Bulletin mensuel
L´ACTUALITÉ ISLANDAISE EN MAI 2008
Yfirlit
ENVIRONNEMENT
* DERNIÈRE HEURE : UN TREMBLEMENT DE TERRE DANS LA RÉGION DE SELFOSS (SUD DE L'ÎLE) LE 29 MAI
Un tremblement de terre a été enregistré le 29 mai, en début d'après-midi, dans la région de Selfoss (Sud de l'Île, à quelque 57 kms de Reykjavik), zone sismique particulièrement "sensible".
Classé de force 6,3 (environ) sur l'échelle de Richter, il s'apparente à celui enregistré en 2000.
Avec l'épicentre à 50 kms de Selfoss, de fortes secousses ont été ressenties dans les environs (la Capitale a même un peu "tremblé", ainsi que divers points -plus éloignés- du territoire national). Des dégâts matériels (maisons, voies de communications), relativement mineurs, ont été causés, mais fort heureusement on ne déplore pas de victimes, hormis une vingtaine de blessés, très légers pour la plupart.
La secousse principale a été suivie, dans la journée du 29 et la nuit du 29 au 30 ami, de secousses d'assez faible amplitude. Dans la soirée du 30, deux épisodes plus significatifs (classés 4 environ) intervinrent, toujours dans la même zone.
Venus rapidement sur place, le Premier Ministre et la Ministre des affaires étrangères ont pu constater la parfaite organisation et l'efficacité des services concernés, notamment celui des pompiers, la Croix-Rouge, etc.
Les médias (Radio nationale, quotidien "Morgunbladid", etc.) ont, comme à l'habitude en pareil cas, souligné le calme flegmatique d'une population, qui en a vu d'autres?
* CHASSE COMMERCIALE À LA BALEINE
Le 19 mai, le Ministre des Pêcheries a décidé d'ouvrir, au titre de la campagne 2007-2008 (voir "Bulletins" d'août 2007 et mars 2008), un contingent de 40 baleines de Minke pouvant faire l'objet de captures entre le 20 mai et le 1er septembre.
Les professionnels de la chasse se félicitent de la mesure, même s'ils l'estiment tardive et timide. Ceux du tourisme émettent des réserves. Les défenseurs de l'environnement manifestent leur désaccord.
Les points de vue des uns et des autres sont relayés par la classe politique, ministres compris. C'est ainsi que le Ministre (social démocrate) de l'Industrie en charge du Tourisme, Össur Skarphédinsson, attire l'attention sur les éventuelles retombées "négatives" de la décision pour cette activité. Sa collègue, la ministre des Affaires étrangères (par ailleurs présidente des Sociaux-démocrates), Ingibjörg Solrun Gisladottir, craint que l'image de l'Islande à l'étranger, soit un peu "écornée" par la chasse commerciale. Les ministres Conservateurs se veulent, en général, plus rassurants, et plus sensibles aux intérêts de la pêche. Le Premier Ministre, sans méconnaître ces "nuances" au sein du Gouvernement, confirme toutefois que la collaboration entre ministres Conservateurs et sociaux-démocrates, n'en est pas affectée.
N.B. Comme on le sait, en juin 2007, l'Institut de recherches marines avait proposé que, pour cette campagne, la chasse commerciale à la baleine porte sur 400 baleines de Minke et entre 150 et 200 rorquals communs. Le Ministre des Pêcheries, en août, avait enterré cette suggestion, faute de débouchés suffisants pour la viande de baleine. Depuis lors, les "baleiniers" étaient revenus à la charge, faisant état des difficultés rencontrées par le secteur des pêcheries (réduction massive des prises de cabillaud, etc.).
* LA CONSTRUCTION DE CERTAINES CENTRALES GÉOTHERMIQUES, COMPROMISE OU RETARDÉE ?
Un problème délicat est, depuis quelque temps, l'objet de débats "pointus" en Islande : peut-on construire des centrales géothermiques (donc produisant une énergie "verte" et non polluante) dans certaines régions particulièrement "sensibles" où leur édification causerait des dommages à l'environnement et à la nature, mais aussi aux paysages, compromettant le potentiel de développement touristique ?
La question s'est posée au cours de l'été 2007, quand la Commission chargée des "études d'impact" de tels projets sur l'environnement (la "Skipulagsstofnun" ou "Icelandic Planning Agency") avait mis en relief, dans son rapport les dommages qui résulteraient des projets de centrales géothermiques dans la zone des "Kerlingarfjöll", un "joyau environnemental et touristique" dans la partie occidentale des "Highlands". Lesdits projets avaient été abandonnés, et le Ministre de l'Industrie avait entériné cet abandon, en s'en félicitant.
Récemment, la même Commission a pris une position analogue, en soulignant, dans un rapport public, les risques, pour la protection de l'environnement et des paysages, que comporterait, tel qu'il a été présenté, un projet d'usine géothermique à Bitra, à 12 km de Selfoss, dans le Sud de l'Île. Une controverse s'ensuivit. Les opérateurs du "secteur géothermique " (qui comprennent la "Compagnie d'Énergie de Reykjavik", à l'origine du projet) contestent des points du rapport, tandis que divers groupes relativisent l'intérêt et le potentiel touristiques de la zone, etc.... Quant au Ministre de l'Industrie, il se dit préoccupé par les effets des évaluations de la Commission sur le développement de l'énergie géothermique, incontournable pour le lancement de projets industriels non polluants. Ce développement pourrait être ralenti, en raison des précautions à prendre dans la mise en ?uvre des projets.
Comme on le voit, le débat, qui récemment a mobilisé les médias, n'est pas simple, mettant en présence des préoccupations, qui, d'inspiration "environnementaliste", n'en sont pas moins contradictoires. Le mieux ne serait-il pas, en la matière, l'ennemi du bien ???
POLITIQUE INTÉRIEURE
Note liminaire : sous cette rubrique, nous retraçons, d’un mois sur l’autre, quelques-unes des multiples " péripéties " et " mini-crises " qui ponctuent la vie des partis islandais et les " jeux " de la démocratie parlementaire : on ne découvre, au fil de cette chronologie, rien que de très naturel et prévisible dans un régime politique, qui, par certains de ses aspects, ressemble au système français et à celui de nombre de grands pays développés.
Les " non-initiés " et ceux que ne passionnent pas les subtilités des rivalités ou alliances partisanes ou personnelles trouveront à l’occasion notre rubrique longue, pour ne pas dire fastidieuse. Ils peuvent la parcourir " en diagonale " sans se perdre dans les méandres. On leur signale au passage que les épisodes et incidents relatés n’ont souvent qu’une portée limitée. Aspect positif, cependant : ils attestent la vitalité du fonctionnement quotidien, avec ses inévitables " scories ", de la démocratie et d’un système représentatif mature et bien rodé.
* LE GOUVERNEMENT FETE SON PREMIER ANNIVERSAIRE
Le 23 mai, le Gouvernement bipartite (droite Conservatrice et "Alliance" sociale-démocrate) a "fêté" son premier anniversaire et des déclarations optimistes ont à cette occasion été faites dans les médias par le Premier Ministre (Conservateur) Geir Haarde et la Ministre (sociale-démocrate) des Affaires étrangères Ingibjörg Solrun Gisladottir.
Selon ces déclarations :
Les réalisations accomplies depuis un an sont loin d'être négligeables. Cela alors même que le pays subissait progressivement les effets d'une "tempête" économique, financière et monétaire, en partie importée des Etats-Unis. Des efforts significatifs ont été déployés et seront intensifiés, pour en limiter les dégâts. Des résultats indiscutables ont été obtenus, en vue d'une stabilisation, qui devrait être suivie d'une reprise de la croissance. Le récent ralentissement de l'activité a provoqué une baisse des recettes pour le Trésor, rendant plus délicate la préparation du budget 2009 et imposant une rigueur vigilante, mais les objectifs en matière de bien-être social ne sont pas menacés, même si divers projets gouvernementaux seront étalés dans le temps ou revêtiront une ampleur moindre qu'on l'espérait.
Par ailleurs la politique de sécurité et de défense, dans laquelle la nation assume une responsabilité de plus en plus large, a été précisée et enrichie, après le départ des troupes américaines en septembre 2006. La création récente d'une "Agence islandaise de la Défense", relevant des "Affaires étrangères" en offre une preuve tangible.
Des réformes en profondeur ont été lancées concernant l'organisation du système de santé, le système éducatif, la protection sociale, la politique industrielle. La fiscalité sera également réexaminée.
Les questions énergétiques, tout comme celles liées à la protection de l'environnement, reçoivent une priorité sans cesse affirmée.
La base très large sur laquelle repose, au Parlement comme dans l'opinion, la coalition au pouvoir, a certainement été un atout indéniable dans ces résultats.
Les deux partenaires reconnaissent que, si, dans la ligne de la "déclaration-programme" de Thingvellir publiée le 23 mai 2007, ils ont nombre de positions communes sur les sujets essentiels, de réelles "différences d'appréciation" ou "nuances" les séparent dans plusieurs domaines. Ainsi en est-il principalement sur l'avenir des relations entre l'Île et l'Union européenne.
Pour le Premier ministre (et avec lui la grande majorité des Conservateurs), l'adhésion à l'Union, outre qu'elle demanderait du temps et, donc, n'apporterait pas de solution aux difficultés que les Islandais rencontrent sur le court terme (fluctuations monétaires, persistance de l'inflation, etc.), comporterait plus d'inconvénients que d'avantages. Au sein de ce vaste ensemble, les petits pays, faiblement représentés, ont du mal à se faire entendre et les "grosses pointures" jouent des coudes pour faire prévaloir leurs positions sur les grands dossiers. Tel serait le handicap dont souffrirait Reykjavik. De plus, elle perdrait la "flexibilité" que lui assure son autonomie monétaire pour lutter contre les chocs économiques. Elle sacrifierait de même une part de son indépendance dans des domaines primordiaux : pêcheries, politique commerciale, politique agricole, politique monétaire, etc. Vu l'importance des échanges avec la zone dollar, et avec des partenaires extérieurs à la zone euro, l'adoption de la monnaie unique pourrait se révéler préjudiciable à divers égards.
Pour ces raisons, le chef du gouvernement pense qu'un examen, toujours plus exigeant, des avantages et des inconvénients de l'adhésion, est d'autant plus nécessaire que la conjoncture internationale est incertaine. Il se fait, en pratique, notamment dans le cadre de la "Commission sur les affaires européennes" (voir "Bulletin d'avril"), et devrait permettre au gouvernement de prendre les orientations les plus adaptées à la défense des intérêts islandais.
De leur côté, Ingibjörg Solrun et les Sociaux-démocrates ("Alliance"), favorables de longue date à un resserrement des liens avec l'UE, voire à des négociations d'adhésion, font valoir qu'à terme une participation de leur pays à l'Union et à la monnaie unique, sera un atout essentiel pour l'avenir de l'économie et de la société islandaises. Ils reconnaissent toutefois qu'elle ne peut fournir une solution aux difficultés immédiates ou à très courte échéance. Aussi bien, pour eux, convient-il de poursuivre le débat en profondeur sur la question et d'adapter progressivement le pays à une évolution dans le sens souhaité.
* LE PARLEMENT "EN VACANCES "JUSQU'AU DÉBUT SEPTEMBRE
À la fin mai, avant de se séparer pour ses "vacances d'été" -jusqu'au début septembre-, le Parlement a eu, selon sa tradition, un court débat de politique générale, où les questions de politique économique ont tenu une large place. Au nom du gouvernement, le Premier Ministre (Conservateur) et le Ministre (social-démocrate) de l'Industrie ont rappelé le bilan de la session et de l'année écoulées, qu'ils estimaient très positif (voir ci-dessus). Sans méconnaître les obstacles rencontrés, ils ont fait preuve d'un optimisme raisonné pour l'avenir.
Les chefs des trois groupes d'opposition se sont livrés à leurs critiques habituelles. Le représentant de la "Gauche Verte" (gauche radicale) s'est montré particulièrement combatif, imputant à la coalition au pouvoir une grande responsabilité dans les difficultés actuelles. Il s'est plu aussi à ironiser sur les prétendues divergences opposant les deux partenaires de cette coalition, tant sur les affaires européennes que sur la politique industrielle, l'environnement, la chasse à la baleine, etc.
En bref, une joute parlementaire sans grande originalité, comme le veut l'usage dans ce mini-débat traditionnel.
* LE PRÉSIDENT OLAFUR RAGNAR GRIMSSON AUTOMATIQUEMENT RECONDUIT POUR UN QUATRIÈME MANDAT
Comme on le sait, la fonction de Chef de l'État en Islande est largement "protocolaire" et le (la) Président (e) de la République, garant de l'unité nationale, a des pouvoirs essentiellement symboliques, bien qu'élu au suffrage universel : en gros, ceux des souverains nordiques et, pour les définir, en 1944, l'Islande emprunta, d'ailleurs, beaucoup à la Constitution danoise. Le mandat est fixé à quatre années, mais est indéfiniment renouvelable, et la coutume veut qu'un Président fasse autant de mandats qu'il le souhaite. Un sortant qui sollicite un nouveau mandat n'a généralement pas de concurrent.
C'est ce qui vient de passer avec le Président sortant Olafur Ragnar Grimsson, dont le troisième mandat touche à son terme, et qui avait, il y a peu, annoncé son souhait d'en accomplir un quatrième. Aucun candidat ne s'est finalement "inscrit" comme compétiteur, le délai de dépôt des candidatures expirant légalement le 23 mai à minuit.
Le Ministère de la Justice l'a constaté. Ainsi Olafur Ragnar, le 1er août 2008, se succèdera-t-il à lui-même, dans la plus parfaite tradition islandaise.
La très grande majorité des Islandais se montrent satisfaits de cette pratique. En effet ils semblent attendre de la personnalité élue :
- qu'elle symbolise, au-dessus des rivalités idéologiques et d'intérêts, l'unité nationale ; et que, par sa formation, ses activités antérieures, éventuellement ses hobbies, elle révèle un lien profond avec la langue, la civilisation, la science, l'Université ou la recherche, l'histoire islandaises ;
- que le Chef d'État représente brillamment son pays à l'étranger (mais sans initiatives de nature politique). En participant à de nombreuses réunions, le Président peut mettre en valeur divers thèmes -la lutte contre la misère et la faim sur la planète, la protection de l'environnement, notamment marin, la défense des cultures des "petites nations" - à l'écart des différends internationaux, et sur lesquels l'Islande a un message propre à délivrer.
Note de la Rédaction :
En 2004, les choses s'étaient moins bien passées. Avant de clore son deuxième mandat, le Président Olafur Ragnar avait pris une initiative controversée, ayant provoqué une brève mais grave crise, de nature institutionnelle et aussi politique. Le Chef de l'État avait, en effet, -ce que la Constitution lui permet formellement mais qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait fait-, utilisé son "droit de veto" à l'encontre d'une loi proposée par le Gouvernement et votée par le Parlement. On frôla le conflit en profondeur (opposant le Président à la majorité parlementaire et gouvernementale), que seul un referendum populaire -procédure rarement utilisée dans l'Île- aurait pu dénouer.
Une élection présidentielle eut lieu en juin 2004, où le président sortant se vit opposer des candidats peu connus. Il l'emporta assez largement, mais avec un nombre relativement élevé (pour l'Islande) d'abstentions et de bulletins blancs, révélateurs d'un certain malaise.
Suite à cette élection atypique, chacun des deux camps fit des gestes d'apaisement. Et la crise fut oubliée?
Depuis lors, Olafur Ragnar Grimsson est rentré dans le rang, acceptant -semble-t-il- d'être un Chef de l'État "traditionnel" à l'image de ses prédécesseurs, et notamment des deux derniers, Kristjan Eldjarn et Mme Vigdis Finnbogadottir. Lesquels, durant et après leur "mandat", ont été auréolés d'une très grande estime et popularité en Islande et ailleurs.
POLITIQUE EXTÉRIEURE
* Participation de la France à la surveillance aérienne de l'Islande
Un communiqué du Ministère islandais des Affaires étrangères en date du 5 mai confirme l'arrivée le jour même des 4 chasseurs Mirage 2000, venus participer, dans le cadre de l'OTAN, à la surveillance de l'espace aérien islandais à partir de l'ancienne base de Keflavik. 110 membres des forces armées françaises sont prévus pour cet exercice.
En effet, suite au départ des forces américaines de Keflavik (septembre 2006) et à une demande du gouvernement islandais, certains États membres de l'OTAN (Etats-Unis, mais aussi France, Norvège, Espagne, Danemark, etc.), en vertu d'une décision de l'Alliance de 2007, envoient, quatre fois par an, à partir de 2008, des chasseurs (au moins 4 pour chaque pays) assurer pendant quelques semaines la surveillance de cet espace aérien. La France ouvre le bal pour cinq semaines (jusqu'au 20 juin), précédant les Etats-Unis, attendus pour septembre.
En Islande, la solidarité agissante des Alliés est bien perçue par la majorité de la classe politique (à l'exception de la "gauche radicale", pacifiste), des appareils russes continuant leurs incursions épisodiques dans cette zone de l'Atlantique Nord. Les "europhiles" (telle la Ministre des Affaires étrangères Ingibjörg Solrun Gisladottir) se félicitent, en outre, du rôle actif que des pays européens y jouent, aux cotés de Washington. Quant aux tenants du renforcement de l'Alliance Atlantique -comme le Ministre Björn Bjarnason, en charge de la sécurité intérieure- ils applaudissent au fait que la France contribue, de manière visible, à ce renforcement en s'impliquant pleinement dans une opération "otanienne".
Note de la Rédaction :
À l'occasion de la venue des Mirage à Keflavik, les forces françaises ont participé à des exercices avec les Gardes Côtes islandais.
* CONDOLEEZA RICE EN ISLANDE (30 mai)
Le 30 mai, la Ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis, Condoleeza Rice, lors d'une escale en Islande, a rencontré son homologue Ingibjörg Solrun Gisladottir, avec laquelle elle a eu des conversations approfondies tant sur les relations bilatérales que sur la situation internationale. C'est la seconde rencontre entre les deux ministres au cours des deux derniers mois, et la première visite de Mme Rice dans l'Île depuis le retrait des forces armées américaines de septembre 2006. Au menu des entretiens :
1) les questions relatives à la défense et à la sécurité islandaises
2) la situation au Moyen-Orient
3) les activités du "World Leader's Group", créé par la Secrétaire d'État (et au Site Internet duquel les Islandais vont participer au financement)
4) l'affaire de la prison de Guantanamo Bay. Le Parlement islandais y a récemment déploré les atteintes aux droits de l'homme
5) la chasse commerciale à la baleine, poursuivie par Reykjavik et "regrettée" par les autorités américaines.
En conclusion, Mme Rice a eu un déjeuner de travail avec le Premier ministre Geir Haarde.
ÉCONOMIE
* LE PREMIER MINISTRE ANNONCE DE BONNES NOUVELLES ET SE VEUT RASSURANT (16 mai). L'HORIZON S'ÉCLAIRCIT
Le 16 mai, le Premier Ministre Geir Haarde a rendu publique une déclaration, (voir le texte en anglais sur le Site Internet du gouvernement : www.government.is), informant ses compatriotes des mesures prises, par accord entre le gouvernement et la Banque Centrale, pour renforcer la "liquidité internationale" de celle-ci. D'autres mesures dans ce sens sont annoncées. Le tout doit contribuer à affermir, dans le pays comme au-dehors, la confiance dans le système financier et l'économie de l'Île.
Geir Haarde a précisé que la Banque centrale venait de conclure des "accords de swap" aves ses homologues suédoise, norvégienne et danoise. En vertu de ces accords, les trois banques centrales en question lui donnent (chacune), pour accroître ses réserves en devises, la possibilité d'emprunter, en cas de nécessité, jusqu'à 500 millions d'euros.
Des dispositions sont "en route" qui devraient permettre de nouveaux accroissements des réserves islandaises. Le Trésor Public, dont la situation est florissante, pourra emprunter des devises étrangères et ainsi renforcer significativement le "matelas" du pays. Avant de se séparer fin mai, pour ses vacances d'été, le Parlement a, d'ailleurs, adopté un projet de loi gouvernemental, lui permettant, en cas de besoin, de recourir à de tels emprunts, à hauteur de 500 milliards de couronnes. Mesure particulièrement bien venue pour la santé financière de l'Islande.
Le Premier Ministre, d'une manière plus générale, a souligné que son équipe entendait promouvoir une politique de croissance sur le long-terme et, à cet effet, s'engageait sur un programme de réformes structurelles. Un exemple a été donné, s'agissant de la politique monétaire, où est préparé un plan de restructuration rapide du Fonds de financement du Logement (qui avait naguère contribué à la formation de la "bulle immobilière").
Enfin, le gouvernement poursuivra ses efforts de rigueur en matière de politique budgétaire, et veillera à maintenir la dette publique à son faible niveau.
PS.
À la suite de la déclaration de Geir le 16 mai, des annonces de la Banque Centrale, et des mesures subséquentes, la couronne s'est sensiblement redressée. Le 30 mai, 1 euro valait environ 116 couronnes, alors qu'il avait dépassé les 122 il y a peu.
* LE COMMERCE EXTÉRIEUR DE L’ISLANDE EN 2007
L’Office des Statistiques d’Islande (www.statice.is) a publié récemment les chiffres d’ensemble du commerce extérieur du pays pour 2007.
A) Les chiffres d'ensemble
En 2007, le total des exportations de marchandises, calculées fob, s’est établi à 305 100 millions de couronnes, contre 242 740 en 2006 (soit une augmentation, aux prix courants, de 25,7 %). Celui des importations fob tournant autour de 395 155 millions, contre 401 202 l'année d'avant (en baisse de 1,1 %). Le déficit a ainsi avoisiné 90 100 millions de couronnes (7 % du PIB), contre 158 500 millions (13,57 %) en 2006. On sait que, depuis 1998, la balance a toujours été déficitaire sauf en 2002 (très léger excédent).
NOTE : Un autre montant du déficit apparaît si, pour l'établissement de la valeur des importations, on ajoute à la valeur proprement dite des marchandises le coût du transport (augmenté des assurances) entre le pays d'origine et le pays de destination, en l'occurrence l'Islande ("calcul des importations cif"). Les importations s'établissent ainsi à 427 383 millions en 2007, contre 432 106 en 2006.
Si on compare les exportations fob et les importations cif, le déficit pour 2007 est de 122,3 milliards de couronnes environ, soit 40 % de la valeur des exportations. Il représentait en 2006 189,4 milliards, soit 78 % des exportations. Ainsi calculée, la balance a toujours été déficitaire durant la décennie écoulée : entre 1,6 % des exportations en 2002 et 78 % en 2006 (61,5 % en 2005, 28,7 % en 2004 et 18,6 % en 2003).
Les exportations de 2007 (305 milliards) se décomposent en :
* 127,61 milliards de produits de la mer (41,8 % du total, contre 51,2 % en 2006), le cabillaud demeurant, malgré les fluctuations des prises, le produit phare des ventes islandaises dans le monde ;
* 3,50 milliards de produits agricoles (1,1 % du total, contre 1,8 % en 2006) ;
* 118,58 milliards de produits industriels. 38,9 % (38,3 % en 2006 ; 18,7 % en 1994) des ventes à l’étranger. À la première place arrive l’aluminium (en progrès spectaculaire), suivi du ferro-silicium, des médicaments, des produits pétroliers, etc. ;
* 55,4 milliards de produits divers (18,2 % du total ; contre 8,7 % en 2006).
Pour les importations (calculées cif : 427 milliards), les principales catégories sont :
* les matières premières et produits intermédiaires : 114,3 milliards (26,7 % du total) ;
* les biens d’équipement : 91,83 milliards (21,5 % du total) ;
* les matériels de transport : 87,63 milliards (20,5 % du tout) ;
* les biens de consommation : 67,16 milliards (15,7 % du total) ;
* l’énergie : 37,2 milliards (8,7 % de l’ensemble) ;
* les produits alimentaires et les boissons : 28,91 milliards (6,8 % du total).
B) Progression des échanges au cours de la dernière décennie
Deux remarques :
* Depuis 10 ans, les échanges ont progressé sensiblement en volume. Ainsi, avec un indice base 100 en 2000, les exportations, de 93, 5 en 1998, dépassent le niveau 128,7 en 2007. Quant aux importations, la hausse est encore plus saisissante : 92,3 en 1998, 154, 4 en 2006 et 153,7 en 2007 (deux années de grands projets industriels).
* La part des exportations, comme des importations de marchandises, dans le PIB a fluctué autour de 25 % du PIB au cours de ladite période, comme du demi-siècle écoulé. C'est dire sa relative constance. Ainsi l’"ouverture" de l’économie dans les quinze dernières années n’est pas manifeste pour les biens (marchandises), alors qu’elle est évidente si on considère les échanges de services (balance courante, et non balance commerciale), qui ont beaucoup progressé en part du PIB.
C) Les partenaires : zones et pays
Zones
La zone avec laquelle les échanges commerciaux sont les plus fournis est celle de l’Espace Économique Européen, comprenant 29 membres. 74,8 % des ventes islandaises de 2007 lui sont destinées (76,9 % en 2002) ; 64,7 % des importations de l’île en proviennent (66,2 % en 2002). En deuxième position se situent les Etats-Unis d’Amérique : 5,3 % des ventes en 2007 (10,8 % en 2006) ; 13,3 % des achats en 2007 (12,9 % en 2006). La troisième place va au Japon : 4,2 % des ventes et 4,7 % des achats en 2007.
Pays clients et fournisseurs
S'agissant des clients de l'Île, les Pays-Bas, qui occupaient la première place en 2006 avec 16,6 % des exportations islandaises, l'ont conservée. Ils achètent surtout des produits industriels (aluminium), souvent réexportés vers d'autres pays, mais aussi du poisson (cabillaud).
Le second (troisième en 2006) client, avec lequel les liens sont anciens et solides, est l'Allemagne (13,4 % des exportations en 2007, 15,6 % en 2006) : elle achète surtout des produits industriels, dont l’aluminium. Le Royaume-Uni, en 2007, est à la troisième place ; il a absorbé 13,2 % des marchandises islandaises : produits de la mer (cabillaud, églefin, etc.) surtout.
Viennent ensuite les États-Unis (5,3 %) et l’Espagne (4,6 %).
Concernant les fournisseurs de Reykjavik, les Etats-Unis sont le premier en 2007 (comme en 2006), avec 13,5 % des achats globaux islandais : machines, équipements de transport, etc. L'Allemagne arrive en second (12,1 %, composés surtout d’équipements et de matériels de transport). La Suède se situe au troisième rang (10 % des importations totales), ses plus grosses ventes étant les produits énergétiques et les lubrifiants.
* Persistance des tensions inflationnistes ?
Selon l'Office des Statistiques, la hausse des prix s'est emballée en avril 2008, où elle a dépassé 3,4 % (produits pétroliers, alimentaires, etc.). Par rapport à avril 2007, elle avoisine 12 % (les trois derniers mois cumulés se situant à 6,4 %).
La "flambée " de certains cours mondiaux y est pour beaucoup. Elle a, au premier trimestre 2008, vu ses effets amplifiés par la dépréciation de la couronne.
Les pouvoirs publics ont réagi en accélérant la mise au point de mesures, réglementaires et législatives, pour endiguer ces pressions. Dans ce cadre, les deux partis associés au gouvernement (Sociaux-Démocrates et Conservateurs), taisant leurs divergences doctrinales, recherchent de manière systématique des solutions aussi consensuelles que possible.
Le gouvernement a le 6 mai consulté, lors d'une grande "table ronde", les organisations professionnelles, les associations d'usagers, etc.
Les perspectives pour les mois à venir sont incertaines. Si de nouvelles hausses de prix ne sont pas à exclure dans le très court terme, la tendance à plus longue échéance semble à la décrue, la demande globale devant ralentir et le marché immobilier se refroidir. Aussi bien, la Banque Centrale, réunie le 22 mai, a-t-elle décidé -solution d'attente- de ne pas bouger et de maintenir son taux directeur à 15,5 %. Elle réexaminera la question le 3 juillet.
* Les prix des produits alimentaires en Islande, supérieurs de 64 % à la moyenne de l'UE
Selon un rapport du Conseil de la Concurrence, en 2007, les prix des produits alimentaires en Islande ont été supérieurs de 64 % à la moyenne de l'UE (42 % en 2003).
Les raisons de cette situation sont multiples. Mais, pour le gouvernement, confronté à la grogne des consommateurs face aux récentes hausses, un point particulier retient l'attention : les responsabilités de la "grande distribution", qui s'octroie des marges spectaculaires en "pressurant " les fournisseurs. Il réfléchit aux moyens de faire cesser ces pratiques.
* Nouveaux progrès dans l'activité touristique
Selon une enquête publiée le 7 mai par l'Office des Statistiques, le nombre de touristes ayant visité l'Islande en 2007 a augmenté significativement par rapport aux résultats de 2006. Le nombre de nuitées passées dans les divers moyens d'hébergement s'est établi à 2 600 000, soit une hausse de 7,6 %.
On trouve sur le Site de l'Office (www.statice.is) en anglais un important document pdf, avec les données statistiques en cause et leur interprétation.
* Coopération islando-turque pour l'énergie gÉothermique et hydraulique
Le 7 mai, le Ministre islandais de l'Industrie et de l'Énergie s'est entretenu avec son homologue turc en visite en Islande des possibilités de coopération bilatérale dans le domaine des énergies géothermique et hydroélectrique. Les ressources naturelles de la Turquie, relativement abondantes, seraient exploitées à une plus grande échelle, grâce à l'expertise islandaise. Après la Chine, la Hongrie, et de nombreuses zones d'Asie du Sud-Est, du Moyen-Orient et de l'Afrique Orientale, les spécialistes insulaires de la géothermie voient s'ouvrir devant eux de nouvelles perspectives de collaboration.
* LES EXPORTATIONS DE PRODUITS DE LA MER EN 2007
L'Office des Statistiques (www.statice.is) vient de sortir une étude (fichier pdf en islandais, téléchargeable sur le site, avec résumé et très nombreux tableaux statistiques en anglais) sur les exportations de produits de la mer en 2007.
Elles se sont élevées à 127 milliards de couronnes (+2,8 % par rapport à 2006) pour 620 000 tonnes. La moitié de ces 127 milliards provient de ventes de produits surgelés. 80 % des ventes ont été faites dans les 28 pays de l'Espace Economique Européen.
SOCIÉTÉ
* L'Islande "la nation la plus pacifique au monde" ?
L'Islande décroche la palme de "la nation la plus pacifique au monde" dans le classement annuel établi par l'"Economist Intelligence Unit" où les Etats-Unis finissent à la 97ème place, sur un total de 140 pays.
Ce palmarès, intitulé "Classement général de paix", analyse les pays de la planète selon le degré de paix régnant à l'intérieur de leurs frontières et la manière dont ils interagissent avec le monde extérieur.
Les Etats-Unis perdent une place par rapport à l'année précédente, mais devancent largement l'Iran, leur ennemi juré au Moyen-Orient, classé 105ème.
L'Irak de l'après-Saddam est lanterne rouge du classement.
L'Afghanistan figure à la 135ème place, devant le Soudan, la Somalie et Israël.
Parmi les membres du G8, le Japon est cinquième, le Canada onzième, l'Allemagne 14ème, l'Italie 28ème, la France 36ème et la Grande-Bretagne 49ème.
La Russie figure dans le bas du tableau, à la 131ème place.
Les nations considérées comme les plus pacifiques - le concept repris par l'EIU vient d'un "think-tank" baptisé "Institut pour l'économie et la paix" - sont généralement de petits pays stables et démocratiques.
Dans les 20 premiers du palmarès, on trouve ainsi 16 pays démocratiques d'Europe occidentale ou centrale.
http://www.visionofhumanity.org/gpi/results/rankings/2008/
* Les écoles maternelles en progrès constants
Une enquête récente de l'Office des Statistiques nous apprend que les écoles maternelles ("leiksskoli") continuent à progresser en Islande.
Fin 2007, elles étaient fréquentées par 17 466 enfants, un record historique et une progression de 1,3 % par rapport à l'année précédente. Pour les élèves entre 3 et 4 ans, cela représente près de 95 % de la classe d'âge. La proportion avoisine 91 % pour ceux de 2 à 3 ans, et 30 % pour les 1 à 2 ans.
La durée journalière de la fréquentation augmente d'année en année. En 1998, 40,3 % des enfants passaient 8 heures ou plus par jour à l'école ; en 2002, 61,7 % et maintenant 77,8 %. La proportion est plus élevée pour les garçons que pour les filles.
Au fil des ans, on note un nombre croissant d'écoles maternelles privées : 36 en 2007 (31 en 2006) sur 270. Elles "scolarisent" 2 316 enfants, soit 13,3 % du total.
Parmi ce très jeune "public", le nombre d'enfants dont la langue maternelle n'est pas l'islandais ne cesse de se développer. Il représentait, en 2007, 9 % de l'ensemble. Sur ces 1 571 écoliers, les "polonophones" s'élevaient à 324.
Au total, sur 17 466 enfants, 367 étaient de nationalité étrangère (près de 60 % d'Europe de l'Est, et un bon nombre d'Asie).
* Seuil de pauvreté et inégalités sociales en Islande
Le Ministère des Finances commente dans sa "Lettre" du 15 mai quelques données significatives sur la pauvreté et les inégalités de revenus en Islande, recueillies par l'Office des Statistiques dans le cadre d'une étude comparative européenne (voir "Bulletin" d'avril)
Pour les années 2003-2005, 9,6 % de la population insulaire vivait en dessous du "seuil de pauvreté" (défini comme 60 % du revenu médian), évalué en 2005 à 111 333 couronnes pour une personne seule. Les femmes de 16 à 24 ans étaient les plus "exposées", avec un pourcentage de 14 %. La tranche des 50-64 ans, la moins affectée : 4 %. Bien entendu, les familles monoparentales étaient parmi les plus défavorisées (pourcentage approchant 25 % ?), comme le sont également les personnes vivant seules, de plus de 65 ans (de 27 à 28 %).
Pour la proportion d'habitants en dessous du seuil de pauvreté, l'Islande figurait en 2005 parmi les trois nations les moins atteintes, avec la République Tchèque et les Pays-Bas.
Le bénéfice d'un résultat aussi encourageant semble s'expliquer par le rôle positif et protecteur des diverses prestations sociales, sans lesquelles le taux de 9,6 % de pauvres bondirait aux environs de 25 %. Mention spéciale est faite de l'efficacité des prestations familiales dans la réduction substantielle du nombre d'enfants pauvres.
* MARIAGES ET DIVORCES EN 2007
Fin mai, l'Office des Statistiques a publié des informations rapides sur les mariages et les divorces en Islande en 2007.
1 708 couples (auxquels on ajoutera 19 contrats entre partenaires du même sexe, sortes de PACS) ont célébré leur union cette année-là, soit un taux de nuptialité de 0,55 % (faible, comme dans les autres pays nordiques). Les divorces se sont élevés à 515 (taux : 0,17 %, un taux moins élevé que dans les autres pays nordiques).
La plupart des couples en Islande (85 %) se marient après avoir vécu quelques années " maritalement " (" consensual union ") : ces " unions consensuelles " (" concubinages ") sont, le cas échéant, enregistrées au Registre National en tant que telles, sur demande des intéressés (2 089 en 2007).
Pour les premiers mariages, l'âge médian des partenaires est assez élevé : 34 ans pour les hommes et 31,9 pour les femmes, contre 24,8 et 22,9 dans les années 1971-75.
* PERSPECTIVES DÉMOGRAPHIQUES D'ICI 2050
Le Ministère des Finances, dans sa "Lettre hebdomadaire" du 29 mai, livre quelques données et réflexions sur les perspectives démographiques de l'Islande d'ici 2050, telles qu'elles se dégagent des travaux récents de l'Office des Statistiques. On en retiendra les points suivants.
En 2050, la population insulaire avoisinera 440 000 personnes. Ce qui correspond à un taux d'accroissement annuel moyen de 0,8 % par rapport à 2007 (ce taux dépassant 1 % au début de la période 2007-2050 pour tomber à 0,6 % à la fin).
Si l'on examine l'importance de la "population économiquement active" (soit des habitants entre 16 et 74 ans) au sein de la population totale, une certitude s'impose. Son poids relatif diminuera. Il avoisine actuellement 72 %, avec 225 000 habitants entre 16 et 74 ans sur un peuplement total de 313 376 personnes. Il tombera à 68 % vers 2050, soit 300 000 sur un total estimé à 440 000.
En revanche, la proportion des habitants au-dessus de 74 ans augmentera sensiblement, en même temps que se gonfleront les dépenses occasionnées par ce vieillissement (santé, équipements indispensables, etc.).
Du fait de la démographie, les quelque quarante années qui nous séparent de 2050 vont être marquées, sur le plan des dépenses publiques, par des "impératifs" de plus en plus contraignants. Dans une première période (les 10 années à venir, au moins), on prévoit un alourdissement cumulé des dépenses pour les "seniors" et de celles relatives à la formation, à l'éducation et à la santé des moins de 16 ans. Puis, au fur et à mesure que l'on avancera dans le temps, interviendra un accroissement progressif et important des charges liées au vieillissement et à l'allongement de la durée de la vie.
PUBLICATIONS, DOCUMENTS :
* Rapport de la Banque Centrale sur la stabilité financière de l'Islande
Le 8 mai, la Banque Centrale a publié la version anglaise de son dernier rapport de synthèse sur la "stabilité financière" du pays. À télécharger sur le Site de la Banque (http://www.sedlabanki.is/?PageID=287&NewsID=1755).
* Le Groupe d’Etats contre la Corruption (GRECO) du Conseil de l'Europe publie son "rapport d’évaluation sur l’Islande"
Le Groupe d’Etats contre la Corruption (GRECO) du Conseil de l’Europe a publié récemment son "rapport d’évaluation" sur l’Islande. Le rapport, adopté le 4 avril 2008, est rendu public après autorisation des autorités. Le rapport se subdivise en deux thèmes, à savoir l’incrimination de la corruption et la transparence du financement des partis politiques.
En matière d’incrimination de la corruption (thème I), le GRECO reconnaît que, dans l’ensemble, la législation pénale islandaise est en grande partie conforme aux dispositions de la Convention pénale sur la corruption (STE 173). Toutefois, le GRECO invite les autorités islandaises à faire en sorte que les parlementaires soient visés par les dispositions du Code pénal relatives à la corruption et au trafic d’influence. Par ailleurs, le GRECO a relevé que les sanctions pénales applicables à la corruption dans le secteur privé étaient trop faibles. Enfin, il est essentiel que l’Islande adopte une approche plus proactive en matière de détection, de poursuite et de sanction des infractions de corruption (au cours des dix dernières années, une seule infraction a fait l’objet de poursuites pénales).
Concernant la transparence du financement des partis politiques (thème II), le GRECO salue l’introduction d’un nouveau cadre législatif en matière de financement politique qui reflète dans une large mesure les exigences du Conseil de l'Europe sur les règles contre la corruption dans le financement des partis politiques et des campagnes électorales.
Le rapport, dans son ensemble, adresse 15 recommandations à l’Islande. La mise en ?uvre de ces recommandations fera l’objet d’un nouvel examen de la part du GRECO, vers la fin 2009.
Plus d'informations sur le Site Internet du Conseil de l'Europe : http://www.coe.int/t/dg1/greco/news/News(20080416)Eval3_Iceland_fr.asp
ANNEXE : CINÉMA ISLANDAIS
* Un court métrage islandais au Festival de Cannes
Le réalisateur Runar Runarsson (à qui l'on doit le remarquable "The last farm" -Sidasti baerinn- couvert de récompenses dans les festivals internationaux et en compétition pour les Oscars il y a quelques années) a vu son dernier court-métrage "Two birds" (Smafuglar) sélectionné pour le Festival de Cannes 2008.
Une histoire mettant en scène avec beaucoup de finesse et d'émotion un groupe d'adolescents, et leur cheminement difficile et parfois brutal vers le statut d'adulte.
La performance des jeunes acteurs, encore inexpérimentés, a été largement saluée par beaucoup de professionnels et de critiques.




