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Bulletin mensuel

L´ACTUALITÉ ISLANDAISE EN AVRIL 2007

POLITIQUE INTÉRIEURE

Note liminaire : sous cette rubrique, nous retraçons, d’un mois sur l’autre, quelques-unes des multiples " péripéties " et " mini-crises " qui ponctuent la vie des partis islandais et les " jeux " de la démocratie parlementaire : on ne découvre, au fil de cette chronologie, rien que de très naturel et prévisible dans un régime politique, qui, par certains de ses aspects, ressemble au système français et à celui de nombre de grands pays développés.

Les " non-initiés " et ceux que ne passionnent pas les subtilités des rivalités ou alliances partisanes ou personnelles trouveront à l’occasion notre rubrique longue, pour ne pas dire fastidieuse. Ils peuvent la parcourir " en diagonale " sans se perdre dans les méandres. On leur signale au passage que les épisodes et incidents relatés n’ont souvent qu’une portée limitée. Aspect positif, cependant : ils attestent la vitalité du fonctionnement quotidien, avec ses inévitables " scories ", de la démocratie et d’un système représentatif mature et bien rodé.

* Sondages (pour les élections législatives du 12 mai)

- Vers le début avril, un sondage Gallup montre un paysage éclaté . Il donne un léger avantage à la coalition au pouvoir : près de 41 % au PI (en nette remontée sur le début mars), et 8,1 % au PP (stagnant). L’opposition parlementaire de gauche s’établit autour de 40 %. En son sein, la " Gauche Verte " tombe à 21,1% et pâtit de la concurrence du nouveau parti " Vert " de Omar Ragnarsson -cf infra- qui recueille un peu moins de 5 % mais n’aurait pas d’élus ; de son côté, l’ " Alliance " sociale-démocrate s’effrite autour de 19,5 %, sa présidente Ingibjörg Solrun n‘étant plus très populaire et n’incitant guère les électeurs à rejoindre la formation. Les Libéraux, avec 5,4 % (et 3 sièges), pourraient continuer à jouer les arbitres, la majorité sortante obtenant 31 (elle raterait alors la majorité) ou 32 (elle aurait la majorité de justesse) des sièges. À suivre.

- Un nouveau sondage est donné par le Site de la Radio (RUV) le 19/4 :

Les Conservateurs, avec 41 % des intentions de vote, ont 28 élus. Le Parti du progrès, 8 % et 5 élus. À gauche, les Sociaux Démocrates, obtiennent 24 % et la " Gauche Verte " 19 %, soit 17 et 13 sièges. Les Libéraux passent sous la barre des 5 %, donc n’ont pas d’élus. Le parti vert d'Omar Ragnarsson, avec 3,3 %, n'aurait pas d'élus.

À noter que les récents Congrès du PI et de l’ " Alliance " (cf.supra) et le bruit médiatique entraîné ont pu influencer les sondés.

M. Gudni Agustsson, ministre PP de l’Agriculture (aile gauche du PP, ancien " opposant historique " de Halldor Asgrimsson, et que l’on dit favorable à une alliance PP-gauche) fait savoir que son parti ne devrait pas entrer dans une coalition bipartite (comme l’actuelle) s’ il n’a pas 17 à 20 % des suffrages. Qu’est ce à dire ? Envisage -t-il une alliance PP-VG-Samfylkingin ?

- Selon un Gallup Capacent publié par le quotidien Morgunbladid, fin avril, les pourcentages donnent toujours un avantage à la coalition gouvernementale, surtout en voix (PI : 39,1% ; PP, 10,1 %) ; l’Alliance comme le VG obtiennent chacun 21,2 % ; VG,  ; le parti vert d’Omar Ragnarsson, environ 2,3 % ; les Libéraux, 5,4 % .

Soit 26 élus PI, 6 PP, 14 " Alliance ", 14 VG et 3 libéraux, la majorité absolue des sièges allant à la coalition sortante, mais la marge est très étroite et d’autres formules donnant une assise plus solide à un gouvernement sont envisageables " (comme chacun sait, rien n’est exclu en Islande, en matière de constitution d’une majorité).

À NOTER : La remontée actuelle des progressistes est conforme à la pratique islandaise : longtemps sous-estimé, ce parti reprend des couleurs à la veille du scrutin. Il pourrait améliorer sa représentation parlementaire, jusque là limitée à 5 ou 6 sièges. Plusieurs dirigeants du Parti du progrès ont fait savoir que si leur formation ne dépassait pas un certain seuil, elle devait s'abstenir de faire partie d'une coalition : pourquoi pas se "ressourcer" en faisant une "cure d'opposition" ? À suivre

  • Congrès du Parti de l’Indépendance

    Les 14 et 15 avril -soit à moins d’un mois des élections législatives- s’est tenu le Congrès du Parti de l’Indépendance, le plus important des partis islandais (actuellement 22 élus sur 63 au Parlement ; les sondages actuels le créditant de 40 environ des intentions de vote), présidé par le Premier Ministre, Geir Haarde.

Compte tenu des caractéristiques du système politique islandais, et du fait que, dans la campagne précédant le scrutin, le " chacun pour soi " est la règle absolue (il n’y a pas de " bipolarisation ", et, au lendemain du vote, toutes les coalitions sont envisageables, et la discussion pour l’établissement d’une coalition majoritaire formant le gouvernement est laissée aux états-majors des partis), le chef du gouvernement s’est efforcé de " ratisser le plus large possible ", n’excluant pour l’avenir aucune formule.

1.     Le Parti a continué à rester très uni. Seul candidat à sa propre succession, Geir a été réélu par 95,8 % des délégués, et Mme Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Science, a été reconduite à la vice-présidence par plus de 91 %.

2.     Proclamant l’île la " terre des opportunités ", Geir Haarde, dans son allocution inaugurale, s’est félicité des résultats que les gouvernements successifs -présidés presque de manière continue par l’un des leurs depuis 1991- ont obtenus, notamment dans le domaine économique. L’amélioration du pouvoir d’achat des Islandais a été spectaculaire (60 % depuis 1995) ; la dette de l’État est devenue négligeable. Le chômage est presqu’inexistant.(à peine 2 %)

3.     Le Parti est à l’origine de plusieurs réformes en profondeur, qui ont véritablement donné un coup de fouet à la croissance : liberté des échanges, privatisations des entreprises publiques, diminution de la pression fiscale.

4.     Geir a réfuté les accusations de l’opposition concernant l’accroissement des inégalités. Il s’est appuyé sur des travaux de l’Office des Statistiques, lequel vient de faire paraître un rapport sur ce thème, où la situation du pays est comparée avec celle des pays de l’Union Européenne, de la Norvège et de la Suisse. Une conclusion en ressort. En matière d’inégalités relatives aux conditions de vie, l’Île fait mieux que la plupart des pays européens (voir " Bulletin " de février).

  • Congrès de l’ " Alliance " sociale-démocrate (Samfylkingin)

    Les 14 et 15 avril s’est également tenu le Congrès de l’ " Alliance " sociale-démocrate (Samfylkingin), l’un des deux partis de l’opposition de gauche. Il est actuellement présidé par Mme Ingibjörg Solrun Gisladottir, députée (et ancienne maire alors " charismatique ") de Reykjavik, qui fut en 2003 officieusement" candidate " à la fonction de Premier ministre, en cas de victoire de l’opposition. Selon les derniers sondages, l’audience de l’Alliance se situerait aux environs de 21 % des électeurs (aux législatives de 2003, elle obtint plus de 26 %), et Ingibjörg Solrun, qui arracha de haute lutte en 2005 la présidence du parti à son rival Össur Sképhardinsson, peine à dépasser ce chiffre, victime de sa " langue de bois " et de son imprécision trop savamment entretenue dans le choix de ses futurs alliés (la " Gauche Verte " ? ou le Parti du Progrès,voué il y a peu aux gémonies, ou même une " grande coalition " avec le PI ? ? ?).

Dans son discours au congrès, la Présidente commença par faire le bilan des " tempêtes " et controverses traversées depuis quatre ans par la coalition gouvernementale : la guerre d’Irak, la loi sur la concentration dans les médias en 2004 (crise entre la majorité parlementaire et le président de la République), les " ententes " des compagnies pétrolières en Islande, le " scandale " Baugur, le projet de loi sur les ressources naturelles (voir " Bulletin " de mars).

Parmi les objectifs de l’ " Alliance " pour la nouvelle coalition ( ?), Ingibjörg Solrun mentionna, outre une réforme (plus égalitaire ") du régime des retraites des fonctionnaires, le retrait du pays de la " coalition " américaine en Irak, la lutte contre l’accroissement des inégalités, l’aide à l’enfance et aux familles avec enfants. La politique économique doit s’accompagner d’une remise en cause des méthodes de prise de décision, de l’intégration des préoccupations sociales et environnementales, du refus de la " surchauffe ". Le recours aux technologies avancées et l’aide à la recherche sont partie intégrante du programme social-démocrate.

La promesse a été également faite d’accroître les places dans les maisons de retraite

L’ " Alliance " se propose enfin de tenter de faire adhérer l’Islande à l’Union euopéenne et à la zone euro.

On notera que ces " objectifs " (sauf peut-être ceux relatifs à la politique étrangère, qui seraient difficiles à prendre tels quels par le PI comme par la " Gauche Verte ") sont acceptables par les autres formations politiques, donc n’excluent pour l’avenir aucune coalition.

Création d’un parti " vert à 100 % "

Le 22 mars a été fondé un nouveau parti, qui entend présenter des listes aux élections de mai. Se voulant " vert à 100 % " et dénommé " Islandshreyfingin —lifandi land "(" Le mouvement islandais. Une terre vivante "), il a été créé à l’initiative de diverses personnalités " environnementalistes " de la société civile, et principalement du journaliste animateur de télévision Omar Ragnarsson (qui fait penser, par bien des côtés, au journaliste français Nicolas Hulot). Ce dernier avait mené depuis un an une campagne assez médiatisée sur les " atteintes à l’environnement " du barrage de Karahnjukar et s’est prononcé avec force contre le lancement de nouveaux projets industriels du type de ceux réalisés récemment dans l’Est de l’Île (aluminium, centrale hydro-électrique).

Il entend mettre ce thème en tête de son programme, et pour le moment n’a pas fait connaître en détail les autres chapitres de sa plate-forme, notamment dans les domaines économique et social et proprement politique (hormis un rapprochement avec l’Union européenne). Le dilemme auquel sont confrontés de nos jours les Islandais n’est plus, selon lui, celui d’un choix entre la gauche et la droite, mais entre le " vert " et le " gris "

La défense de l’environnement semble pour beaucoup dans la montée récente de la " Gauche Verte " -GV-, qui a nettement amélioré son " score " de 2003 (aux législatives). La question est de savoir si Omar Ragnarsson et ses amis prendront l’essentiel de leurs voix dans l’électorat de la GV, ou s’ils attireront des citoyens de sensibilité environnementaliste, mais qui, ne souscrivant pas aux positions jugées par eux " trop à gauche " de cette dernière, lui refuseraient leurs suffrages et voteraient pour les autres formations ou s’abstiendraient en l’absence de listes spécifiquement Vertes.

Omar a annoncé que les élus éventuels de sa mouvance auraient pour mission essentielle de bloquer la formation, après le 12 mai, de toute coalition gouvernementale qui ne se prononcerait pas clairement pour un moratoire sur les projets industriels nuisibles à l’écologie.

Margret Sverrisdottir, ancienne responsable administrative des Libéraux, récemment exclue de ce parti, assiste Omar dans son combat.

À la fin d’ avril, Omar était crédité de seulement 3 % des intentions de vote, mais peu près son nom figurait au 3ème rang des personnalités " politiques  ou assimilées " les plus populaires( ce qui le rapproche de Nicolas Hulot), après le Premier ministre Geir Harde et le chef de la Gauche Verte Steingrimur Sigfusson, et avant la présidente des sociaux-démocrates, Ingibjörg Solrun Gisladottir (qui recevait en contrepartie beaucoup d’opinions négatives)

POLITIQUE EXTÉRIEURE

* Visite du Comité militaire de l’OTAN en Islande

Le Comité militaire de l’OTAN, présidé par le Général (canadien) Raymond Henault, s’est rendu en Islande au début du mois. Le 2 avril, le Général s ‘est entretenu avec Mme Valgerdur Sverrisdottir, Ministre des affaires étrangères, à propos des progrès de la participation islandaise aux activités de l’Alliance (en Afghanistan, par exemple), des conséquences du retrait américain d’Islande et de la coopération envisagée entre l’OTAN et Reykjavik pour la surveillance de l’espace aérien et le fonctionnement des stations radar en Islande. Lors d’un dîner de travail, le 2, le Premier ministre Geir Haarde, a, dans une allocution, évoqué la situation créée à son pays par le départ en septembre 2006 des forces américaines. Cette région du monde est appelée à prendre une importance non négligeable au regard de la sécurité des transports maritimes et des approvisionnements énergétiques. Elle nécessite donc une vigilance constante de la part de l’Alliance. 
Aussi bien, le gouvernement islandais, compte tenu de l’absence de forces armées nationales, attache-t-il une importance extrême au maintien des engagements collectifs contenus dans l’article 5 du Traité de l’OTAN, Outre la continuation du traité islando-américain de 1951, il valorise également les possibilités de coopération accrue en temps de paix avec ceux des Alliés situés dans la zone de l’Atlantique Nord, et ceux intéressés par une coopération bilatérale.

De son côté, il a prévu le renforcement des institutions civiles nationales ayant des responsabilités dans le domaine de la sécurité, et des moyens financiers correspondants.

Par ailleurs, Geir Haarde a souligné l’intérêt pour son pays comme pour l’Alliance de définir le plus rapidement possible la coopération envisagée entre l’OTAN et Reykjavik pour la surveillance de l’espace aérien et le fonctionnement des statons radar en Islande.

* Voyage (en février) de Mme Valgerdur Sverrisdottir en Ouganda et en Afrique du Sud

Fin février, Mme Valgerdur Sverrisdottir, Ministre des affaires étrangères avait effectué, une visite officielle en Ouganda et en Afrique du Sud. En Ouganda, elle avait constaté avec satisfaction l’application de l’accord qu’elle avait signé avec le Programme Alimentaire mondial prévoyant la fourniture de repas gratuits aux enfants des écoles d’Afrique souffrant de malnutrition. Sous l’appellation " Les enfants aident les enfants ", cet accord représente l’équivalent de 45 000 (nombre d’écoliers islandais dans le primaire) repas quotidiens pour des écoliers africains mal nourris pendant un an. En fait, l’objectif est dépassé et l'on fournit 63 000 repas.

Elle avait pu également se féliciter de l’aide apportée aux enfants victimes de la guerre civile.

Le Ministère des affaires étrangères (www.mfa.is) qui fournit ces précisions le 4 avril, nous rappelle également que Valgerdur avait également discuté avec le Président ougandais Yoweni Museveni des possibilités de coopération bilatérale en matière d’énergie géothermique.

* Le Conseil de Sécurité des Nations Unies débat des conséquences prévisibles du futur changement climatique en matière de sécurité

En mars, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a débattu des conséquences prévisibles du futur changement climatique en matière de sécurité, alors que ce sont ses conséquences économiques qui sont le plus souvent abordées. Intervenant dans le débat, l’Ambassadeur Hjalmar Hannesson, Représentant permanent de l’Islande auprès des Nations Unies, a fait part des réflexions du gouvernement de Reykjavik sur cet aspect des choses. L’Islande, de même que le Canada, a également un début d’expérience de la fonte des glaciers, qui va couper certaines voies de communications terrestres et gêner les déplacements des populations locales. Plus généralement, le réchauffement, parce qu’il provoquera des déplacements de populations, et une nouvelle répartition des ressources naturelles (alimentaires, eau douce), sera sans doute à l’origine de querelles, voire de conflits entre États voisins, et de disputes internes (régionales, ethniques) au sein des nations. L’accès aux sources d’énergie provoquera enfin des rivalités.

L’Islande souhaite naturellement qu’un renforcement de la coopération internationale aide à apaiser ces tensions.

* Défense et sécurité de l’Islande : le point de vue de Björn Bjarnason

Dans une conférence prononcée le 29 mars devant l’Association islandaise pour le traité nord-atlantique, le ministre de la Justice, Björn Bjarnason, a évoqué les tâches nouvelles incombant aux autorités nationales, en matière de défense et de sécurité, à la suite du retrait des forces américaines en septembre 2006. Rappelons que Björn Bjarnason, un des dirigeants du Parti

Conservateur, est aussi un des rares hommes politiques islandais à s'être depuis longtemps spécialisé dans les questions de politique internationale. Rappelons également qu’en Islande, il n’y a pas de Ministère de l’Intérieur, et que certains domaines qui, en France, relèvent de la compétence de ce Département, sont du ressort du Ministère de la Justice : on sait en outre que Björn Bjarnason a pris à bras le corps depuis un certain temps nombre de problèmes relatifs à la protection du pays (terrorisme, etc.).

Nous donnons en annexe quelques extraits de la conférence du Ministre.

 

ÉCONOMIE

1) Allocution du Premier Ministre Geir Haarde lors de la réunion annuelle de la Banque Centrale : résumé (voir le texte complet en anglais sur le Site Internet du gouvernement : www.government.is)

Le 30 mars, le Premier Ministre Geir Haarde a commenté les derniers développements de la conjoncture lors de la réunion annuelle de la Banque Centrale (dirigée par un de ses prédécesseurs David Oddsson). Il n’a pas manqué de souligner le rôle essentiel joué, de nos jours, dans la politique économique par la Banque, qui a légalement la charge de lutter contre l’inflation par une politique monétaire adéquate et, dans ce cadre, fixe librement ses taux d’intérêt directeurs, sans l’intervention du Gouvernement. Celui-ci ; il y a quelque vingt-cinq ans, face à une inflation calamiteuse, fixait à la fois les taux d’intérêt et le taux de change.

Dans le présent, le pays sort d’une période de surchauffe où une expansion accélérée a été entretenue par la réalisation de grands projets industriels et par un " boom " du marché immobilier. Le retour à l’équilibre est prévu par la Banque, qui laisse entendre que, face à ce renversement de tendance, elle commencera vers l’automne 2007 à baisser ses taux. Le rythme de l’inflation tendra à décélérer et se rapprochera de l’objectif fixé par ladite Banque (2,5 %). Dans le même temps, le déficit courant se réduira. La croissance économique, en 2007, ralentira par rapport aux exercices précédents (2,2 % contre 2,6 % en 2006, plus de 7 % en 2005.)

Ainsi, pour Geir, l’économie s’est-elle montrée particulièrement " résiliente " face à la surchauffe et à ses conséquences. La raison en est dans la solidité des réformes structurelles entreprises depuis 15 ans, qui lui permettent un " atterrissage en douceur " et évitent un " atterrissage brusque ".

Geir souligne également la solidité des finances publiques : position bénéficiaire du solde du Trésor, faiblesse de la dette publique, consistance des actifs. Il mentionne la situation enviable et assurée des banques et établissements financiers, et note que, sil est vrai que les ménages sont endettés, leurs actifs ont crû sensiblement dans le même temps.

Au passage, le chef du gouvernement note que l’emballement excessif de la croissance en 2005 avait été prévu par les Pouvoirs publics, ainsi que la montée subséquente des taux d’intérêt. En revanche, le " boom " immobilier, qui amplifia les effets de la surchauffe, avait été sous-estimé.

Par la suite, Geir Haarde justifie la politique d’allègement fiscaux menée depuis plusieurs années. Elle a été rendue possible par la gestion avisée des finances publiques et va contribuer à stimuler, par la consommation, la croissance au moment où celle-ci tend à ralentir.

Sur un autre plan, le Premier ministre critique les partisans du remplacement de la devise nationale par l’euro. Il remarque, d’entrée de jeu, que l’adoption de l’euro est impossible sans adhésion à l’Union européenne (contrairement à ce que laissaient entendre certains membres du Parti du Progrès) et que cette dernière ne convient pas à l’Île. L’économie islandaise est en effet périodiquement affectée par des fluctuations, souvent venues de l’extérieur : leur périodicité et leur cycle ne correspondent pas à ceux de la zone euro ni des grandes puissances ; et, pour les maîtriser, le recours à une politique budgétaire et monétaire nationales est nécessaire aux autorités. Le maintien de la couronne et l’action de la Banque Centrale sont des outils incontournables pour " gérer " ces fluctuations. L’euro, par lui-même, n’apporterait pas de solution miracle.

En conclusion, Geir Haarde a mis l’accent sur les efforts consentis par son gouvernement en faveur de l’éducation, de la recherche et d l’innovation. En dix ans, les moyens budgétaires mis à la disposition des Universités et de la recherche ont doublé en termes réels. L’accord quinquennal passé en début d’année avec l’Université d’Islande prévoit une nouvelle augmentation substantielle des dotations.

Les entreprises du secteur des technologies avancées sont de plus en plus les bénéficiaires des progrès faits par la recherche appliquée, et voient constamment leurs exportations progresser et combler l’insuffisante taille des débouchés intérieurs, La coopération internationale leur est par ailleurs d’un grand secours.

2) Commerce extérieur

L’Office des Statistiques d’Islande a publié récemment les chiffres d’ensemble du commerce extérieur du pays pour 2006 ;

Le total des exportations de marchandises, calculées fob, s’est établi à 242 740 millions de couronnes, celui des importations fob tournant autour de 391 350 millions. Le déficit a donc atteint 148 610 millions de couronnes, contre 105 695 millions en 2005.

Par rapport à l’exercice précédent, les exportations ont augmenté de 11,7 %, tandis que les importations ont progressé de 21,2 %.

S’agissant des exportations totales évaluées à 242,74 milliards de couronnes, elles se décomposent en :

  • 124, 38 milliards de produits de la mer (51,2 % ; en hausse de 1 % sur le montant de 2005) ;
  • 4, 4 milliards de produits agricoles (1, 78 % du total ; en augmentation de 3,1 % sur 2005) ;
  • 93,02 milliards de produits industriels (38,33 % du total ; +24,6 % par rapport à 2005) ;
  • 21 milliards de produits divers (8,68 % du total ; en hausse de 37,3 %).

Pour les importations, les principales catégories sont :

  • les produits alimentaires et les boissons : 23,16 milliards (5,62 % du total) :
  • les matières premières et produits intermédiaires : 96,90 milliards (24,8 % du total ; en progression de 25,4 % sur 2005) ;
  • les biens d’équipement : 96,45 milliards (24,65 % du total ; en hausse de 28,4 %) ;
  • l’énergie (8,86 % de l’ensemble) ;
  • les équipements et matériels de transport : 83,47 milliards (21,33 % de l’ensemble). En hausse de 28,3 % ;
  • les biens de consommation : 56,28 milliards (14,38 %).

 

3) Du côté de l’aluminium

Comme on le sait, l’usine d’aluminium ISAL, située à Straumvik entre Reykjavik et Keflavik (et à proximité du grand port de Hafnarfjördur), créée il y a quarante ans par la multinationale suisse Alusuisse et maintenant propriété du géant canadien Alcan, produit actuellement 178 000 tonnes annuelles d’aluminium. Mais les propriétaires s’étaient fixé pour objectif de l’agrandir dans les années à venir et d’accroître massivement sa capacité de production (jusqu’à 460 000 tonnes annuelles). Le gouvernement islandais n’y voyait que des avantages. Cependant des mouvements environnementalistes ne voyaient pas d’un bon ?il cette extension, source —selon eux- d’une augmentation de la pollution. Devant leur opposition, laquelle s’inscrit dans le mouvement d’opinion mettant fortement en question les dommages créés par les " grands projets " industriels (récemment achevés ou en cours), il avait été décidé par les parties intéressées (Alcan, municipalité de Hafnarfjördur) que la population de Hafnarfjördur et de ses environs serait appelée à se prononcer par un " référendum local " sur l’opportunité de l’extension.

Le référendum a eu lieu le 31 mars. 76,6 % des habitants majeurs de la ville et de ses environs y ont pris part. 50, 3 % de votants émirent un vote hostile à l’agrandissement, contre 49 % favorables. Seulement 88 votes de différence entre les deux camps. La municipalité voit dans ce scrutin un succès pour la " démocratie participative ".

Peu après, la Direction de ISAL a fait savoir que, sans mettre en ?uvre les nouveaux équipements prévus (et rejetés de peu par la population), elle pourrait sans doute, grâce à divers aménagements techniques, procéder à une augmentation de la production jusqu’à 350 000 tonnes. À suivre.

4) La conjoncture économique au printemps 2007

Sur le Site du Ministère des Finances (www.eng.fjarmalaraduneyti.is), un document très exhaustif (en anglais) est sorti sur l’état de la conjoncture économique au printemps 2007 et les perspectives de son évolution jusqu’en 2012. Nous en donnons ci-dessous les principales conclusions.

a.  Après les turbulences des trimestres écoulés, l'économie islandaise, quelque peu "chahutée" au printemps 2006, s'apprête à un "atterrissage en douceur" et à retrouver équilibre et stabilité.
Certes, la dépense nationale va baisser de 6,7 % en 2007 : en effet, les investissements vont se contracter à hauteur de 24 %, les grands projets "énergético-industriels" (centrales, aluminium) s'achevant et aucun autre ne prenant le relais pour le moment. La consommation va rester à son niveau de 2006. En revanche, les importations régressant (cherté des devises) et les exportations d'aluminium (nouvelles usines) se gonflant, le PIB s'améliorera de 0,9 %. Grâce au commerce extérieur en meilleure santé, le déficit de la balance courante, qui, en 2006 avait culminé autour de 26,7 % du PIB, reviendra à un solde négatif de 16 %.

b.  Le chômage progressera légèrement et pour l'année 2007 avoisinera 1,8 % de la force de travail. Le cours de la couronne devrait s'affaiblir un peu : de 1,6 % entre 2006 et 2007.

c.  Avec un taux d'intérêt nominal d'en moyenne 14 % (taux réel : vers 10 %), une inflation reculant au second semestre et retrouvant à la fin 2007 l'objectif fixé par la Banque Centrale, c'est-à-dire 2,5 %, la maîtrise de la demande sera assurée. Pour prévenir toute tendance recessioniste, l'excédent du secteur public se contractera de quelque 2 % du PIB en 2007, lors que ce secteur avait maximisé entre 2003 et 2006 la politique de rigueur.

 

SOCIÉTÉ

  • Les conditions de travail des fonctionnaires et agents du secteur public

Dans sa " Lettre hebdomadaire " en date du 12 avril, le Ministère des Finances nous donne les résultats d’une enquête conduite à la fin de 2006 auprès de 16 000 agents des services publics concernant leurs conditions de travail et se fondant sur les 10 000 réponses reçues. On a comparé les résultats avec ceux d‘une enquête similaire effectuée en 1998.

On remarque que les femmes occupant des postes de responsabilité sont plus nombreuses qu’en 1998 : 23 % (contre 15,6 % en 1998) des chefs de service et des Directeurs (trices) d’agences ; environ la moitié des cadres intermédiaires.

Les méthodes de gestion des services se sont perfectionnées ; les " bonnes pratiques " se diffusent bien ; les relations avec le supérieur immédiat se sont nettement améliorées. L’utilisation des connaissances des agents se fait mieux ; la formation professionnelle progresse (elle a touché 80 % environ des répondants). Les aptitudes de tous augmentent.

Beaucoup, certes, reste à faire : trop de stress au travail ; parfois des harcèlements inacceptables : des traitements qui souvent ne satisfont pas les agents, surtout les femmes.

Bien entendu des différences importantes existent selon les services et les agences, et la cohérence des politiques de gestion du personnel menées...

 

SUR LES SITES ISLANDAIS, DES PUBLICATIONS INTÉRESSANTES :

  • Sur le Site (en anglais) de l’Office des statistiques (www.statice.is), on trouve une étude -téléchargeable- démographique de la population étrangère en Islande entre 1996 et 2006, et de son rôle dans l’accroissement de la population en Islande. L’étude est en islandais, mais, à la fin, on a un résumé en anglais. Très nombreux tableaux statistiques (dans les deux langues). 24 pages
  • Sur le Site du Ministère de l’Environnement (www.eng.umhvervisradduneyti.is), une belle et savante brochure sur le plan adopté récemment (hiver 2006-2007) par le gouvernement islandais pour lutter contre le réchauffement climatique (" Iceland ‘s fourth national communication on climate "). 75 pages en anglais.
  • Sur le Site du Ministère des Finances (www.eng.fjarmalaraduneyti.is), un document très exhaustif (en anglais) sur l’état de la conjoncture économique au printemps 2007 et les perspectives de son évolution jusqu’en 2012.

 

ANNEXE : EXTRAITS DE LA CONFÉRENCE DU MINISTRE BJORN BJARNASON SUR LA DÉFENSE ET LA SÉCURITÉ(29 mars 2007)

Björn Bjarnason a d’abord rappelé que, depuis 1991, date de sa première élection au parlementaire, il plaide pour une participation accrue de son pays à l’effort de défense. Ce n’est que maintenant que cette politique commence à se concrétiser, même si la pierre angulaire de la sécurité insulaire réside dans l’accord bilatéral avec Washington.

Il constate qu’une partie des liens avec les Américains n’est plus assurée par des institutions militaires : les Islandais ont effectivement une étroite collaboration en perspective avec les Garde-Côtes, les douanes et les services de l’immigration américains, le FBI. Surtout ils travailleront plus avec le Département de la Sécurité Intérieure qu’avec celui de la Défense. Le rôle des institutions civiles, de part et d’autre, s’étendra.

1)  Bjôrn a noté qu’à la suite de la suite de l’Arrangement islando-américain d’octobre 2006 (maintenant l’accord de défense de 1951), les Islandais, en application de la Déclaration unilatérale (" Yfirlysing ") de leur gouvernement

sur les tâches nouvelles incombant aux autorités nationales, ont créé une société publique, sous l’autorité du Premier ministre, mais à laquelle participent les collectivités locales, pour étudier et mettre en oeuvre la " reconversion " durable du district du Sudurnes, où se trouvait la Base. Cette société va mettre en vente à cet effet de vastes surfaces. On parle d’y créer une Université Internationale. Une partie de la zone, sous le contrôle du Ministère des affaires étrangères, sera une zone de sécurité liée à la défense et à l’utilisation de l’aéroport et de certaines installations de Keflavik.

2)  La révision de la législation sur la protection civile a été entamée, comme prévu. Dans cette optique, pour coordonner tous les organismes concernés par la sécurité nationale (et sa mise en cause par les catastrophes naturelles aussi bien que par des actions humaines), un Centre interministériel est créé, sous la responsabilité du Ministre de la Justice, son Conseil de Direction comprenant le Premier ministre, celui des Affaires étrangères et celui des Transports et Communications, celui de la Santé et celui de l’Environnement. Un projet de loi sur la Protection civile est en préparation et sera discuté par le prochain Parlement.

Il concerne les mesures préventives à prendre pour éviter, si possible, les catastrophes ; et les actions à mettre en ?uvre pour réparer au mieux les dommages intervenus. Un Centre ad hoc sera mis en place auprès du Directeur national de la Police. Un Conseil National de la protection et de la sécurité civiles, où tous les ministres impliqués siègeront, sera également institué.

3)  La collaboration entre la Police, les Garde-Côtes, les pompiers et les équipes de sauvetage et de secours, est renforcée. Les effectifs correspondants seront accrus, avec également des auxiliaires, pour constituer une " réserve " de quelque 240 personnes, aisément mobilisable.

4)  Une coopération avec les organismes de nombreux pays -notamment européens- est en cours d’intensification. En 2006, des experts (UE) de la lutte contre le terrorisme ont étudié la situation et suggéré la constitution d’un Service de la Sécurité nationale. Certes, les risques terroristes sont relativement minimes, mais le Gouvernement serait " léger " s’il ne prenait pas des mesures préventives adéquates. Pour une telle " structure ", 25 à 30 personnes, agissant dans le secret le plus absolu, suffiraient. Un projet de loi pourrait être soumis à la prochaine session du Parlement en ce sens.

Ce service sera sans doute appelé à collaborer avec ses homologues européens (UE), suisse et norvégien et l’Islande prendrait part ainsi aux activités (informelles) du " Club de Berne " qui réunit les organismes européens d’intelligence.

5)  Conformément à ce qui était prévu en septembre 2006, l’Islande se dote d’un système de télécommunications très sophistiqué (Tetra) couvrant la totalité de son territoire. Ce système sera en place incessamment. Et permettra des échanges rapides d’informations entre tous ceux qui participent à une opération de sauvetage donc une plus grande rapidité de celle-ci.

6)  Les Garde-Côtes, dès avril 2006, avaient reçu l’ordre de renforcer leurs moyens en hélicoptères en en louant 2 supplémentaires, permettant ainsi à ces matériels d’être en service 24 heures sur 24 toute l’année.
Le 20 mars 2007, il a été décidé par le gouvernement de définir l’équipement des Garde-Côtes à moyen et long terme. Dans ce cadre, une coopération avec la Norvège est lancée, en vertu de laquelle les deux pays lanceront un appel d’offres commun pour l’acquisition d’hélicoptères très performants en matière de sauvetage et de secours. Une collaboration étroite est également prévue concernant l’utilisation des appareils, qui seront livrés dans les années 2011 à 2014. En attendant cette livraison, les Islandais loueront des Super Puma ou des Dauphin analogues à ceux en service au cours des 20 dernières années.

Par ailleurs un nouveau navire a été commandé pour les Garde-Côtes

islandaises, en décembre 2006, auprès des chantiers ASMAR. Il devrait être achevé au milieu 2009. Il sera plus puissant que les deux navires actuels.

7)  Dans la " Déclaration " de 2006, il était prévu qu’un " Comité parlementaire sur la sécurité " associerait les membres de l’Althing au travail de réflexion sur ce problème. La prochaine législature va sans doute être impliquée dans ce mécanisme.

8)  En matière de partages de compétences entre les Départements ministériels concernés, la situation a évolué depuis septembre 2006 : avant cette date, les " Affaires étrangères " avaient un quasi-monopole pour les questions de défense à travers les relations avec les Etats-Unis.

En conclusion, Björn Bjarnason a tiré les leçons des évènements de l’automne 2006. L’Islande ne va pas se doter d'une armée ni de forces militaires. Les mesures de sécurité prévues concernent la police. L'île pourra fournir des facilités (pour des navires et avions) et un soutien de ses forces civiles aux alliés étrangers qui s'impliqueront dans sa défense). D'ores et déjà, les "Garde-Côtes" ont des accords de coopération avec le Danemark (accord du 13 janvier 2007) et la Norvège. Un programme commun de secours et sauvetage dans l'Atlantique-Nord est élaboré avec le Royaume-Uni, le Canada et les Etats-Unis.

Enfin, les Unités Spéciales dépendant du Commissaire national de la Police ont été renforcées et sont prêtes à être équipées et entraînées (exercices conjoints) avec leurs homologues de pays alliés.

Dans les années à venir la sécurité (lato sensu : risques terroristes et risques d'accidents) des routes maritimes autour de l'Islande prendra de plus en plus d'importance, vu les transports d'hydrocarbures entre la Mer de Barents et l'Amérique du Nord notamment. Washington peut regretter son récent désengagement de l'île.

ANNEXE : ACTUALITÉS ISLANDAISES EN FRANCE

1) EXPOSITION EN NORMANDIE
Katrin Fridriks du 16 mars au 17 juin 2007
Exposition " Mangeurs d’étoiles "
au Palais Bénédictine à Fécamp (Seine Maritime)
Katrin Fridriks, née à Reykjavik en 1974, oriente son travail autour de la calligraphie, des concepts d’installation, le tout influencé par la pop culture.
Elle a spécialement crée des oeuvres grand format et des installations pour cette exposition au Palais Bénédictine.

Palais Bénédictine
110 rue Alexandre le Grand
BP 192
76400 FECAMP
T : 02 35 10 26 10
www.benedictine.fr
www.katabox.com 

 

2) CONCERTS DE HAFDÍS HULD
La nouvelle révélation pop islandaise, Hafdís Huld (ex membre du groupe Gus Gus), est en concert en France du 25 avril au 4 mai dans le cadre du Festival Les Femmes s’en mèlent.

25.4.: Bordeaux — BT59
Hafdís Huld + Au revoir Simone + Electrelane

26. 4.:  Amiens — La lune des Pirates
Hafdís Huld + Elk City

27.4.: Vendôme — Chapelle
Hafdís Huld + Au revoir Simone + Laura Veirs & The Saltbreakers

28.4.: Nevers — Café Chabron
Hafdís Huld + Elk City

29.4.: Grenoble — Le Ciel
Hafdís Huld + Guest

4.5.: Dijon — Atheneum
Hafdís Huld + Frida Hivönen + Guest

http://www.hafdishuld.com/
www.myspace.com/hafdishuld
www.lfsm.net
http://www.myspace.com/lesfemmessenmelent

 

ANNEXE : Le Festival français en Islande (FESTIVAL " POURQUOI PAS. UN PRINTEMPS FRANÇAIS EN ISLANDE ")  : un projet ambitieux qui se déroule au printemps 2007

* En réponse à la " Quinzaine islandaise " qui s’est déroulée en France en septembre-octobre 2004, la France a décidé d’organiser, pour la première fois en Islande, un Festival, par le canal de l’Ambassade de France en Islande. Cet événement se déroule du 22 février au 12 mai 2007. Il comporte quatre volets : culturel, scientifique, cinématographique - le Festival annuel du film français qui a lieu en janvier a été décalé à cette occasion -, commercial et touristique. L’objectif essentiel de ces manifestations est de faire mieux connaître la France, ses réalisations, sa culture, ses artistes, notamment à la jeune génération islandaise. Il est aussi de montrer, si besoin en est, la vitalité des échanges entre les deux pays dans ces secteurs.

Afin d’être en prise directe avec les manifestations locales et instaurer un véritable partenariat avec les interlocuteurs islandais, il a été décidé de rattacher, autant que faire se peut, un certain nombre d’événements à des festivals locaux : ainsi, le lancement du Festival Français en février se fait au moment où s’ouvre le " Festival des lumières " et sa clôture interviendra en mai, lorsque s’ouvrira le " Festival des arts de Reykjavík ".

Un site est accessible : www.pourquoipas.is/fr pour obtenir toutes les informations sur ce festival, et notamment les programmes complets dans les domaines suivants : art de la rue, art visuel, audiovisuel et cinéma, théâtre, danse, littérature, musique, expositions et conférences scientifiques, commerce et tourisme. Un descriptif détaillé (et illustré) de chacune des manifestations est fourni à cette occasion, en français, anglais et islandais

  

À NOTER :

1) Cette publication "artisanale" ne comporte (sauf rare exception) que des informations politiques, économiques et sociales sur l'Islande, à l'exclusion de développements de nature culturelle et/ou artistique, du tourisme, et d'informations sur les manifestations islandaises en France et françaises en Islande.

Il existe en effet des sites ou des organes d'information qui fournissent ces autres informations. On signalera tout particulièrement :

a) la Revue "Courrier d'Islande" (trimestrielle) que l'Association "France-Islande" envoie par courrier postal à ses adhérents.

Pour en savoir plus sur cette Association, la Revue citée et le site Internet de " France-Islande ", le contact est le suivant :

Association "France-Islande" (Président : M. Jean Le Tellier) ;
31 avenue Thierry
92410 Ville d'Avray

e-mail :jean@jlet.net
Site Internet : www.france-islande.com

b) le Site Internet de l'Ambassade d'Islande en France, qui, en plus de ses "actualités", est une mine incomparable de "liens" (notamment sur la culture, les arts et la vie sociale, etc.), en français ou en anglais : www.iceland.org/fr

c) pour les touristes (anciens ou à venir), l'excellent site de Christian et Marie-Françoise Gilabert, " Islande, au pays de la création du monde " : http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert

2) Je vous signale que l'Université de Caen (Département de langues nordiques) a publié sur le Net une bibliographie très complète de livres (littérature ou autres) islandais traduits en français. Lien : www.unicaen.fr/lve/Dept/Etudes_nordiques/islandais/islandais_documents.html

3) J'ai, fin 2004, avec l'aide du Ministère des affaires étrangères de l'Islande, publié, aux "Éditions de la Documentation Francaise", un petit opuscule de 140 pages, à jour au 15/8/2004, qui trace un aperçu de la géographie, de l'histoire, de la démographie, des institutions et de la vie politique, des secteurs de l'économie et de la politique économique, des relations extérieures (politiques, économiques et militaires), de la législation sociale du pays. Il est complété par quelques rapides développements sur la vie sociale et culturelle. On le trouve dans beaucoup de bibliothèques (notamment universitaires), sous le titre "Portrait de l'Islande" (éditeur : Documentation française, 2004).

JM

 

 

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