé-public » vont être stimulés dans des secteurs, tel l’enseignement supérieur, pour répondre à des besoins pressants (diversification des formations offertes, etc.).

Le marché du travail est caractérisé par une dose assez forte de « liberté », qu’il s’agisse des embauches ou des licenciements. Une flexibilité de bon aloi y règne, favorisant les adaptations inévitables.

Les pouvoirs publics, grâce à une politique budgétaire prudente, ont depuis une dizaine d’années, fait bénéficier les citoyens de cette gestion avisée, en réduisant de manière significative et par étapes l’impôt d’État sur le revenu des personnes physiques (de 34,3 % en 1993 à 21, 25 % en 2007, selon Arni Mathiesen). L’impôt sur les revenus des sociétés a été spectaculairement ramené de 50 % en 1989 à 18 % en 2002, tandis que les revenus du capital et les plus-values ont bénéficié d’allègements fiscaux. L’impôt sur la richesse est en cours de disparition, de même (par étapes) que certaines surtaxes frappant les revenus élevés.

Arni Mathiesen (qui fut Ministre des Pêcheries) n’a pas manqué de souligner l’heureuse gestion du secteur (essentiel) de la pêche, permise par la loi de 1984 et les textes subséquents, le système des « quotas transférables » ayant tout à la fois facilité une restructuration de ce secteur, une compétitivité par là même dynamisée, et une meilleure adaptation aux fluctuations des marchés.

La prudence de la politique budgétaire, affinée constamment en fonctions de la conjoncture ; ainsi que les réformes de la politique monétaire et du rôle de la Banque Centrale adoptées en 2001, ont été rappelées enfin par le représentant de l’Islande, qui -mentionnant la surchauffe actuelle- a souligné que les acteurs responsables mettaient tout en ?uvre pour retrouver la stabilité et l’absence d’inflation significative (acquises entre 1995 et 2004). Ils sont aidés en cela par la sagesse des partenaires sociaux et la venue de travailleurs étrangers à laquelle concourent les dispositions de l’EEE, sur la liberté de circulation des personnes.

Pour conclure, Arni a mis en évidence deux points forts des structures économiques de son pays : le très bas niveau de la dette de l’État ; et le système des retraites, largement fondé sur des « fonds de pension » bien gérés et permettant d’envisager avec quiétude le vieillissement progressif mais inévitable de la population insulaire.  

3) Le marché du travail en Islande

La « lettre hebdomadaire » du Ministère des Finances, en date du 17 novembre, commente des informations concernant le marché du travail, marqué présentement par une forte demande de travail.

La « force de travail » était au premier trimestre 2005 constituée de 161 000 personnes, parmi lesquels on dénombrait 4 800 chômeurs en janvier, chiffre tombé à 2 446 en octobre. Si l’on tient compte des gens partis à l’étranger, revenus aux études, ou déclarés invalides, le volume des travailleurs en activité s’est accru dans l’intervalle d’au moins 1 %.

On sait que les immigrants provenant de la zone de l’Espace Économique Européen, à l’exception de ceux originaires des 10 « nouveaux membres de l’UE » (qui doivent avoir un permis de travail), entrent librement dans l’île. Il est donc impossible d’y connaître avec certitude le nombre de travailleurs étrangers. Il est simplement enregistré que les 10 premiers mois de 2005 ont vu l’octroi de 3 059 permis de travail, avec un « pic » de 1 949 entre juillet et fin octobre (précédent « pic » : 1 100 sur quatre mois à la fin du XXe siècle). Il faut aussi affiner ces données en mentionnant les travailleurs munis d’un permis mais y renonçant, et les « clandestins » ou les « temporaires » fournis par diverses agences de recrutement.

En bref, le nombre de travailleurs étrangers augmenterait de quelque 3 000 en 2005, soit le tiers de l’accroissement total des « actifs employés ».

Le Patronat souhaite, ses besoins n’étant pas complètement satisfaits, que les autorités accélèrent la délivrance des permis.

Par rapport aux précédentes phases d’expansion, l’économie islandaise fait preuve de plus d’adaptabilité, et le recours à la main d’?uvre immigrée est une arme essentielle, de même qu’elle freine la tendance à la hausse des salaires, donc les pressions inflationnistes.

- Le baromètre des entreprises

Deux fois par an depuis septembre 2002 un sondage sur le " moral des entreprises " est effectué pour le compte du Ministère des Finances et de la Banque Centrale. La lettre d’informations du Ministère en date du 17 novembre rend compte des principaux résultats de la dernière enquête. 69 % des 391 grandes entreprises consultées ont répondu. Pres des deux-tiers des dirigeants consultés considèrent comme favorable la situation économique présente (29 % la jugent mauvaise).

Si on interroge les entrepreneurs sur l’évolution pour les six mois à venir, on en trouve 63 % qui ne prévoient pas de changements, 29 % une détérioration et 8 % une amélioration. Pour les perspectives sur un an, les pessimistes avoisinent 50 %, les optimistes 16 %.

Les branches les moins optimistes sont, avant tout, les pêcheries (baisse des quotas pour de nombreuses espèces, et taux de change qui pénalise les exportations), et, pour les six mois à venir, celles des transports (prix du pétrole) et du tourisme. En revanche, diverses entreprises dans le secteur des services (consultants, etc) et la construction ont, au moment présent, un très bon moral.

  

SOCIÉTÉ

* Quelques données démographiques

La « lettre hebdomadaire » du Ministère des Finances, en date du 10 novembre, fournit quelques données concernant l’accroissement de la population en Islande en 2005. La part provenant de l’accroissement naturel (excédent des naissances sur les décès) dépassera 0,7 %, mais on prévoit que la part due à l’ « immigration nette » (excédent des entrées d’étrangers et retours d’Islandais expatriés sur les départs à l’étranger d’Islandais et d’étrangers) avoisinera 0,7 %. Tout cela contribuant à faire de 2005 une année de croissance substantielle de la population de l’île (supérieure, en tout cas, à la plupart des années précédentes). L’ « immigration nette » concernerait 2 000 personnes, soit 300 de plus que lors du précédent record de 1700 individus en 2000. Par rapport aux prévisions faites il y a quelques mois, plus d’étrangers sont venus en Islande et moins sont repartis dans leur pays.

L’arrivée d’étrangers sur le territoire islandais n’a pas concerné seulement l’Est du pays (environ 900 pour les neuf premiers mois), où ils travaillent sur les grands projets industriels, restent souvent peu de temps (rotation rapide) et sont, de toute manière, destinés à partir dès l’achèvement de la tâche qu’ils ont à exécuter. La région de la capitale est également concernée

* Salaires masculins et féminins

Lors d’une discussion au Parlement, le 10 novembre, le Ministre des affaires sociales, Arni Magnusson (approuvé par de nombreux élus, y compris dans l’opposition) a affirmé que, parmi ses objectifs majeurs figurait l’intensification des efforts pour réaliser une meilleure « égalisation » des salaires masculins et féminins.

* Revenus disponibles des personnes âgées

Ce thème continuant à faire l’objet de débats contradictoires, le Ministère des Finances vient de préciser que, sur la période 1991-2004, le revenu disponible des célibataires de 67 ans et plus (incluant -le cas échéant- les revenus du capital et les prestations sociales, mais diminué des impôts) avait augmenté plus fortement (+134 %) que celui -défini à l’identique- des célibataires entre 25 et 66 ans (+ 119 %). Pour les personnes mariées, l’amélioration moyenne a été en gros la même, quel que soit l’âge considéré (+ 150 %).

Calendrier récent du Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France en Islande

- Le 17 octobre, à l’Université d’Islande, en partenariat avec l’Alliance Francaise, conférence et film  de  Gilles Elkaim explorateur (voyages dans le Grand Nord entre le Cap Nord et le détroit de Béring, en kayak et en traîneau à chiens, qui a lancé un débat sur la notion d'aventure à notre époque.

- Le 15 Novembre, le professeur Schiano, scientifique français reconnu internationalement pour ses recherches sur les inclusions magmatiques (dont les dernières conclusions laissent présager d'un futur plus explosif de l'Etna), est venu parler de ses résultats et de sa méthodologie à l'Université d'Islande.

- En partenariat avec l'ambassade d'Allemagne en Islande, le Service organise un concert autour de films muets français et allemands le 17 décembre 2005 à 20h avec Angil, artiste français, et un quatuor à cordes islandais. La représentation a lieu à Loftkastalin.

Les films présentés seront : « l'Aurore » de Murnau et « Rien que les heures » de Cavalcanti. 

DIVERS

Saveurs islandaises -Dégustation de produits typiques islandais et présentation de la « destination Islande » le 23 novembre.

Plus de 50 journalistes et acteurs économiques du tourisme et de la gastronomie se sont réunis à la résidence de l'Ambassadeur d’Islande le 23 novembre pour assister à une dégustation de produits typiques et d'une présentation de la « destination Islande » avec accent sur le Festival Food and Fun qui aura lieu du 22 au 25 février 2006 à Reykjavik.  Le chef Siggi Hall du restaurant Ó<eth>insvéum, a préparé un festin à cette occasion. Il est également le fondateur du festival Food and Fun, qui réunit une douzaine de chefs du vieux et du nouveau continent.  La chef Flora Mikula, propriétaire du restaurant parisien qui porte son nom, sera le candidat de la France pour la prochaine édition.  L'ambassade a remercié tous les partenaires de cette opération, tels que la compagnie Icelandair, l'Office National du Tourisme Islandais, La Chambre de commerce franco-islandaise, Icelandic France, Islenskir kjötframleiðendur, Iceland Spring, Skyr.is, Mjolkursamsalan et Norðurjólk.

 À NOTER

Cette lettre (comme les suivantes) ne comporte (sauf rare exception) que des informations politiques, économiques et sociales sur l'Islande, à l'exclusion de "nouvelles" de nature culturelle et/ou artistique, et d'informations sur les manifestations islandaises en France et françaises en Islande.

Il existe en effet des sites ou des organes d'information qui fournissent ces autres informations. On signalera tout particulièrement :

1) la Revue "Courrier d'Islande" (trimestrielle, mais complétée par une lettre mensuelle) que l'Association "France-Islande" envoie par courrier postal à ses adhérents.

Pour en savoir plus sur cette Association, la Revue citée et le site Internet de " France-Islande ", le contact est le suivant :

Association "France-Islande" (Président : M. Jean Le Tellier) ; 31 avenue Thierry

92410 Ville d'Avray

e-mail :jean@jlet.net

2) le site, très riche, du Département d'études nordiques de l'Université de Caen, qui a été récemment rénové :

http://www.unicaen.fr/etudesnordiques

On trouve une belle collection de liens (universitaires, culturels, artistiques, médias, etc.) sur la page islandaise de ce site, ainsi qu’une bibliographie très fournie sur les ouvrages de la littérature nationale (ancienne et contemporaine) traduits en français.

3) l'excellent site de Christian et Marie-Françoise Gilabert, " Islande, au pays de la création du monde " : http://perso.wanadoo.fr/saga/gilabert

Ce site est une mine de renseignements pour tous les amoureux de l'Islande et notamment pour tous ceux qui envisagent de voyager dans le pays.

 

 

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