Bulletin mensuel
L´ACTUALITÉ ISLANDAISE EN AOÛT 2008
ENVIRONNEMENT
L'usine d'aluminium de Bakki : un projet controversé ?
Comme on le sait, la multinationale Alcoa, qui a édifié entre 2004 et 2007 la grande usine d'aluminium de Reydafjördur (Est de l'Islande) -objet de vives polémiques avec les environnementalistes-, suit un autre projet de fonderie, dans le Nord du pays. Elle envisage d'y édifier, dans les années à venir, une unité d'une capacité totale de 250 000 tonnes par an (extensible ultérieurement), à Bakki, près du port de Husavik.
Selon ses promoteurs, de nombreux arguments plaident en faveur de ce projet. D'une manière générale, il aiderait à la "relance" de l'économie islandaise, menacée dans les années à venir d'une récession, et d'une progression significative du chômage. Grâce aux exportations d'aluminium qu'il permettrait, il contribuerait au rééquilibrage de la balance commerciale (et courante) du pays, nettement déficitaire depuis quelques années. Il diversifierait l'économie régionale, jusqu'ici tournée vers les pêcheries et l'élevage. Enfin, -point sur lequel insistent ses défenseurs-, il n'entraînerait que fort peu de dommages à l'environnement, utilisant en partie de l'énergie d'origine géothermique.
Pour ces raisons, il recueille un assez large assentiment, tant au sein de la population de la région que dans la classe politique. Les élus Conservateurs lui sont acquis, et même certains dirigeants sociaux-démocrates ne le voient pas d'un mauvais ?il, sensibles à la faiblesse des risques encourus sur le plan de la protection de la nature.
Aiguillonnée par les associations environnementalistes, toutefois, la Ministre -sociale-démocrate- de l'Environnement, Mme Thorunn Sveinbjarnardottir -connue pour ses convictions écologistes affirmées et ses réticences à l'égard du lancement de nouvelles usines d'aluminium-, a décidé d'examiner de plus près le projet en cause. Elle a récemment imposé à l'Agence compétente, qui n'estimait pas indispensable un telle démarche, de procéder rapidement à une étude complémentaire et "intégrée" d'"impact sur l'environnement" du programme lui-même, et des dispositions prévues pour l'approvisionnement en énergie de l'usine. Pour Thorunn, les Pouvoirs Publics, avant de donner un éventuel feu vert à une réalisation de cette importance, doivent avoir la vision la plus complète possible de ses effets sur l'environnement.
NDLR : Il est, en revanche, probable que l'usine d'aluminium (250 000 tonnes) programmée par la société Nordural à Helguvik, dans le Sud-Ouest de l'Islande (voir "Bulletins" précédents), soit mise en chantier assez prochainement. Ce projet, plus "avancé" que celui de Bakki, a déjà franchi un certain nombre d'obstacles. Le respect des "contraintes écologiques" est satisfaisant, selon les experts, et la Ministre de l'environnement n'a pu que le constater. Si les travaux démarrent avant la fin de l'année 2008, une première tranche (correspondant à une production de 150 000 tonnes) serait livrée courant 2010.
En tout état de cause, le projet Alcoa de Bakki, s'il devait voir le jour, ne serait réalisable que bien après le projet Nordural de Helguvik, les préparatifs étant nettement moins avancés. La mise en chantier est loin d'être pour demain?
Cela laisse du temps aux responsables politiques avant qu'ils aient à se prononcer définitivement sur l'affaire...
POLITIQUE INTÉRIEURE
Note liminaire : sous cette rubrique, nous retraçons, d’un mois sur l’autre, quelques-unes des « péripéties » et « mini-crises » qui ponctuent la vie des partis islandais et les « jeux » de la démocratie parlementaire. On ne découvre, au fil de cette chronologie, rien que de très naturel et prévisible dans un régime, qui, par certains de ses aspects, ressemble au système français et à celui de nombre de grands pays développés.
Les « non-initiés » et ceux que ne passionnent pas les subtilités des rivalités ou alliances partisanes trouveront sans doute notre rubrique trop longue, pour ne pas dire fastidieuse. Ils peuvent la parcourir « en diagonale » sans se perdre dans les méandres. On leur signale au passage que les épisodes et incidents relatés n’ont souvent qu’une portée limitée. Aspect positif, cependant : ils attestent la vitalité du fonctionnement quotidien, avec ses inévitables « scories », de la démocratie et d’un système représentatif mature et bien rodé.
PAS DE SESSION EXTRAORDINAIRE DU PARLEMENT EN AOÛT
L'opposition de gauche ("Gauche Verte") avait demandé, fin juillet, que, vu "la gravité de la situation économique", l'Althing -actuellement en vacances- se réunisse en session extraordinaire dans la première quinzaine d'août.
La gauche radicale entendait à cette occasion souligner une fois encore ce qu'elle considère comme "les erreurs de stratégie, les atermoiements, voire les contradictions internes de l'équipe au pouvoir".
La majorité n'est pas tombée dans le piège. À la date prévue, sauf à se répéter et à "palabrer dans le vide", les parlementaires ne semblaient pas en mesure de proposer des remèdes nouveaux, concrets et efficaces, aux difficultés présentes.
Une fois encore, le jeu politique traditionnel entre le gouvernement et la fraction la plus "coriace" de l'opposition a tourné court.
Comme chaque année, le Parlement reprendra donc ses travaux dans les premiers jours d'octobre, avec le discours de politique générale du Premier Ministre (suivi d'un court débat) et la présentation du projet de loi de finances ("budget") pour 2009.
LE PARTI CONSERVATEUR ET LES RELATIONS ISLANDE-UNION EUROPÉENNE
Interrogée récemment par un organe de presse, la Vice -Présidente du Parti de l'Indépendance (PI), et Ministre de l'Éducation et de la Culture, Mme Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, a admis qu'au sein de sa formation, des opinions différentes existaient sur la "question européenne" et s'y exprimaient très librement (elle-même étant souvent rangée, par de nombreux observateurs, comme "modérément europhile", c'est-à-dire ouverte à un resserrement des relations avec l'UE). Rien d'étonnant à une telle diversité. On la retrouve, a-t-elle observé, dans de nombreux grands partis nordiques, en particulier en Norvège. Mais, pour la Ministre, ces "nuances" et différences ne remettent pas en cause l'unité profonde du PI. Ce dernier tiendra à l'automne 2009 son Congrès national, et il est à espérer que la politique étrangère, en particulier les affaires européennes, occupera une place de choix dans les débats. La confiance qui lie entre eux les dirigeants, les cadres et les adhérents permettra de dégager les solutions et les stratégies les mieux à même de préserver les intérêts islandais dans le domaine en question. Thorgerdur Katrin ne craint ni une scission (ou un éclatement) de sa formation, ni une soudaine volte-face par rapport à la ligne suivie jusqu'ici, ni une crispation sur des positions dépassées. Mais elle prévoit une discussion pondérée, ouverte et constructive.
Au cours de la seconde quinzaine du mois, le Premier Ministre Geir Haarde (chef du PI) a confirmé que, lors du prochain Congrès national du PI (2009), la "question européenne" ne devrait pas provoquer de remous sérieux au sein de la formation, même si les positions des membres et des cadres sont variées, et révèlent des "nuances" et des "sensibilités" différentes. Il ne ressent pas, en tout cas, de montée d'un courant favorable à l'adhésion rapide à l'UE, bien que, dans certains milieux socio-professionnels, proches du PI, l'adhésion à l'euro puisse apparaître parfois (à tort) comme une solution-miracle, apportant rapidement une solution aux problèmes complexes liés à l'instabilité temporaire de la devise nationale, la couronne.
Nouvelle "révolution de palais" à la municipalité de Reykjavik
Le mois d'août a vu un nouveau changement de majorité (le troisième depuis les élections locales de juin 2006) intervenir à la tête de la municipalité de la capitale.
De juin 2006 à octobre 2007, à la suite des élections locales, où les Conservateurs étaient arrivés largement en tête mais sans obtenir la majorité absolue, Reykjavik avait été gouvernée par une coalition de centre-droit (Parti Conservateur -Parti du Progrès), avec un Maire Conservateur.
En octobre 2007, suite à d'obscures querelles politico-financières, cette majorité s'était disloquée et avait fait place à une coalition disparate, où prédominait la gauche, et qui, à son tour, avait volé en éclats en janvier 2008, pour céder le pouvoir à une majorité de droite (Conservateur-Parti Libéral), dominée par les Conservateurs.
Depuis cette date, sous la houlette d'un maire "Libéral" (groupuscule de droite), une entente Libéraux- Conservateurs (ceux-ci détenant nombre de postes-clés) gouvernait la capitale dans des conditions telles (impopularité croissante et maladresses du maire, querelles personnelles, désaccords multiples sur la gestion de la ville, et sur de grosses questions de fond, etc.) que les élections programmées en 2010 avaient de fortes chances de se traduire par une victoire spectaculaire de l'opposition : les partis de gauche, et principalement les Sociaux-Démocrates.
Ces derniers, par ailleurs, séduisent de plus en plus un électorat relativement jeune appartenant aux classes moyennes de la capitale, dont, vu l'évolution démographique, le poids va croissant dans la population. Jadis "bastion" et place forte de la droite, Reykjavik opère, depuis quelques années, un virage significatif vers la gauche modérée
Pressentant une défaite sans appel, les Conservateurs se sont récemment ressaisis, ont renouvelé leur équipe dirigeante locale et, sous l'impulsion d'une élue énergique et "moderniste" (Hanna Birna Kristjansdottir), ont mis fin au "règne" du maire Libéral controversé, en revenant à une alliance avec les centristes du Parti du Progrès (PP). Cette formation est cependant loin de constituer un allié efficace, n'obtenant dans les sondages qu'un score minime à peine plus fort que celui des Libéraux.
La coalition au pouvoir, qui le 21 août a choisi comme Maire la dynamique Hanna Birna, a dix-huit mois pour faire ses preuves dans la capitale, et y renverser le courant, présentement très favorable à la gauche. Elle a choisi de donner la priorité à l'ouverture de "chantiers économiques".
Les paris sont ouverts?
POLITIQUE EXTÉRIEURE
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE D'ISLANDE À LA CÉRÉMONIE DE CLOTURE DES JEUX OLYMPIQUES À PÉKIN EN AOÛT
Le Président de la République d'Islande, Olafur Ragnar Grimsson, s'est rendu en août à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques à Pékin (la veille, en sa présence, l'équipe nationale de handball avait "raté" -face à la France- la médaille d'or de ce sport, et du se contenter d'une médaille d'argent).
Pour le Chef de l'État, le sport est par essence un moyen de rapprochement entre les nations. Mais surtout, justifiant son déplacement, il a estimé que la défense des droits de l'homme et les progrès de la démocratie en Chine avaient tout à gagner d'une attitude "ouverte" de la communauté internationale et de discussions constructives au plus haut niveau avec les responsables pékinois. Une position empreinte d'hostilité et de critique systématique aurait eu, selon lui, des effets contre-productifs.
La Ministre de l'Éducation et de la Culture, Mme Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, avait, elle, assisté à la cérémonie d'ouverture. Selon des sondages, une partie de la population avait regretté cette présence, en raison notamment de la situation au Tibet, et du non respect des droits de l'homme à travers la Chine..
LES RELATIONS ENTRE L'ISLANDE ET L'UNION EUROPÉENNE : LE PREMIER MINISTRE RAPPELLE ET PRÉCISE SON POINT DE VUE
Le Premier ministre Geir Haarde a rappelé, à plusieurs reprises, la ligne d'ensemble que lui-même et l'immense majorité de sa formation (le Parti de l'Indépendance) continuaient à suivre en la matière.
Comme par le passé, il estime plus avantageux pour l'Islande de rester en dehors de l'Union européenne que d'y adhérer. Mais, de toutes manières, Reykjavik, qui actuellement ne remplit pas les conditions pour appartenir à la zone euro et à l'Union européenne, doit prioritairement renforcer sa stabilité financière et monétaire. À cet effet, les autorités vont se donner pour objectif de respecter dans les semestres à venir l'ensemble des "critères" que l'Union fixe à ses membres pour l'adoption de l'euro : notamment limitation stricte de l'inflation, stabilisation des taux de change, harmonisation des taux d'intérêt, etc. Une telle opération de stabilisation et d'assainissement, -qui s'inscrit dans la droite ligne du "Programme de Gouvernement" adopté lors de sa formation en mai 2007-, est un préalable incontournable à toute discussion sérieuse sur une éventuelle adhésion à l'UE et à la zone euro.
Pour M. Geir Haarde, celle-ci, que certains (notamment dans les milieux d'affaires et les organisations professionnelles) appellent de leurs v?ux en raison de l'instabilité monétaire présente du pays, perdra de son caractère attractif, dès lors que les taux de change seront stabilisés, l'inflation maîtrisée et les taux d'intérêt sensiblement réduits.
VISITE OFFICIELLE DU PREMIER MINISTRE ISLANDAIS EN ALBANIE ET EN GRÈCE
Le Premier Ministre islandais Geir Haarde a effectué du 25 au 27 août une visite officielle en Albanie. Il y a rencontré son homologue Sali Berisha, ainsi que le Chef de l'État et le Président du Parlement.
Au menu des entretiens ont figuré divers problèmes de politique internationale (situation dans le Caucase, dans les Balkans, etc), ainsi que le renforcement de la coopération bilatérale, notamment sur le plan des échanges économiques. L'Islande, qui avait soutenu en son temps la candidature de Tirana à l'OTAN, a remercié ses interlocuteurs pour l'appui qu'ils apportent à la candidature de Reykjavik à un siège de membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies (années 2009 et 2010).
Les 28 et 29 août, Geir Haarde s'est ensuite rendu en Grèce et s'y est entretenu avec de nombreux responsables politiques et économiques, principalement avec son homologue Kostas Karamanlis. Problèmes internationaux et resserrement de la coopération bilatérale ont, là aussi, été au centre des discussions. La possibilité d'une collaboration dans le domaine de l'utilisation de la géothermie a été sérieusement examinée.
ÉCONOMIE
Persistance des tensions inflationnistes EN JUILLET ET EN AOÛT
Selon l'Office des Statistiques, la hausse des prix s'est poursuivie en juillet et en août, où elle a atteint respectivement 0,94 et 0,90 % (contre 0,89 % en juin). Par rapport à août 2007, elle s'établit en août 2008 à 14,5 %, rythme annuel le plus élevé depuis août 1990. Les trois derniers mois cumulés se situent à 2,8 %.
Divers facteurs ont joué, qui expliquent ces mauvaises performances : entre autres, la progression des cours des produits alimentaires et celle des biens importés, amplifiée à l'occasion par les accès de faiblesse de la couronne.
LA RECHERCHE PÉTROLIÈRE AUTOUR DE L'ÎLE DE JAN MAYEN : DES PERSPECTIVES ENCOURAGEANTES À CONFIRMER ?
Des géologues ont effectué récemment, à bord d'un navire -appartenant à l'Institut de recherches marines-, des recherches afin de déterminer si du pétrole (ou/et du gaz naturel) pouvait se trouver dans les eaux territoriales islandaises, à proximité de l'île norvégienne de Jan Mayen. Cette petite île est située au Nord-Est de l'Islande, à une journée de celle-ci par voie maritime.
Les premières (et toutes provisoires) données recueillies sont relativement encourageantes, selon les scientifiques
Des recherches complémentaires vont être réalisées très prochainement. Si elles renforcent les données antérieures, les autorités de Reykjavik, en l'occurrence le Ministre de l'Industrie, décideront alors d'ouvrir la zone examinée ("la zone du Dragon") à l'exploration et à la recherche par des compagnies pétrolières, et le cas échéant de délivrer (à titre onéreux) les permis correspondants, certaines sociétés internationales ayant manifesté leur intérêt.
Comme le gouvernement l'a décidé en décembre 2007, la procédure pourrait se mettre en place dès le premier trimestre 2009.
On signalera à ce propos une difficulté. La zone prometteuse se trouve à la limite des eaux territoriales islandaises (donc de la "zone économique exclusive", qui relève de la souveraineté nationale) et jouxte les eaux norvégiennes. Plus généralement, elle est proche de zones riches en pétrole et/ou en gaz relevant de la souveraineté d'Oslo. Les deux pays auront sans doute, le moment venu, à se concerter étroitement pour prévenir l'apparition d'éventuels différends.
Une lueur d'optimisme semble avoir gagné certains milieux d'affaires à la suite de la publicité donnée à ces indications préliminaires. L'Islande, bien pourvue en énergies renouvelables, mais à laquelle les hydrocarbures manquent cruellement surtout pour les transports et la flotte de pêche, aurait-elle sa part des importants et précieux gisements qui parsèment (le nord de) la mer du Nord, la Mer de Norvège et les mers au delà du cercle polaire arctique? On le lui souhaite, mais la prudence s'impose, comme toujours en matière pétrolière dans des zones encore peu défrichées par la science et les recherches.
* Pêche : Le salon de l'industrie de la pêche « Icefish » aura lieu du 2 au 4 octobre 2008, à Kópavogur en Islande.
Ce salon triannuel ne cesse de prendre de l'importance. L'édition 2005 avait réuni presque 15 mille visiteurs d'une cinquantaine de pays.
Le salon « Icefish » est considéré comme l’un des salons leaders en matière d' industrie de la pêche, notamment pour ce qui est du design et de la construction des navires de pêche, des techniques de pêche (repérage, capture), de la transformation et de l’emballage ainsi que du marketing et de la distribution.
Le choix de la triannualité permet de découvrir des réelles innovations destinées à la filière pêche, à chaque édition.
GÉOTHERMIE : UN ACCORD TRIPARTITE (ISLANDE-AUSTRALIE-ÉTATS UNIS) POUR LA COOPÉRATION DANS LE DOMAINE DES TECHNOLOGIES AVANCÉES EN GÉOTHERMIE
Le 28 août, à Reykjavik, le Ministre de l'Industrie islandais Össur Skarphédinsson a signé avec un haut fonctionnaire du Ministère de l'Énergie des Etats-Unis et l'ambassadeur d'Australie un important accord par lequel les trois pays signataires s'engagent à développer une coopération intensive concernant les technologies d'avant-garde utilisées dans le domaine de l'énergie géothermique ("deep-drilling", conversion de l'énergie géothermique, etc.).
Les trois États, qui bénéficient, en matière de recherche et d'expérimentation sur ces technologies, d'une certaine avance, mettront en commun, dans toute la mesure du possible, les résultats qu'ils ont obtenus.
De cette manière, ils entendent promouvoir de manière significative l'utilisation d'une énergie renouvelable de première importance, dans la lutte entreprise à l'échelon international contre le réchauffement climatique.
La conclusion de cet accord ("International Partnership for Geothermal Technology", IPGT), -ouvert à d'autres pays- a été suivie d'un atelier de travail, où experts et responsables américains, australiens et islandais ont jeté les bases de ce qui leur paraissait les priorités à suivre en matière de coopération sur les technologies avancées en géothermie.
SOCIÉTÉ
ACCROISSEMENT DE LA POPULATION ISLANDAISE ÉTÉ 2007-ÉTÉ 2008
Estimée à 319 000 habitants au milieu de l'année 2008, la population islandaise s'est accrue de 8 000 âmes depuis le milieu de 2007.
Là-dessus, environ 3 000 proviennent de l'"accroissement naturel", c'est-à-dire de l'excédent des naissances sur les décès.
En revanche, 5 000 sont la conséquence de l'"immigration nette". En effet, si, au cours des 12 derniers mois, nombre d'étrangers ont quitté l'Île (travailleurs immigrés temporaires, etc.), une plus grande quantité de nouveaux arrivants s'est installée en Islande Celle-ci demeure toujours, notamment pour une main d'?uvre pauvre et peu qualifiée à la recherche d'un emploi, un Eldorado où ils viennent tenter leur chance. Beaucoup (plus de la moitié) de ces migrants sont originaires de l'Europe centrale et orientale.
ANNEXE : MANIFESTATIONS CULTURELLES ISLANDAISES EN FRANCE (à venir) :
17ème édition des "Boréales" de CAEN (17-30 novembre 2008)
Chaque année, le Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie organise, à Caen et dans la région, un festival "de création nordique" -les "Boréales"-, offrant à un public de plus en plus nombreux un ensemble de manifestations culturelles et artistiques présentées par les cinq pays nordiques : Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède. L'usage veut que tour à tour -année après année, donc- chacun de ces États soit l'"invité d'honneur" de la rencontre et qu'un panorama aussi large que possible de ses richesses culturelles soit offert aux festivaliers.
Pour 2008, c'est l'Islande qui remplira ce rôle : autant dire que la majeure partie des "Boréales" lui sera consacrée ; et que les passionnés de la culture et des arts de l'Île bénéficieront, deux semaines durant, d'un grand nombre de manifestations recouvrant à peu près complètement leurs multiples facettes.
Le programme détaillé peut être consulté sur le site du Centre Régional :
http://www.crl.basse-normandie.com/0-actu/Copie%20de%20009/009.html
Cette édition a été organisée en étroite liaison avec l'Ambassade d'Islande en France. La programmation aura pour "commissaire associée" l'ancienne (1982-1996) Présidente de la République d'Islande, Vigdis Finnbogadottir, et pour conseiller le Professeur Torfi Tulinius, de l'Université d'Islande.
Parmi les évènements les plus dignes d'être mentionnés, signalons ceux qui concernent : 1) La danse. L'"Iceland Dance Company" (créée en 1973 et moteur pour le développement de la chorégraphie islandaise) présentera deux spectacles au Théâtre de Caen. 2) Le cinéma. Les festivaliers pourront assister à des "soirées" (ou journées) rendant hommage à quelques-uns des meilleurs réalisateurs du pays : Fridrik Thor Fridriksson, Baltasar Kormakur, Dagur Kari, Solveig Anspach. Le film "musical" du très charismatique groupe de "rock atmosphérique" Sigur Ros, "Heima" (sa mémorable tournée islandaise de 2007), sera à Caen, ainsi que des documentaires. 3) La musique. On nous propose divers groupes de musique électronique. Mais aussi la fameuse Chorale de Hamrahlid, mondialement connue et appréciée. 4) La photographie. Des expositions des photographes Sigurgeir Sigurjonsson, Pascal Fellonneau, Adeline Keil et Arnaud Guérin sont annoncées. 5) La littérature. Elle aura, comme toujours aux "Boréales", une place de choix. Avec des débats littéraires centrés autour d'un thème ou d'un genre : "La modernité islandaise" (participants : la Présidente Vigdis Finnbogadottir ; les Professeurs Jesse Byock et Torfi Tulinius ; l'écrivaine Steinunn Sigurdardottir) ; "Le réalisme magique islandais" (le Professeur Régis Boyer et les écrivains Sjon, Einar Mar Gudmundsson, Gudrun Eva Minervudottir, Kristin Marja Baldursdottir) ; "Le polar islandais" (Arnaldur Indridason, Jon Hallur Stefansson, Arni Thorarinsson).
Il faut ajouter le colloque "L'Islande dans l'imaginaire", organisé par le Département d'études nordiques de l'Université de Caen (Professeur François Emion et Mme Hanna Steinunn Thorleifsdottir, maître de conférences) -sur deux demi-journées- ; des cours d'initiation à la langue et à la culture islandaise (Hanna Steinunn Thorleifsdottir), ainsi que des conférences sur les sagas (Professeur Boyer), le polar (Éric Boury), le cinéma islandais (Lucile Gueguen), la littérature d'aujourd'hui (Fridrik Rafnsson, Président de l'Alliance Française), le design islandais, l'architecture (Mme Asdis Olafsdottir), et le volcanisme (Armann Hoskuldsson et Arnaud Guérin).
De quoi nourrir les estomacs les plus affamés et flatter le palais des gourmets les plus délicats. Consultez vite le programme, et réservez sur votre agenda les dates sélectionnées.
ANNEXE : LES "JOURNÉES FRANCAISES" DE FASKRUDSFJÖRDUR EN ISLANDE (fin juillet 2008)
Les "Journées françaises" de Fáskrú<eth>sfjör<eth>ur (village de la côte Est de l'Islande) se sont déroulées du vendredi 25 au dimanche 27 juillet.
Cette fête célèbre l’héritage français de la commune. De nombreux pêcheurs bretons et de Gravelines ont pêché au large de Fáskrú<eth>sfjör<eth>ur pendant plusieurs dizaines d’années. La France y a, à cette époque, construit un hôpital et un cimetière.
Lors des journées françaises, l’Ambassadeur de France, des membres de l’Ambassade et une délégation de la ville de Gravelines, ville jumelée à Fáskrú<eth>sfjör<eth>ur, ont participé aux côtés des Islandais à une cérémonie de mémoire au cimetière français. Les participants ont ensuite lancé des roses à la mer en mémoire à tous les pêcheurs français décédés lors des campagnes de pêche au large de l’Islande.
À NOTER
Le "Bulletin mensuel" ne comporte (sauf rares exceptions) que des informations politiques, économiques et sociales sur l'Islande, à l'exclusion de "nouvelles" de nature culturelle et/ou artistique, du tourisme, et d'informations sur les manifestations islandaises en France et françaises en Islande.
Il existe en effet des sites ou des organes d'information qui fournissent ces autres informations. On signalera tout particulièrement :
* Le site Internet de l'Ambassade d'Islande en France, qui, en plus de ses "actualités", est une mine inépuisable de "liens", en français ou en anglais (et en islandais), sur l’Île : www.iceland.org/fr
* Le site de l’Ambassade de France en Islande (www.ambafrance.is), un "must" tout aussi précieux, notamment sur les manifestations culturelles françaises en Islande.
* La Revue "Courrier d'Islande" (trimestrielle) que l'Association "France-Islande" envoie par courrier postal à ses adhérents.
Pour en savoir plus sur cette Association, la Revue et le site Internet de " France-Islande ", le contact est le suivant :
Association "France-Islande" (Président : M. Jean Le Tellier) ; 31 avenue Thierry
92410 Ville d'Avray
e-mail :jean@jlet.net
* Pour les touristes (anciens ou à venir), on mentionnera l'excellent site de Christian et Marie-Françoise Gilabert, " Islande, au pays de la création du monde " : http://perso.wanadoo.fr/saga.gilabert
* L'Université de Caen (Département de langues nordiques) a publié sur le Net une bibliographie complète des livres (littérature ou autres) islandais traduits en français, régulièrement remise à jour. Lien : http://www.unicaen.fr/traductionsISLANDAIS




