Bulletin mensuel
L´ACTUALITÉ ISLANDAISE EN OCTOBRE 2007
Yfirlit
POLITIQUE INTÉRIEURE
1) Rentrée parlementaire : Discours de politique générale du Premier Ministre
Comme chaque année, le début d'octobre a marqué en Islande la rentrée parlementaire.
Selon l'usage, le Premier ministre, Geir Haarde, a prononcé, le 1er, le discours inaugural de politique générale, ouvrant la session de l’Althing.
Il y a développé et précisé les objectifs du programme adopté le 23 mai (voir les "Bulletins mensuels" de mai et juin 2007), lors de la formation du gouvernement de "grande coalition" -associant Conservateurs et gauche modérée-.
Il a abordé les points suivants :
* Le contexte économique à court et moyen terme
Après des années de forte expansion mais aussi de déséquilibres, l'économie nationale voit sa progression ralentir mais recouvre une stabilité certaine. Dans ces conditions, les objectifs d'équilibre, de stabilité, et de dynamisme sont réaffirmés. Il s'agit, plus que jamais, de définir et d'améliorer un environnement satisfaisant pour la compétitivité des entreprises islandaises, en Islande et à l'étranger. Les progrès de l'économie serviront à l'amélioration du bien-être de la nation, donc des ménages.
D'entrée de jeu, le Premier ministre annonce sa volonté de procéder à une réduction de la pression fiscale dans les années à venir, et cela sous différentes formes : impôts des particuliers et des sociétés, autres prélèvements obligatoires.
En effet, la situation des finances publiques se révèle meilleure qu'on ne l'avait estimé. Le projet de budget pour 2008 prévoit un excédent non négligeable, qui devrait se consolider dans les quatre années à venir, alors que des déficits avaient été redoutés.
* La réduction des quotas de pêche (cabillaud, etc) et les mesures récentes pour venir au secours des populations frappées
On se reportera sur ce point au "Bulletin" de septembre
* La réorganisation de la structure du gouvernement
Geir a explicité les raisons des modifications apportées à la structure du gouvernement et aux compétences respectives des divers Départements ministériels, lors de la formation fin mai du "gouvernement de Thingvellir" : recherche d'une efficacité accrue, meilleurs liens avec les administrés particulièrement dans le secteur social, etc.
Un train de réformes les précisant entrera en application début 2008.
* Des initiatives multiples pour l'amélioration de la protection sociale et sanitaire
Le Ministère des affaires sociales et celui de la Santé ont récemment pris des initiatives concernant la santé des enfants et des jeunes. Ont également fait l'objet de l'attention du gouvernement les problèmes du logement, spécialement du logement social ; les inégalités salariales entre hommes et femmes, et les "discrimina-tions liées au genre" ; .le sort des travailleurs immigrés et de leurs familles ; le perfectionnement constant du système de santé et la lutte contre certaines affections ; la recherche d'une efficacité maximale de ce système par une rationalisation des dépenses et un recours accru à la concurrence ; l'amélioration permanente du niveau de vie des personnes âgées.
* La promotion de l'éducation, de la culture et de la science
Le Premier Ministre a repris l'essentiel des points figurant dans le "Programme du Gouvernement" du 23 mai (voir "Bulletins" de mai et de juin).
Il a pour l'exemple souligné le doublement progressif de la contribution au "Centre Islandais de la Recherche et au "Fonds pour le Développement technologique", amorcé dès 2008. Le "Centre Islandais de l'Innovation", né en août 2007 de la fusion de l'Institut des technologies industrielles avec un autre organisme de recherches, sera encouragé à développer ses activités en liaison avec le monde de l'Université et celui des entreprises.
* Industrie, transports et communications
Geir Haarde a par la suite passé en revue les nouvelles orientations adoptées en matière de développement industriel, et d'industries à forte intensité énergétique, a mentionné l'intérêt des Islandais pour l'établissement dans l'île, le moment venu, de "data centers", a rappelé les projets en cours pour le développement dans les prochaines années des communications routières (nouvelles voies, tunnels, etc.).
* Commerce, consommation et concurrence
Le ministre du Commerce prépare divers textes visant à améliorer significativement la protection des consommateurs, à mieux encadrer leurs rapports avec les banques et les établissements financiers, à stimuler la concurrence là où elle est entravée par des pratiques oligopolistiques.
S'agissant des établissements de crédit, en constant développement, le rôle de l'Autorité de Surveillance Financière sera précisé et renforcé.
* Les Islandais prennent une part accrue à la défense de leur territoire
Les Islandais, depuis le retrait des troupes américaines en septembre 2006, ont accru significativement leur propre contribution (humaine et financière : renforcement des forces de l'ordre, achats de matériels et équipements en particulier pour les Garde-Côtes, etc.) à la sécurité, sous l'égide notamment du Ministère de la Justice, faisant fonction de Ministère de l'Intérieur. Ils tissent d'autre part avec des États "atlantiques", voisins et amis (Danemark, Norvège, etc.), des liens étroits et impliquant une coopération multiforme en matière de sécurité et de "surveillance".
* L'Islande et la politique internationale
Geir a rappelé certaines des priorités de Reykjavik :
- la mise en ?uvre par la communauté internationale d'une stratégie volontariste et efficiente pour lutter contre le changement climatique et réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, au-delà de 2012. Sur ce terrain, l'Islande est en mesure d'aider de nombreux États en les faisant bénéficier de son expertise géothermique ;
- l'intensification de l'aide publique au développement : augmentation substantielle de son volume et réorganisation de ses procédures sont sur l'agenda des toutes prochaines années ;
- l'intérêt primordial porté à la "zone arctique", avec les projets d'exploitation de ses ressources, la révolution future des transports maritimes dans le Grand Nord en liaison avec les changements climatiques, etc. ;
- Pour conclure, le Premier Ministre s'est déclaré très confiant dans le caractère fructueux de la collaboration entre les deux grands partis associés au sein de son gouvernement. La large majorité dont disposent les Conservateurs et l'"Alliance" sociale-démocrate est un atout de poids dans l'adoption prochaine d'un programme de profondes réformes.
Le discours du Geir Haarde a été suivi par le débat traditionnel de politique générale.
Y ont participé les dirigeants des diverses formations parlemen-taires, c'est-à-dire, pour l'opposition -un tiers des élus, en tout-, des Libéraux, du Parti du Progrès et de la "Gauche Verte".
Le Président de cette dernière, l'ancien ministre Steingrimur Sigfusson, s'est affirmé, une fois encore, comme un adversaire habile et déterminé de l'actuelle majorité, que ce soit sur les questions financières, économiques et sociales, ou sur la protection de l'environnement, un de ses thèmes de prédilection.
2) Rentrée parlementaire : Présentation du projet de loi de finances pour 2008
À la suite du discours du chef de gouvernement et du débat de politique générale, le ministre des Finances, Arni M. Mathiesen (parti Conservateur) a présenté devant l'Althing son projet de loi de finances pour 2008, ouvrant ainsi le grand débat budgétaire. Celui-ci sera au centre des discussions parlementaires durant une bonne partie du dernier trimestre.
D'entrée de jeu, le ministre est félicité du fait que, selon les dernières estimations, l'excédent budgétaire pour l'exercice en cours -2007- serait nettement plus élevé (de quelque 57 milliards de couronnes) qu'on ne s'y attendait. Les recettes, en particulier, se sont révélées plus abondantes.
Pour l'année à venir, alors que, à l'automne dernier, on redoutait un déficit de près de 5 milliards, on prévoit actuellement un excédent confortable, avoisinant 31 milliards.
Pour la première fois, la loi de finances islandaise comporte une rubrique spécifique "Dépenses relatives à la défense", qui s'élève à 533 millions de couronnes (base de Keflavik, collaboration avec l'OTAN, participation à des man?uvres, etc.). Une autre rubrique (822 millions) retrace les dépenses liées à la "Radar Agency", rétrocédée le 16 août par les Américains, qui en avaient jusque-là assuré le fonctionnement (voir "Bulletin" d'août).
Le 18 octobre, le site en anglais du Ministère des finances a publié, sous forme d'un document pdf, un dossier ("Budget highlights for 2008") présentant en 18 pages l'architecture et les grands équilibres du projet de budget, ainsi que les "masses principales" le constituant, tant pour les recettes que pour les dépenses.
À télécharger sur : http://eng.fjarmalaraduneyti.is/government-finance/fiscal-budget/nr/9354
3) Turbulences dans le monde politique à propos du statut des ressources naturelles
Le mois d'octobre 2007 a connu diverses "turbulences politiques" provoquées par le statut des ressources naturelles, plus précisément des ressources énergétiques.
a) Cette question a en premier lieu suscité une grave crise à la municipalité de Reykjavik :
Le 11 octobre, le maire Conservateur de Reykjavik, Vilhjalmur Th. Vilhjalmsson, qui administrait la ville depuis les élections locales de mai 2006, est renversé de justesse, suite à un coup de théâtre au sein du conseil municipal. Celui-ci a enregistré le brutal "revirement" de l'unique conseiller du Parti du Progrès (centriste), Björn Ingi Hrafnsson, allié depuis 2006 aux Conservateurs et dont la voix leur était indispensable pour constituer une majorité. L'intéressé rejoint l'opposition de gauche, renforcée d'une élue " ex-libérale" ("groupuscule" de droite).
Cette coalition relativement disparate met en minorité Vilhjalmur. Elle prend prétexte de diverses obscurités, incertitudes et points litigieux ayant entouré, au tout début du mois, la création, avec son appui, d'un géant de l'industrie géothermique par la fusion du puissant groupe privé "Geysir Green Energy" et de la compagnie "Reykjavik Energy Invest" (REI), jusque-là filiale de la Compagnie d'énergie de Reykjavik, organisme public contrôlé par la Municipalité. Conçu pour être une des plus grosses sociétés de production de cette énergie sur la planète, -avec des actifs avoisinant selon certaines estimations, contestées par la suite, 65 milliards de couronnes-, ce "géant" a été fondé pour opérer sur le marché mondial de l'énergie géothermique, à armes égales avec des concurrents redoutables, selon ses partisans (la majorité de centre-droit PI-PP, qui dirigeait alors la ville).
Une "mini-tempête" avait été soulevée par ladite initiative au sein de la municipalité, où, à la différence de ce qui se passe sur le plan national, la gauche modérée de l'"Alliance" (sociale-démocrate) s'oppose aux Conservateurs, mais est alliée avec la gauche "radicale" ("Gauche Verte") ; le "Parti du Progrès" jouant de sa position charnière (il avait collaboré avec les deux formations de gauche entre 1994 et 2006 au sein d'une coalition majoritaire, la liste R, créée en 1994 par la "féministe" Ingibjörg Solrun Gisladottir, devenue depuis présidente de l'"Alliance"?et actuelle ministre des Affaires étrangères).
Vilhjalmur sera remplacé, dans les jours qui suivent son renverse-ment, par le chef de file de l'"Alliance" reykjavikoise, Dagur B. Eggertsson. Autour de Dagur se constitue une nouvelle majorité, avec les représentants de l'"Alliance", de la "Gauche Verte", du Parti Libéral (droite populiste) et du Parti du Progrès. Elle regroupe ainsi toutes les formations locales à l'exclusion des Conservateurs, qu'il s'agit symboliquement de chasser de leur "place-forte" traditionnelle.
On peut au départ se demander si cette majorité, qui ne tient comme la précédente qu'à une voix, sera solide et durable, les positions de la "Gauche Verte" étant souvent peu compatibles avec celles du PP ou des Libéraux. L'affaire est donc à suivre de près.
Rappelons qu'une équipe analogue (mais sans élu Libéral) avait arraché spectaculairement Reykjavik aux Conservateurs du PI en mai 1994, y régnant jusqu'en 2006, date à laquelle elle avait, suite aux élections locales, été remplacée par une coalition PI-PP. L'élu du PP, le jeune, "versatile", mais très ambitieux Björn Ingi Hrafnsson (il envisage sans doute pour l'avenir un "destin national", dans un parti, qui manque cruellement, depuis le départ d'Halldor Asgrimsson, de "chefs" incontestés) avait en mai 2006 opté pour une collaboration avec les Conservateurs.
La pièce se rejoue à 13 ans de distance. Mais en 1994 l'"alternance" était la conséquence des élections locales. En 2007, le revirement d'un seul élu a servi de détonateur. Dans l'explosion qui a suivi, il est encore difficile de faire la part des rivalités et des man?uvres partisanes, des ambitions et des calculs personnels, mais aussi de questions de principe concernant le statut des ressources naturelles, tout comme de conflits d'intérêt autour de l'immense "pactole" qu'est l'énergie géothermique. Toute la "fine fleur" du capitalisme et des groupes financiers islandais est engagée, souvent par personnes interposées.
Il sera intéressant de savoir comment la question du "géant géothermique" sera finalement résolue au plan local. Pour le moment, le "dossier" semble de plus en plus embrouillé, notamment sur de litigieuses questions juridiques et financières.
b) Le statut des ressources énergétiques fait également l'objet de débats au plan national.
La question de la propriété des ressources naturelles, en Islande, est, comme dans bien d'autres pays, assez "sensible" et objet de vieilles controverses entre la gauche et les autres formations. On sait que, sur les "ressources de la mer", -les stocks de poisson- ("ressource commune") et les modalités de leur mise en valeur (de leur exploitation, donc), Conservateurs et Socialistes (y compris les anciens "Sociaux-Démocrates) ont longtemps ferraillé, la question des pêcheries ayant été réglée dans les années 90 par un compromis consensuel.
Conformément à son programme rendu public le 23 mai, le gouvernement de "grande coalition" doit se pencher sur la question de la propriété des ressources naturelles, principalement sur ses volets relatifs à l'eau et à l'énergie. Le Parlement pourrait également légiférer sur les modalités de leur exploitation, sur les rôles respectifs (et les limites) du secteur public et du privé, sur l'interven-tion éventuelle des investisseurs étrangers.
Or, dans ce domaine, Conservateurs et membres de l'"Alliance" (tels les ministres de l'Industrie, du Commerce, de l'Environnement), associés au sein du cabinet dirigé par Geir Haarde, ne sont pas, au départ, sur la même longueur d'ondes.
À notre connaissance, à la fin octobre, aucune position commune n'avait été dégagée.
On voit au passage à quel point la création, début octobre, d'un "géant" de la géothermie (voir plus haut), sous les auspices de l'ancienne Municipalité de Reykjavik, venait jeter le trouble dans la classe politique, notamment au Parti de l'Indépendance et à l'"Alliance". Elle prenait de court les formations nationales, avant qu'elles aient fait connaître leurs doctrines sur ce problème important.
Dans l'immédiat, aussi bien le Premier ministre Geir Harde que la présidente de l'"Alliance" (la ministre Ingibjörg Solrun Gisladottir) ont multiplié les déclarations apaisantes. Selon eux, la "tempête" reykjavikoise ne met pas en danger l'excellent climat au sein du cabinet, même s'ils ont des vues différentes sur le changement d'équipe dans la capitale.
Par ailleurs ils reconnaissent que la question du statut des "ressources naturelles" est complexe et peut donner lieu à des prises de position divergentes,
Il semble, toutefois, raisonnable de penser que la recherche du consensus entre partenaires d'une coalition bénéficiant d'une forte popularité l'emportera sur les forces centrifuges et les divergences. Il appartiendra alors aux principaux responsables impliqués (Geir Haarde, Ingibjörg Solrun et Össur) de faire preuve de leur sens bien connu de la négociation pour trouver les formulations à même d'être acceptées par les deux formations.
À SUIVRE DANS LES PROCHAINS NUMEROS
POLITIQUE EXTÉRIEURE
* La ministre des affaires étrangères à l'AGNU à New-York (25-29 septembre)
Le 25 septembre et les jours suivants, Mme Ingibjörg Solrun Gisladottir a participé aux travaux de la 62e Assemblée Générale des Nations Unies à New York, où elle représentait l’Islande.
Elle y a prononcé le 28 septembre un discours, dans lequel elle mettait en avant les efforts consentis par son pays en vue de la réalisation de certains des objectifs de l'ONU.
Elle a ainsi évoqué l'accroissement de l'aide publique au développement, qui a doublé au cours des quatre dernières années. L'aide islandaise devrait prochainement se situer, en proportion du PIB, parmi les plus généreuses de la planète.
Elle a rappelé par ailleurs les objectifs à long terme, très ambitieux, de Reykjavik concernant la lutte contre le réchauffement climatique : ses émissions de gaz à effet de serre devront diminuer de 50 à 75 % d'ici 2050. Avec d'abondantes sources d'énergie renouvelables, et la maîtrise de technologies d'avant garde, l'entreprise est en bonne voie.
Par ailleurs, la Ministre a vivement condamné les atteintes aux libertés fondamentales commises dans divers États, comme la Birmanie. Elle s'est prononcée pour une assistance aux populations du Darfour. Et, s'appuyant sur les conclusions de son récent voyage au Moyen-Orient, elle préconise un renforcement des efforts déployés pour faciliter la solution du conflit israélo-palestinien. L'Île, en outre, s'est engagée à augmenter son aide aux réfugiés irakiens en Jordanie, par la voie de la scolarisation des enfants.
C'est tout naturellement qu'en conclusion, forte des réalisations de l'Islande au sein des Nations-Unies (qui comprennent aussi une participation dynamique à divers programmes de coopération technique, et aux actions en vue de l'égalité des genres et de l'accès des femmes aux responsabilités), Mme Ingibjörg Solrun Gisladottir, a rappelé la candidature de l'Île au Conseil de Sécurité, pour la période 2009-2010 (voir "Bulletin" de septembre). Pour cette élection, qui aura lieu dans un an, elle est activement soutenue par les autres États nordiques, comme ceux-ci l'ont fait savoir à la communauté internationale par lettre en date du 17 septembre.
* La ministre des affaires étrangères à l'Assemblée Parlementaire de l'OTAN
Le 6 octobre, Mme Ingibjörg Solrun Gisladottir s'est adressée aux membres de l'Assemblée Parlementaire de l'OTAN, qui étaient réunis dans la capitale islandaise.
On trouvera sur le site en anglais du Ministère (http://eng.utanrikisraduneyti.is/speeches-and-articles/nr/3873) le texte complet de son exposé.
Celui-ci a retracé notamment, en parallèle avec les transformations enregistrées depuis la chute du mur de Berlin par l'Alliance Atlantique, les grandes lignes de la politique de sécurité et de défense définie par l'Islande à la suite du "retrait américain" de septembre 2006. La ministre a mis l'accent sur la participation accrue de son pays aux activités de l'OTAN (Afghanistan, etc.) et sur les efforts qu'il consent désormais pour sa sécurité en étroite collaboration avec l'Organisation et certains de ses membres.
D'autres responsables gouvernementaux ont, par ailleurs, pris la parole devant l'Assemblée de l'OTAN.
Össur Skarphédinsson, ministre de l'Industrie, a évoqué les conséquences prévisibles du futur changement climatique en matière de sécurité, et les risques de rivalités, voire de conflits entre États voisins, pour l'accès à l'énergie. L'Islande, grâce à son expertise géothermique, dispose en la matière d'un précieux atout.
Le ministre de la Justice Björn Bjarnason, en charge des forces de police et des Garde-Côtes, a préconisé un renforcement de la collaboration entre États membres de l'Alliance atlantique, pour assurer la sécurité des mers, et des voies de communication, dans la zone entourant l'Islande.
Enfin, le Premier Ministre Geir Haarde a rappelé les grandes lignes de la politique de sécurité suivie par la nation islandaise après le départ des Américains, l'an dernier, et le rôle essentiel qu'y tenait l'Alliance. Un large consensus entourait maintenant la relation privilégiée entre l'OTAN et Reykjavik.
ÉCONOMIE
* LA CONJONCTURE ECONOMIQUE A L'AUTOMNE 2007
Le Site du Ministère des Finances (www.eng.fjarmalaraduneyti.is) a publié, le 1er octobre, une étude (en anglais) sur l’état de la conjoncture économique à l'automne 2007 et les perspectives de son évolution jusqu’à la fin 2012. Nous en donnons ci-dessous les principales conclusions, reprises dans la "Lettre hebdomadaire" du 4 octobre du Ministère :
- Malgré les turbulences qu'elle a traversé, l'économie islandaise, a enregistré en 2006, une croissance honorable de 4, 2% supérieure aux prévisions (2,6 %).
La consommation des ménages, certes, a moins progressé qu'attendu ; mais la consommation publique des collectivités locales et l'investissement brut ont nettement dépassé les attentes. - D'une manière générale, la dépense nationale va baisser de 5,2 % en 2007. En effet, les investissements vont se contracter, les grands projets "énergético-industriels" s'achevant et les investissements de moindre envergure ne compensant pas ce recul. En revanche, la consommation des ménages continuera sa progression (+2,1 %). Les exportations d'aluminium (nouvelles usines) se gonfleront, et les importations se tasseront, améliorant la balance commerciale.
- Dans ces conditions, le PIB % enregistrera une très légère hausse : 0,7 % pour l'exercice.
Il remontera de 1,2 % en 2008, grâce aux échanges extérieurs. La balance commerciale sera en meilleure santé (même si les exportations de produits de la mer fléchissent, celles de produits industriels seront très dynamiques). Consommation des ménages et investissements ne seront pas encore au rendez-vous.
Pour 2009, le tableau sera contrasté : croissance de 2,1 % ; reprise de l'investissement ; recul de la consommation.
Le déficit de la balance courante, qui, en 2006 avait culminé autour de 25,7 % du PIB, reviendra à un solde négatif de 15,2 % en 2007, 8,8 % en 2008 et 7,6 % en 2009. - Les tensions sur le marché du travail sont actuellement à leur point culminant, avec un taux de chômage ne devant pas dépasser 1,1 % en 2007. Il progressera dans les années à venir, et pour l'année 2008 avoisinera 2,9 % de la force de travail, puis 3,6 % en 2009.
L'inflation (de 4,5 % entre 2006 et 2007) s'établira autour de 3,3 % en 2008, puis, avec 2,8 %, retrouvera presque en 2009 l'objectif fixé par la Banque Centrale (2,5 %). - Les années 2010 à 2012 seraient marquées par la poursuite d'une croissance modérée, autour de 2,4 % ; par une inflation proche de l'"objectif" ; et par un déficit de la balance courante se stabilisant à quelque 5 % du PIB.
- Les prévisions ci-dessus sont évidemment entourées de diverses incertitudes, concernant en particulier l'éventuelle mise en ?uvre d'un ou plusieurs "grands projets", les conséquences des accords salariaux à venir, l'évolution des taux de change, et celle de la conjoncture internationale.
Aussi bien, le Ministère examine-t-il, par rapport au schéma décrit, plusieurs variantes. Deux "scénarios" sont esquissés, prenant en compte, l'un une variation importante du taux de change (dépréciation de 20 % de la couronne), l'autre la réalisation d'une nouvelle usine d'aluminium.
* LA GLOBALISATION A PROFITÉ À LA CROISSANCE ISLANDAISE
Le Site du Ministère des Finances (www.eng.fjarmalaraduneyti.is) a publié, le 18 octobre, un article (en anglais) concernant l'impact positif sur la croissance islandaise -et la bonne santé du Trésor public- de la globalisation et de la participation croissante de l'Île aux échanges internationaux.
Stimulés par des réformes structurelles visant à "libérer les énergies et les initiatives", des taux de croissance significatifs se sont accompagnés d'une meilleure utilisation des ressources naturelles et du potentiel humain. Ils ont correspondu à une participation accrue des firmes islandaises aux échanges internationaux, enclenchant un "cercle vertueux" où le revenu national se gonflait, de même que la demande. Le tout prenait appui sur des mutations et innovations technologiques prospérant dans "une société du savoir" aussi accomplie que l'Islande.
* L'ISLANDE ET L'EURO
À plusieurs reprises, depuis juin, le ministre du Commerce Björgvin G..Sigfusson (appartenant à l'"Alliance", gauche modérée sociale-démocrate) a repris certains des arguments mis en avant, avant les élections, par son parti et notamment par la présidente Ingibjörg Sólrún Gísladóttir en faveur d'une adhésion à l'UE et surtout à la zone euro. L'avenir pour l'Île est là, selon lui. Il reconnaît que le "programme du gouvernement" ne comporte pas une telle orientation, mais cela n'interdit pas une libre discussion sur les enjeux en cause dans la question européenne. Pour Björgvin, le maintien de la couronne comme monnaie indépendante est un important facteur de déséquilibres pour l'économie insulaire. Son cours, à la merci des man?uvres spéculatives de groupes financiers étrangers, est soumis à des fluctuations excessives et injustifiées ruineuses pour certains secteurs et notamment pour diverses exportations.
Récemment Björgvin avait examiné, avec quelques représentants du monde des affaires, une "piste de réflexion" : l'adoption unilatérale de l'euro par Reykjavik, sans que cela implique une adhésion à l'UE. Mais cette "piste" a été vite rejetée et fermée par le Gouverneur de la Banque Centrale Européenne lui-même, Jean-Claude Trichet et par divers experts. Dans ces conditions, le ministre islandais du Commerce ne peut que confirmer sa préférence pour l'adhésion proprement dite, après négociation. Cela, reconnaît-il, est un processus de longue haleine, mais il estime que l'opinion de ses compatriotes évolue plus rapidement que celle des formations politiques. Il s'en félicite.
Sur l'euro, comme sur les relations avec l'UE, Björgvin est en partie rejoint par le Ministre ("Alliance") de l'Industrie, Össur Skarphedins-son, et, récemment, par la présidente de l'"Alliance". Ingibjörg Sólrún Gísladóttir, à la mi-octobre, a rappelé son intérêt -et celui de sa formation- pour un "resserrement" des liens avec l'Union. Elle entend d'ailleurs poursuivre les contacts qu'elle a noués à cet effet avec les travaillistes -dont son homologue- norvégiens.
Par ailleurs, le Premier ministre Geir Harde a confirmé, devant ses amis du Parti de l'Indépendance, à la fin septembre, que le rattache-ment à l'euro ne lui paraissait pas opportun dans les circonstances présentes, quelle que soit la méthode empruntée. Pas plus que le lancement de négociations d'adhésion. Il a réitéré cette position à la mi-octobre, affirmant suivre constamment l'évolution de la situation en fonction de l'intérêt de l'économie nationale : "rien n'est gravé dans le marbre" selon lui.
Ce thème est certainement l'un de ceux où la différence de vues entre les deux partenaires du "gouvernement de coalition" constitué en mai ("Alliance" et Conservateurs) est la plus flagrante. On se souvient qu'aucune décision en la matière n'a été envisagée pour la législature en cours : un Comité parlementaire sur l'Europe (à constituer) doit en principe suivre ce problème et donner ses avis au gouvernement. Rien ne presse pour le moment, semble-t-il.
* La dette du gouvernement central
Le Site du Ministère des Finances (www.eng.fjarmalaraduneyti.is) a publié, le 8 octobre, un document (en anglais) sur l’évolution de la dette -brute et nette- du gouvernement central entre 1994 et 2008.
La dette n'a pas cessé de diminuer depuis 1995, année où la dette brute représentait 50,9 % du PIB, et la dette nette (déduction faite des créances) 34,1 %. Les pourcentages respectifs s'établissaient à 31,8 % et 17, 4 % en 2000 ; à 24,9 % et 5,2 % en 2007 et sont estimés à 22,8 % et 7,8 % pour 2008, selon les prévisions du projet de budget.
C'est là une réussite remarquable pour l'Île, explicable par la croissance soutenue dont elle bénéficie depuis près de 15 ans, mais aussi par la gestion avisée des finances publiques.
Une telle performance est à mettre en regard des difficultés persistantes enregistrées par de nombreux pays occidentaux et européens, dont malheureusement le nôtre.
* DISCUSSIONS AUTOUR DE LA POLITIQUE DE LA BANQUE CENTRALE
Les milieux politiques et économiques continuent à polémiquer sur la politique mise en ?uvre par la Banque Centrale contre les pressions inflationnistes, et consistant à maintenir des taux d'intérêt élevés. Le Gouverneur Ingimundur Fridriksson, dans une conférence donnée le 3 octobre à l'Université d'Akureyri (www.sedlabanki.is), en a pris la défense avec de nombreux arguments.
* LE BAROMETRE DES ENTREPRISES
Plusieurs fois par an depuis septembre 2002, un sondage sur le " moral des entreprises " est effectué pour le compte du Ministère des Finances, de la Banque Centrale et du Patronat.
La lettre d'informations du Ministère en date du 11 octobre (www.eng.fjarmalaraduneyti.is) rend compte des principaux résultats de la dernière enquête, menée en septembre. 62,6 % des 369 (grandes) entreprises consultées ont répondu. La plupart des dirigeants consultés considèrent comme favorable la situation économique présente. Seulement 4,2 % la jugent négativement.
L'"indice de confiance " s'établit à 189,5 points, en nette hausse par rapport au niveau -173 points- de septembre 2006. Mais en léger recul sur décembre 2006 (193) et mai 2007 (196,5),
Bien entendu, le " moral " varie selon les branches. Les transports et communications, le tourisme, la construction, la distribution de l’eau et de l'énergie manifestent une certaine confiance. En revanche, le secteur des pêcheries est plus pessimiste.
Si on interroge les entrepreneurs sur l'évolution pour les six mois à venir, on découvre une plus grande perplexité qu'en mai, bien que plus de 62 % s'accordent sur une relative stabilité.
La pénurie de main d'?uvre inquiète les responsables des transports et communications, du tourisme, du commerce et de divers services spécialisés. Elle est un peu moins ressentie dans le secteur financier et les assurances. Mais le nombre des sociétés prévoyant une baisse de leurs effectifs dans le semestre à venir augmente significativement.
* LA CONSOMMATION PUBLIQUE ET L'ÉCONOMIE ISLANDAISE
La lettre d'informations du Ministère des finances en date du 18 octobre (www.eng.fjarmalaraduneyti.is) relève que, depuis 2003, la politique de rigueur budgétaire menée par les responsables gouvernementaux les a conduits à freiner autant que possible les dépenses de "consommation publique" (dépenses courantes des services de l'État, des collectivités locales et des organismes de sécurité sociale). Au cours des dernières années, ils n'ont pas pleinement atteint les objectifs fixés, mais devraient mieux y parvenir en 2008, en renforçant la rigueur. La croissance de la consommation publique de l'État ne devrait pas dépasser 1,7 %. En comprenant la sécurité sociale, elle s'établirait autour de 1,9 %. Les "dérapages" (non négligeables en 2005 et 2006 : +5,2 % et +6,3 %) dus aux collectivités locales se réduiraient ; des discussions avec l'État sont en cours pour adopter des objectifs parallèles.
SOCIÉTÉ
* ADOPTIONS EN ISLANDE EN 2005 ET 2006
Le 11 octobre, l'Office des Statistiques (www.statice.is) a publié une information sur les adoptions en Islande en 2005 et 2006.
Elles ont porté sur 75 enfants en 2005, 70 en 2006. Sur ces totaux, on compte respectivement 27 et 37 "adoptions simples"- où l'enfant est né du père ou (très majoritairement) de la mère, et adopté par la belle-mère ou par le beau-père (la plupart), et 41 et 33 adoptions "plénières" (aucun lien biologique entre adoptants et adoptés).
Dans le second groupe, 41 et 14 enfants adoptés sont des étrangers, principalement des Chinois (35 en 2005, 8 en 2006).
Entre 1996 et 2006 le nombre des enfants d'origine chinoise adoptés en Islande s'est élevé au total à 90.
On remarquera que le nombre des enfants d'origine islandaise adoptés a repris une courbe ascendante très récemment : 7 en 2005 et 19 en 2006.
* Politique islandaise à l'égard des immigrés
Le Ministère des affaires sociales vient de publier sur son site internet en anglais (http://eng.felagsmalaraduneyti.is/immigrants/policy/) un document retraçant les grandes lignes de la politique gouvernement à l'égard des immigrés, notamment en vue de leur meilleure intégration à la société islandaise. Comme l'avait souligné le "Programme de gouvernement " rendu public le 23 mai, leur nombre a spécialement augmenté ces dernières années (main d'?uvre pour les "grands projets", etc.). Leurs droits sont réaffirmés, et la lutte contre les "discriminations" sera intensifiée. Le Conseil islandais de l'Immigra-tion va préparer un plan complet pour l'application des principes convenus.
Le Ministère souligne que c'est la première fois qu'une stratégie d'ensemble est élaborée à l'échelon national sur ces questions.
* Brochure "Vos premiers pas en Islande" à l'intention des migrants
Le Ministère des affaires sociales a publié, le 18 octobre, sur son site internet en anglais, le texte d'une brochure, rédigée en islandais et en 10 langues (dont l'anglais, l'allemand, le russe, le thaï, et l'espagnol) et destinée aux étrangers s'installant dans l'Île. Préparée par le Conseil de l'Immigration, elle comporte de multiples renseignements pratiques : documents administratifs nécessaires ; permis de travail et de résidence ; réglementation générale du travail ; services sociaux ; fiscalité ; système de santé ; logement ; écoles ; apprentissage de la langue islandaise. Les droits et devoirs des étrangers y sont présentés, ainsi que nombre d'informations sur la société locale.
On téléchargera cette brochure sur le site :
http://eng.felagsmalaraduneyti.is/immigrants/first_steps/nr/3517
* Les phénomènes migratoires et la démographie islandaise
La lettre d'informations du Ministère des finances en date du 18 octobre (www.eng.fjarmalaraduneyti.is) le souligne : en 2007, comme les années précédentes, la population de l'Islande s'accroîtra plus sous l'effet d'un solde migratoire positif que d'un excédent des naissances sur les décès.
Pour le premier semestre 2007, le premier atteignait 2 561 personnes tandis que l'"excédent naturel" ne dépassait pas 1139. Au total, donc, 3700 habitants supplémentaires sur le territoire de l'Île.
C'est le Sud-Ouest de l'Islande qui est la principale région béné-ficiant de ces flux, et cela malgré la fermeture, en 2006, de la base américaine de Keflavik et la persistance d'un chômage substantiel. L'Est progresse toujours, mais à un rythme ralenti par rapport à la période des "grands projets" industriels.
* PROTECTION DES ENFANTS EN ISLANDE
Le Ministère des affaires sociales a publié, en novembre, sur son site internet en anglais, les grandes lignes du plan quadriennal adopté en juin par le Parlement en vu due renforcement de la protection de l'enfance.
Télécharger sur : http://eng.felagsmalaraduneyti.is/news/nr/3576
BIBLIOGRAPHIE
ARTICLES ET DOCUMENTS
* Les activités des entreprises islandaises dans la région de la Mer Baltique
À signaler un article de la ministre des Affaires étrangères, Ingibjörg Solrun Gisladottir, paru dans la "Baltic Rim Economics Review", et consacré aux activités des entreprises islandaises dans la région de la Mer Baltique. On en trouve le texte complet en anglais sur le Site internet du Ministère : http://www.mfa.is/speeches-and-articles/nr/3886
Ci-dessous, un résumé de cet article :
La région de la Mer Baltique est considérée par nombre d'experts comme une des zones d'Europe les plus propices au développement des échanges et une de celles où en fait ils s'accroissent le plus vite. Tel est le récent diagnostic de la Banque Mondiale dans l'édition 2008 de son rapport "Doing Business".
Les firmes et investisseurs islandais en sont particulièrement conscients : au cours des 15 dernières années, augmentation en volume et diversification des flux entre l'Île et la région le prouvent avec netteté.
Un exemple parmi d'autres : depuis 2001, les échanges de produits manufacturés entre l'Islande et les trois États baltes ainsi que la Pologne ont crû de 350 % pour s'établir à 330 millions de dollars en 2006.
La ministre dresse ensuite un état des investissements réalisés par ses compatriotes depuis l'indépendance des États baltes en 1991. Elle passe en revue les branches concernées, mentionnant l'habillement et la mode, les pêcheries et les industries en amont et en aval, les transports (notamment aériens) et communications, le secteur bancaire et financier, la pharmacie, et une large gamme de services spécialisés (ingénierie, informatique).
Parmi les facteurs ayant contribué à un tel essor, Ingibjörg Solrun, après avoir insisté sur les complémentarités d'ordre économique, met en relief deux raisons qui ont joué un rôle non négligeable. D'abord, le fait que Reykjavik ait été en août 1991 la première capitale à reconnaître l'indépendance des Baltes. Par la suite, la commune appartenance à l'Espace Économique Européen a créé le cadre juridique adéquat pour stimuler, dans le cadre du marché unique et des "quatre libertés" (circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes), des échanges multiformes et en développement constant.
En conclusion, la ministre a fait part de son optimisme foncier concernant l'avenir de la région et de la présence islandaise. Il n'est que de penser par exemple au potentiel énorme existant dans les domaines des voyages et du tourisme.
ANNEXE : MANIFESTATIONS CULTURELLES ISLANDAISES EN FRANCE :
Festival" Les Boréales" (Caen, novembre 2007) :
Depuis 1992, le festival "Les Boréales" propose chaque année en novembre, à Caen, une plateforme ouverte sur la création artistique des cinq pays nordiques. Le festival "Les Boréales" célébrera sa seizième édition en mettant à l’honneur la Suède du 12 au 25 novembre 2007 et proposera près de 150 évènements dont une centaine de gratuits.
Débat sur l'Imaginaire islandais :
Dimanche 18 novembre à 11 heures
Auditorium du Musée des beaux-arts, Caen
Le débat réunira l’auteur islandais Ólafur Gunnarsson (dont le roman "La cathédrale des trolls" vient d'être récemment publié par les éditions Gaïa, dans une traduction de Henry K. Albansson), ainsi que le très actif traducteur caennais Éric Boury, à qui l’on doit la décou-verte de nombreux écrivains islandais au premier rang desquels les auteurs de "polars" Arnaldur Indridason (plusieurs best-sellers mondiaux) et Arni Thorarinsson.
Entrée libre. Table ronde animée par Frank Lanot.
Festival Les Boréales
Centre régional des Lettres de Basse-Normandie
- BP 133 - 14009 Caen cedex 1
Tél : 02 31 15 36 40 / Fax : 02 31 15 36 37 -
www.crl.basse-normandie.com




